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SPIROU : révélations à Thomas

 
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    Bonjour, c’est Spirou. Vous ne me connaissez pas ? J’ai commencé ma carrière de héros de Bande Dessinée en tant que groom au Moustic hôtel. Ca ne vous dit toujours rien ? Ok, laissez-moi vous raconter mon histoire alors.

    TOUT A COMMENCÉ EN 1937...

    Tout a commencé en 1937 quand Paul Dupuis a demandé à Rob-Vel (mon cher créateur) de faire un personnage digne d’un héros pour le lancement de son journal. Il faut savoir qu’aucun journal n’était prévu pour les jeunes à l’époque. Il reste encore à remplir le reste du journal avec de nombreuses bandes américaines (de bon marché, à l’époque) comme Red ryder, Dick tracy, etc. Le journal de Spirou était créé. Avant de l’imprimer et le distribuer dans tous les kiosques de Belgique, Charles Dupuis inonde toutes les boîtes aux lettres de Wallonie d’un prospectus publicitaire que les collectionneurs qualifient de Numéro zéro et s’arrachent aujourd’hui à prix d’or.

    Mon journal eut tout de suite un énorme succès mais quand, en 1939, la guerre éclate, il perd de nombreux lecteurs et redistribue dans de nombreuses boites aux lettres un deuxième numéro zéro (de 1939), espérant combler le manque croissant de lecteurs, dû à la guerre. Il eut, il est vrai, moins de succès que le précédent.

    Le journal finit par être interdit par les Allemands en 1943.

    En 1945, Spirou redémarre avec Jijé au dessin mais avec beaucoup moins de lecteurs qu’à l’avant guerre. Le nombre de page est très bas et le papier est encore du mauvais papier de guerre (gris marron et transparent comme du papier journal) Les éditions Dupuis publient alors le fameux almanach 1947 où ont peu trouver à titre d’essai les débuts du tout jeune Franquin ainsi que Morris avec Lucky Luke, etc.

    Et dans le même temps le numéro 0 de 1946 est envoyé dans toutes le boites aux lettres de Belgique afin d’informer les lecteurs du retour de Spirou. Mon journal redémarre enfin et le nombre de pages et la qualité des couleurs ne cesse d’augmenter et c’est le début du succès. Mon nom vient directement du mot wallon "spirou" qui signifie à la fois "écureuil" et "garçon facétieux". Vous comprenez maintenant que ma rencontre avec Spip l’écureuil était inévitable.

    Dans ma première parution, je nais de l’eau-de-vie (pas l’alcool bien sur) et de la plume d’un dessinateur pour un directeur d’hôtel qui cherchait un groom. Je suis roux, toujours habillé de rouge comme un portier d’hôtel. Au fil de mes aventures, j’abandonne la livrée rouge la plus stricte pour une tenue plus décontractée. Je reste néanmoins habillé avec une dominante rouge en référence à ma tenue d’origine. Relativement peu de choses sont dites dans la série principale sur ma vie de famille. Une histoire de Rob-Vel m’avait donné un frère jumeau, tandis que Franquin m’offrait un oncle dans L’héritage. Ces histoires ne faisant pas partie de la collection principale, on peut penser qu’elles n’appartiennent plus à mon univers actuel.

    Des séries parallèles développent le mystère sur mon passé : Le Petit Spirou, réalisée par Tome et Janry, met en scène un Moi enfant, gaffeur et mal élevé, entouré de compagnons non issus de la série originale (voir la rubrique Le Petit Spirou). Cette série a été originellement inspirée par une courte histoire parue dans l’album du même nom, La Jeunesse de Spirou, fruit de l’imagination altérée par l’alcool d’une parodie de l’Oncle Paul, personnage fictif contant des histoires dans mon journal de Spirou jusque dans les années 80. L’histoire en question mettait en scène un jeune Moi également turbulent, mais accompagné des personnages de mon univers, eux aussi enfants.

    Maintenant, assez parlé de moi, parlons des personnages qui m’accompagnent ou que j’ai croisé dans mes aventures.

    MES COMPAGONS D’AVENTURES

    D’ABORD, MES AMIS

    Tout d’abord, Fantasio, mon ami de toujours, très fantaisiste, créé en 1944 dans le Journal de Spirou, n°38. Suite à une demande de son rédacteur en chef Jean Doisy, Jijé (voir la rubrique des auteurs) crée un personnage plus fantaisiste que Spirou pour donner un petit ton de folie à la série.

    Voici Spip, mon compagnon écureuil, muet mais qui n’en pense pas moins. Je l’ai rencontré en 1939 quand je l’ai sauvé d’un savant fou.

    Le Marsupilami deviendra notre ami dès les premiers albums de la série. Il a une queue démesurément longue et s’exprime grâce à son cri : "Houba Houba". Fantasio et moi l’avons rencontré en Palombie dans "Les Héritiers".

    Le comte de Champignac (Pacôme Hégésippe Adélard Ladislas de son prénom) est notre ami savant, inventeur et mycologue. Il habite dans le château de Champignac.

    Le maire de Champignac est un orateur que les champignaciens admirent et aiment. Il est toujours réélu car il est toujours le seul candidat. Le maire se méfie du comte et de ses expériences.

    Sophie Seccotine. Dans mes aventures, elle incarne le charme et la féminité intelligente... et aussi pot de colle ! (Ben c’est vrai, la première fois qu’elle apparaît dans mes aventures, dans La corne de rhinocéros, Fantasio et moi n’avons jamais réussi à nous débarrasser d’elle.)

    Ito Kata, c’est un prestidigitateur et un grand mycologue lui aussi. C’est l’ami du comte de Champignac.

    ET MAINTENANT, LES MÉCHANTS

    Voici Zantafio. C’est le cousin de Fantasio. Il n’a aucun scrupule quand il s’agit d’acquérir le pouvoir.

    Zorglub. C’est un inventeur complètement fou et mégalomane. Il est l’ancien camarade d’études du comte de Champignac. Même s’il est méchant, il est ambigu car au fond, il est sentimental.

    Don Vito Cortizone dit "La déveine". Caricature parfaite du parrain mafieux. Il a une malchance incroyable. Il est le méchant principal dans mes aventures écrites par Tome et Janry. (voir la rubrique des auteurs)

    MES AUTEURS ET ILLUSTRATEURS

    Il faut maintenant que je vous parle de mes auteurs et illustrateurs, ce sont eux qui me font vivre après tout.

    Rob-Vel, mon papa, s’inspire dans la fonction et la couleur de mon costume de ses jeunes années passées sur des paquebots transatlantiques, où il exerçait des fonctions similaires. Avec sa femme Davine, il réalise d’abord des gags en une planche qui se transforment progressivement en aventurettes qui le conduiront jusque dans l’espace.

    Joseph Gillain, dit Jijé, m’adopte brièvement en 1940, puis définitivement à partir de 1943. Il me fait vivre de courtes aventures, et me fait rencontrer Fantasio, afin de contrebalancer mon air trop sérieux. La série "Spirou et Fantasio" est née.

    Voici le premier tome de nos aventures : Spirou et l’aventure (1948), comprenant les épisodes : Le meeting aérien (1943), Autour du monde avec le pilote rouge (1944), Le voyage dans le temps (1944-45), L’enlèvement de Spip (1945), La jeep de Fantasio (1945-46) et Fantasio et le Fantôme (1946), Les chapeaux noirs (1952) est le deuxième tome. Il comprend les épisodes : Comme une mouche au plafond (1949) et Spirou et les hommes-grenouilles (1951) (ainsi que des épisodes réalisés par Franquin)

    En 1947, Je suis pris en charge par Franquin, auteur aujourd’hui célèbre, qui révolutionnera le graphisme et l’univers de ma série. Mes aventures deviennent désormais beaucoup plus longues, et Fantasio, Spip et moi sommes rejoints par de nouveaux personnages comme le Marsupilami, qui restera en notre compagnie durant toute cette période, mais aussi la jeune journaliste Seccotine, ainsi que le Comte de Champignac, qui restera un peu notre grand-père de cœur. On note aussi l’arrivée d’ennemis récurrents tels que le maléfique cousin de Fantasio, Zantafio, ou le savant irresponsable et mégalomaniaque Zorglub, ainsi que des lieux marquants : le village de Champignac et son château, ou la Palombie. Au début, Fantasio et moi vivions séparément mais nous nous sommes ensuite installé dans une maison en commun.

    Psychologiquement, avec Franquin, je perds de ma bonne humeur tandis que mes aventures deviennent plus sérieuses. J’estime qu’il est de mon devoir et de celui de mes compagnons de combattre les bandits et de renverser les dictateurs.

    En 1957, Franquin se lasse des personnages de la série et se consacre aux BD du Marsupilami. Il passe donc le relais au breton Jean-Claude Fournier. Sous Fournier, et même dès Panade à Champignac, je commence à quitter mon costume de groom pour des costumes plus communs, même si j’en conserve mon chapeau et mon pantalon, et que le rouge reste ma couleur favorite. Années 70 oblige, je me laisse pousser les cheveux le temps de quatre albums. Psychologiquement, moi et mes compagnons, nous exprimons ouvertement des préoccupations écologiques telle que le refus de la prolifération des centrales nucléaires.

    Au début des années 80, trois groupes d’auteurs se partagent mon destin.

    Yves Chaland tente un retour à un esprit plus proche des années 50, tout en conservant les longues aventures introduites par Franquin. À défaut d’une promotion suffisante, le projet est vite abandonné.

    Nic et Cauvin, du fait de l’extrême simplicité de leurs histoires, apportent peu à ma série. Ils ont néanmoins publié quelques-unes unes de mes aventures. Les voici : La ceinture du grand froid (1983), La boîte noire (1983), Les faiseurs de silence (1984)

    Le troisième duo, Tome et Janry, remporte finalement la continuité de la série.

    Ils me créent notamment de nouveaux ennemis tels que Don Cortizone, alias "Vito la Déveine", ou la maléfique Cyanure qui connaîtra surtout ses heures de gloire dans ma série télévisée (voir la rubrique), ils apportent également un graphisme plus iconoclaste à ma série d’aventures. J’y apparais de plus en plus humain : d’abord dans mes sarcasmes plus féroces à l’égard des autres personnages, puis dans mes déboires amoureux vers la fin de cette période, avec Luna, plus connue par mes fans sous le nom de Luna fatale, du nom de l’album où elle apparaît, fille de Cortizone, puis même Seccotine dans Machine qui rêve se révèlera intéressée par moi. Je suis par ailleurs, dans cet album cloné, et mon alter ego traverse dépression, panique et colère.

    Enfin, Jean-David Morvan et José-Luis Munuera qui assurent ma destinée depuis 2004. Sous leur plume, je développe encore plus mon caractère humain : je suis profondément choqué par ma propre attitude dans Paris-sous-Seine et je consulte un psychiatre dans L’homme qui ne voulait pas mourir.

    Éditions spéciales et Hors-séries

    À partir de 2006, des albums spéciaux sont sortis en alternance avec la série ordinaire avec laquelle ils n’interfèrent pas. Chaque tome est un one shot confié à des auteurs différents pour chaque numéro. Chaque album est un point de vue sur la série : historique, esthétique... et ne sera pas forcément en phase avec les épisodes contemporains de la série ordinaire. Certaines de mes aventures sont des Hors-séries. Certaines de mes aventures sont mêmes non-officielles. Comme toute grande série, j’ai eut droit à mon album Pirate (il s’agit d’une collection) : Pirates ! par Sergueï et Mikäelof. L’album est souvent considéré comme bel hommage à la série. Il est auto-édité et a été fait sans l’accord de Dupuis. Néanmoins, ce dernier n’a a priori rien décrété au sujet de l’ouvrage et n’a pas tenté de le faire interdire.

    Le Hors-série 4 chez Dupuis contient, comme je l’ai dit précédemment, une histoire interrompue : Cœurs d’acier, dessinée et scénarisée par Yves Chaland. Elle fut pré publiée en 1982 dans Le Journal de Spirou du n°2297 au n°2318, en bichromie. L’histoire, quoique inachevée, fut reprise dans un album pirate en 1984 (sous le titre À la recherche de Bocongo) puis légalement sous le nom de Cœurs d’acier par l’éditeur Champaka en 1990. Cette dernière édition propose la bande dessinée initiale, ainsi qu’un texte de Yann, illustré par Chaland, achevant l’histoire. L’épisode fut ensuite édité au sein d’un tome de l’intégrale Chaland, aux Humanoïdes Associés, en 1997 avant de rejoindre finalement les autres aventures de Spirou dans le fameux Hors-série n°4 chez Dupuis.

    LE PETIT SPIROU

    Maintenant, je vais vous plus précisément de mon enfance, racontée dans la série parallèle à mes aventures : Le Petit Spirou.

    Créé par Tome (le scénariste) et Janry (le dessinateur) en 1987, cette série met en scène un personnage de bandes dessinées dont les exploits narrés principalement sous forme d’histoires courtes d’une page ont bouleversé le paysage de la BD familiale franco-belge. Il s’agit de moi étant enfant, vous l’aurez compris. Les deux auteurs se sont faits aider de Stephane de Becker aux couleurs et de Bruno Gazzotti d’abord, et ensuite de Dan Verlinden aux dessins. Les recueils de gags sont publiés sous forme d’albums aux Editions Dupuis devenues depuis 2004 une des branches du groupe franco-belge Média-Participations.

    Le petit Spirou possède un univers bien différent de l’autre série d’albums. Par exemple, je me distingue radicalement de mon Moi adulte par mon caractère provocateur. Enfant, je porte, (comme tous les membres de ma famille) des vêtements rouges. Mes auteurs mettent en scène de nombreux thèmes dits « tabous » liés particulièrement à l’enfance :

    -  l’éducation sentimentale et l’éveil aux "mystères" de la sexualité

    -  les vertus mitigées de l’éducation physique (quand dispensée par un professeur fumeur et grand amateur de bière...)

    -  le statut des animaux dans le monde humain, entre objets d’affection et denrées alimentaires

    -  la religion , et les ministres du culte en soutane

    -  le sort des personnes âgées et leur infantilisation

    D’une façon générale, les contradictions, absurdités et hypocrisies du monde adulte

    Les travers des supposés éducateurs font donc partie des thèmes récurrents de cette création qui dans les années 1990 a ouvert la voie à l’émergence d’un courant florissant de bandes dessinées plus ou moins inspirées par cette même observation : préférant préserver l’image d’une enfance innocente, les adultes oublient volontiers quels petits chenapans ils ont parfois été. Chaque album de la série (dont les ventes cumulées se comptent sur les seuls marchés francophones en millions d’exemplaires) porte un titre constituant une injonction "éducative" que nombre de lecteurs se souviendront avoir entendu de la bouche de leurs parents ou instituteurs.

    À l’époque, j’étais entouré d’une joyeuse bande de copains. Je vais vous présenter les principaux.

    D’abord voici une photo de moi à l’époque dont je vous parle.

    Là c’est Vertignasse dit Vert’ : mon meilleur ami, mon compagnon un peu timoré de toutes mes bêtises.

    Voici Suzette, la fille du pâtissier, ma petite amie un peu peste mais secrètement amoureuse de moi, elle incarne le troublant mystère féminin.

    Ponchelot, un ami, grand sensible et gros mangeur affligé nombreux kilos en trop.

    Cassius, un autre de mes amis, doué pour la boxe et la magie africaine arborant une coiffure "rasta" sous son bonnet jamaïcain.

    Masseur, un copain lymphatique et pas très futé mais physiquement précoce, souffre-douleur habituel de toute notre bande.

    Et là, voici les adultes qui ont participé à mon éducation :

    Papa et Maman Spirou, mes parents. Ma jolie maman est la seule à garder tant bien que mal les pieds sur terre au milieu de ma famille de petits et grands garnements.

    Grand-Papy, mon grand-père maternel, mon adulte préféré, aussi peu sage que moi et resté très vert malgré son grand âge. Infantilisé par ses propres enfants comme par son médecin.

    Madame Gourmandine, la copine clandestine de mon Grand-Papy, dure d’oreille mais pleine de douceur à l’égard de son vénérable compagnon, héros de son cœur. Restée très verte, elle aussi...

    Monsieur Mégot, mon prof de sport ventru et psychologiquement lourdaud, exagérément porté sur la bière et le tabac, "supporter" inconditionnel du FC Finasse-les-Magouilles et promoteur de cours de sports plus ahurissants les uns que les autres qui souvent conduisent à des cataclysmes.

    L’abbé Langelusse, notre curé traditionaliste en soutane, toujours fourmillant d’idées pour rendre gloire à Dieu et sauver les âmes de ses ouailles, mais que sa grande ferveur religieuse égare parfois au point, lui aussi, d’engendrer des catastrophes.

    Mademoiselle Chiffre, notre l’innocente mais voluptueuse institutrice, objet des fantasmes de presque tous mâles de la série.

    Tome et Janry ont ainsi raconté une grande partie de mon enfance dans les albums que voici :

    -  Dis bonjour à la dame !, 1990 - Tu veux mon doigt ?, 1991 - Mais qu’est-ce que tu fabriques ?, 1992 - C’est pour ton bien !, 1994 - "Merci" qui ?, 1994 - N’oublie pas ta capuche !, 1996 - Demande à ton père !, 1997 -

    -  T’as qu’à t’retenir !, 1999. Dans cet album, une histoire intitulée Mon premier mot du monde, je viens d’apprendre à écrire mon premier mot que je montre à Grand-Papy. A mon grand étonnement, mon grand-père me montrera ceux déjà écrits par les illustres membres de ma famille. Cet épisode vous en apprend un peu plus sur ma mystérieuse famille. On y voit notamment Célestin-Hubert de Champollion Spirou, l’archéologue de la famille ; Arrière grand Papy ; Philémon Spirou, l’explorateur et Mélody Spirou, une vedette de music-hall.

    C’est pas de ton âge !, 2000 - Tu comprendras quand tu s’ras grand !, 2001 - Tu ne s’ras jamais grand !, 2003 - C’est du joli !, 2005

    Mon devenir...

    Je dois dire que toutes mes aventures, adultes comme enfantines m’ont rapidement attiré un immense succès. Tellement grand que j’ai même eu le droit à une adaptation de mes aventures en dessin animé dans une première saison en 1992 et dans une seconde en 1995. Aux côtés des adaptations des albums et récits de Tome & Janry, l’essentiel de la série est composé de scénarios originaux, signés Philippe Tome, Bernard Ciavolli, et Luc Pawtolsky. Les personnages de Cyanure, son créateur Caténaire ou Vito "La Déveine" y sont fréquemment utilisés.

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    © Dupuis

    Depuis que Tome et Janry n’assurent plus ma destinée, Le Petit Spirou est considéré comme un univers différent. Morvan a récemment lancé avec Oshima Hiroyuki, un mangaka renommé, un projet consistant à narrer mon adolescence à Tokyo en manga ! Un extrait était fourni avec un numéro de mon Journal de Spirou, repris en intégralité dans l’épisode 49Z, supplément à Spirou à Tokyo.

    (JPG)
    © Dupuis

    La nouvelle a fait beaucoup de bruit et divisé la communauté franco-belge. Actuellement, il y a encore peu d’informations au sujet de la série, si ce n’est que Morvan souhaiterait réadapter certains anciens épisode comme Il y a un sorcier à Champignac pour qu’il se passe au Japon, à en croire une interview réalisée pour le journal Bodoï. On peut encore une fois à s’attendre à de vives réactions.

    Voilà, c’est tout ce que j’avais à vous dire. J’espère n’avoir rien oublié. Si vous voulez savoir encore d’autres détails sur ma vie, consultez mes albums...

    Au revoir, amis...

    Spirou

    Spirou a fait toutes ces révélations à Thomas Leconte

    L1 HSI, Langues et Culture Antiques, décembre 2006

    Post-scriptum

    Voici les aventures qu’a racontées Franquin à mon sujet

    -  Spirou et Fantasio (1948), comprenant : Fantasio et son tank, Les Maisons préfabriquées, L’Héritage de Spirou et Le Savant fou., Quatre aventures de Spirou et Fantasio, comprenant : Spirou et les plans du robot (1948), Spirou sur le ring (1948), Spirou fait du cheval (1949) et Spirou chez les Pygmées (1949), Il y a un sorcier à Champignac (1951) (apparition du maire et du comte de Champignac), Spirou et les héritiers (1952) (apparition de Zantafio et du Marsupilami), Les voleurs du Marsupilami (1952), La corne de rhinocéros (1953) (se nommait, lors de sa parution dans le magazine, Spirou et la Turbotraction ; apparition de Seccotine), Le dictateur et le champignon (1953), La mauvaise tête ; comprenant aussi Touchez pas aux Rouges-gorges (1954), Le repaire de la murène (1955), Les pirates du silence ; comprenant aussi La Quick Super (1956), Le gorille a bonne mine ; comprenant aussi Vacances sans histoires (1956), Le nid des marsupilamis ; comprenant aussi La Foire aux Gangsters (1957), Le voyageur du mésozoïque ; comprenant aussi La Peur au bout du Fil (1957), Le prisonnier du Bouddha (1959), Z comme Zorglub (1960) (apparition de Zorglub), L’ombre du Z (1960), Spirou et les hommes-bulles ; comprenant aussi Les Petits Formats (1961), QRN sur Bretzelburg (1963) (devait dans le projet initial faire intervenir Zorglub, mais Charles Dupuis s’y opposa ; sa parution dans Spirou fut très irrégulière en raison d’une dépression de Franquin), Panade à Champignac, contenant aussi Bravo les Brothers(1968), Tembo Tabou ; contenant aussi diverses aventures du Marsupilami dont La Cage (1974)

    Mes aventures par Fournier

    -  Le faiseur d’or (1970) (Franquin y dessine le marsupilami (et Spirou dans certaines cases)) Du glucose pour Noémie (1971) (Disparition brutale et sans explication du marsupilami), L’abbaye truquée (1972), Tora Torapa (1973), Le gri-gri du Niokolo-Koba (1974), Du cidre pour les étoiles (1977), L’Ankou (1978), paru simultanément en français et en breton, Kodo le tyran (1979), Des haricots partout (1980)

    Mes aventures par Nic et Cauvin La ceinture du grand froid (1983), La boîte noire (1983), Les faiseurs de silence (1984)

    Mes aventures par Tome et Janry

    Virus, 1984, Aventure en Australie, 1985, Qui arrêtera Cyanure, 1985, L’Horloger de la comète, 1986, Le réveil du Z, 1986, La Jeunesse de Spirou, 1987, Spirou à New-York, 1987, La frousse aux trousses, 1988, La vallée des bannis, 1989, Spirou à Moscou, 1990, Vito la Déveine, 1991, Le rayon noir, 1993, Luna fatale, 1995, Machine qui rêve, 1998.

    Mes aventures par Tome et Janry

    Paris-sous-Seine, 2004, L’Homme qui ne voulait pas mourir, 2005, Spirou et Fantasio à Tokyo, 2006, Spirou ami partout toujours, 2008.

    Éditions spéciales

    -  Les Géants pétrifiés, Dupuis, Marcinelle, 2006 Scénario : Fabien Vehlmann - Dessin : Yoann - Couleurs : Delf

    -  Les Marais du temps, Dupuis, Marcinelle, 2007 (A paraître) Scénario et dessin : Frank Le Gall - Couleurs : Dominique Thomas

    -  Le Tombeau des Champignac, Dupuis, Marcinelle, 2007 (A paraître) Scénario : Yann et Tarrin - Dessin et couleurs : Tarrin

    Hors séries

    L’héritage(1984) comprenant Le Tank (Franquin), L’Héritage (Franquin, 1946), Radar le robot (1985) comprenant La maison préfabriquée (Franquin et Joseph Gillain, 1946 (Franquin reprend l’histoire à la case 49)), Radar le robot (Franquin, 1947) et Le Homard (Franquin, 1957)

    -  La voix sans maître et 5 autres aventures (2003) comprenant : La toute première apparition de Spirou, La naissance de Spirou par Rob-Vel (1938) et Spirou et la puce (1943) autre aventure de Rob-Vel (Elles ont été re colorisées pour l’occasion)

    Par Franquin : Fantasio et le siphon (1957), par Nic et De Kuyssche : Le fantacoptère solaire (1980), par Tome et Janry : La voix sans maître (1981), La Menace (1982), La Tirelire est là (1984), Une semaine de Spirou et Fantasio (2001)

    Fantasio et le fantôme et 4 autres aventures (2003) comprenant : par Jijé : Fantasio et le fantôme (1946), par Franquin : La Zorglumobile (1976), Noël dans la brousse (1949), Fantasio et les pantins téléguidés (1957), par Yves Chaland : Le fameux Cœurs d’acier (1982). Histoire non finie. Elle est ici colorisée en quadrichromie, alors qu’elle fut pré publiée en bichromie (Noir, Rouge), par Fournier : Vacances à Brocéliande (1973), Joyeuses Pâques, Papa ! (1971)