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Un gorille à ma fenêtre, de Sarah Cohen-Scali

 
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    Enfermé dans sa chambre...

    (JPG)
    © Magnard Jeunesse, 2002

    Cette fois, la punition est tombée. Et vu le visage de son papa lorsqu’il a prononcé la sentence, Jérémie sait qu’elle sera sans appel : il est consigné dans sa chambre toute la journée. Alors, pour passer le temps, il se prend d’intérêt pour un drôle de spectacle : la pose d’une affiche publicitaire sur la maison d’en face. L’affiche en question représente un gorille terrifiant, plus vrai que nature, tellement vrai que... Pincez-moi ou il a bougé ? !

    Du rêve au cauchemar

    A mentir constamment, il est évident que l’on s’attire les pires ennuis et c’est ce qui est arrivé à Jérémie. Par delà la leçon de morale que le lecteur doit tirer de ce récit, c’est la capacité d’imagination des enfants qui est mise ici en évidence, avec le passage d’une réalité banale au rêve, puis du rêve au cauchemar...

    On sait que le désoeuvrement stimule l’imagination de celui qui s’ennuie puisqu’il lui faut trouver un moyen de ne plus s’ennuyer. Inventer alors des personnages, des situations, inventer une histoire. Et Jérémie, qui doit avoir mauvaise conscience après avoir été puni, enchaîne les images horribles typiques d’un imaginaire enfantin : jouets cassés, monstre, solitude face au danger, chute vertigineuse, sensation d’être prisonnier...

    Le texte est rédigé au présent, ce qui donne une réelle vie à l’action : on suit les péripéties en même temps que Jérémie. On les suit d’autant mieux que, pour de plus faibles lecteurs, les illustrations collent parfaitement au récit : il y a un équilibre parfait entre l’un et l’autre et, de par la quantité des détails rendus, tout contribue à rendre l’histoire facilement accessible. Chaque dessin reprend graphiquement ce qui vient d’être lu : c’est un support pour la lecture mais peut-être aussi une manière de vivre deux fois le cauchemar.

    Enfin, le récit est mené selon un crescendo bien orchestré jusqu’à une conclusion qui pourra faire frémir plus d’un jeune amateur de littérature fantastique.

    Jean-Paul Kubis (07/2003)

    Post-scriptum

    COHEN-SCALI, Sarah. Un gorille à ma fenêtre. Magnard Jeunesse, 2002. (Les P’tits fantastiques ; 9). 46 p. ISBN 2-210-98066-6

    À partir de 6 ans