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Le vicomte de Tournebroche, de Christian Oster

 
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    Christian Oster a déjà reçu le prix Goncourt pour son roman Mon grand appartement. Il s’essaie maintenant à la littérature de jeunesse. Et ça lui réussit plutôt bien.

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    Il était une fois... C’est l’histoire de deux petites princesses qui rapetissent et se retrouvent aimantées aux boucles d’oreilles de leur maman, une reine pas très sympathique. Or, au cours d’un bal, la reine est séduite par un courtisan, le vicomte de Tournebroche alias le vicomte de Roche-Tenbour. Celui-ci lui vole ses boucles, car il projette de manger les petites filles... Fort heureusement, elles réussissent à s’échapper et à retrouver leur père bien-aimé grâce à l’aide d’une fée. Quant à la reine, partie à la recherche de ses bijoux, elle finit par retrouver le vicomte mais est à son tour aimantée aux boucles et condamnée à rester pendue aux oreilles de l’homme pour le restant de ses jours. Finalement, le roi arrête le ravisseur et le condamne à rester sur une île déserte jusqu’à sa mort. Avec le temps les deux prisonniers finissent par tomber amoureux mais le mal est fait, ils ne peuvent être libérés.

    Un véritable conte

    Tout y est : le roi, les sujets, la forêt, les fées et... les bottes de sept lieux et demi qui renvoient au vestiaire le petit Poucet de Charles Perrault, sans oublier les ogres mangeurs de petits enfants (royaux de préférence). Les situations les plus dramatiques sont atténuées par le ton de la narration et les éléments propres au conte. Le lecteur est plongé dans un univers farfelu, retrouve des références à d’autres contes et pourtant, semble en découvrir un nouveau, digne de ceux de Perrault ou des frères Grimm.

    Les personnages cruels tels que le comte ou la reine ont un côté naïf et bête, ce qui les rend d’autant plus drôles qu’ils se font berner par les gentils. Ils deviennent même sympathiques : le vicomte et la reine, accablés par leur solitude, finissent par tomber amoureux et en sont touchants. Pourtant, s’ils meurent à la fin, c’est parce qu’ils ont accompli de bien vilaines choses. Nous sommes dans la logique du conte traditionnel. La petite sirène, malgré sa gentillesse et son amour pour le prince, meurt parce qu’elle a désobéi. Idem pour le petit Chaperon Rouge qui n’a pas suivi les recommandations de sa maman. De même nos deux protagonistes ont commis de nombreux forfaits, ils doivent être punis.

    Ce récit remplit tout à fait la fonction du conte : il met en garde contre les mauvaises conduites, rétablit l’ordre social et rassure l’esprit des enfants. Il est digne d’être lu et raconté.

    Par Laure Jaunard

    Oster, Christain. Le vicomte de Tournebroche. Ecole des loisirs, 2000. (Neuf). 128 p. ISBN 2211054749

    Forum de l'article : 1 contribution(s) au forum

    Le vicomte de Tournebroche, de Christian Oster, 10 octobre 2006
    Christian Oster a reçu le Prix Médicis en 1999 et non pas le prix Goncourt
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