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BECASSINE à Fatima et Farida

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    DÉCOUVRONS ENSEMBLE MA VIE...

    MON ENFANCE

    Coucou, je m’appelle Bécassine. Je vais dans un premier temps vous raconter mon enfance afin que vous puissiez mieux me connaître.

    Tout d’abord, mon véritable nom est Annaïk Larbonez. J’ai eu pour première demeure la métairie de mes parents à Clocher-les-Bécasses.

    Ma naissance fut discrète, on remarqua seulement à cette époque un passage de nombreux oiseaux sauvages, d’oies, de canards, de bécasses. Dès ma naissance je me suis fait tout du suite remarquer car j’étais un gros poupon rose et dodu avec des yeux, une bouche minuscules et un nez si petit qu’on le voyait à peine. C’était un problème car à Clocher-les-Bécasses, on dit que l’intelligence est proportionnelle à la longueur du nez. Donc, je fus immédiatement cataloguée au grand bonheur de la famille Quillouch car eux aussi à la même période ont eu une petite fille, Marie, ma cousine.

    Lorsque j’étais enfant, je me rappelle, il y avait toujours de la rivalité entre nous, les Labornez et les Quillouch. Il y avait rivalité surtout entre les pères de famille, qui étaient souvent en compétition. Je me souviens d’ailleurs que lors d’une fête, ils comparaient lequel allait jouer avec le plus bel instrument. Rivalités aussi entre les mères de famille : celles-ci s’amusaient à critiquer l’enfant de l’autre.

    Mon baptême et celui de Marie furent célébrés en même temps. L’oncle Corentin qui est mon parrain est aussi un grand chasseur bourré d’humour et avec un grand cœur. Il décida de me trouver un surnom pour me distinguer des autres filles de mon village car beaucoup d’entre elles portaient ce même prénom : Annaïk. Alors que la cérémonie de baptême avait débuté, mon était parti à la chasse et était revenu avec des bécasses à la main. De là il eut l’idée de m’appeler Bécassine, ce qui déplut fortement à ma mère car elle avait peur des moqueries.

    Mon premier exploit

    Puis, au fur et à mesure que je grandissais, ma mère interprétait tous mes faits et gestes comme des actes de grande intelligence. J’ai une anecdote, c’est la fois où un voleur s’était introduit dans la maison et que moi j’étais suspendue au mur... Ne vous inquiétez pas, je n’étais pas maltraitée, c’est juste que ce jour là je devais rester seule à la maison et que ma chère maman craignait qu’il ne m’arrive quelque chose puisque j’étais une petite fille très éveillée : je bougeais partout comme dit mon oncle Corentin, j’ai plein d’idées mais jamais de suite dans mes idées... Bon, j’étais donc suspendue au mur, le voleur était entré chez moi mais il ne me voyait pas. Je fis du bruit et le voleur prit peur, sortit précipitamment et tomba nez à nez avec le maire. Cet homme était recherché car en effet il n’en était pas à son premier cambriolage. Mes parents et les habitants furent très fiers de moi.

    Mon départ en apprentissage

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    Je me plaisais bien chez mes parents jusqu’au jour où ma mère a annoncé qu’il n’y avait plus beaucoup d’argent pour nous trois, mes parents et moi. Je décidai donc de quitter la maison et de me faire enlever par un bohémien. Mais hélas, ne trouvant personne pour me voler, je fus retrouvée par l’oncle Corentin qui trouva, comme à son habitude une solution au problème d’argent. Il annonça à mes parents que j’allais quitter Clocher-les-Bécasses pour aller à Quimper où je ferais un apprentissage. A partir de ce moment, je me suis retrouvée livrée à moi-même dans la ville...

    MA CRÉATION

    Afin que vous en sachiez plus sur moi je vais vous parler de mon apparition ainsi que de ma famille.

    Ma naissance dans La Semaine de Suzette

    (JPG)
    Ma première apparition dans La Semaine de Suzette

    Tout d’abord, je fus créée en 1905, plus précisément le 2 février 1905. C’est là qu’apparaît ma première planche où figurent mes aventures en tant que nouvelle héroïne. Je suis publiée par l’éditeur Henri Gauthier dans La Semaine de Suzette. Je suis à la tête d’une extraordinaire aventure du premier personnage féminin de Bande dessinée. De plus, je suis créée par un magnifique hasard car on m’a mise en image pour boucher une page blanche de la revue, ce qui était causé par le faux-bond d’un auteur le jour du bouclage. Alors, la rédactrice en chef, madame Bernard de Laroche a imaginé une histoire mettant en scène une certaine Madame de Grand-Air et sa fille adoptive Loulotte, confrontées aux bêtises de sa bonne bretonne qui débarque directement de la campagne.

    Joseph Pinchon (1871-1953) allait me mettre en image. C’est mon fidèle illustrateur, né à Amiens en 1871. Bachelier es-Lettres, il se tourne rapidement vers la peinture. Son rôle est d’illustrer les textes placés sous les images. Pour commencer Monsieur Pinchon ébauche sur un bout de feuille mon personnage à la mine ronde simplifiée le plus possible. En plus, mon personnage naît à une époque marquée par l’âge d’or des éditeurs où les illustrations changent de forme. D’ailleurs, la mise en page de mes aventures sous la forme d’une suite de cases inspirera la Bande dessinée moderne.

    A la surprise de mes auteurs et non de la mienne je rencontre un tel succès que de nouvelles planches paraîtront régulièrement, toujours en guise de remplissage ponctuel. En plus, sous la pression de mes jeunes lectrices, je deviens un personnage récurrent de la revue et même la vedette. C’est ce qui marque le début d’une carrière de 99 « historiettes » formant de février 1905 à janvier 1914, un bel ensemble de 129 planches alors non rééditées.

    Toutefois, entre-temps, ma "mère" a laissé la plume pour les scenarii qui seront désormais l’œuvre de Caumery, pseudonyme de Maurice Languereau (1867-1941), neveu et associé d’Henri Gauthier dans la maison d’édition Gauthier Languereau, éditrice de La Semaine de Suzette.

    Ma seconde naissance en album

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    Mon premier album

    Caumery et Pinchon donnent alors une seconde naissance à mon personnage. En 1913, lié aux parutions dans La Semaine de Suzette, une nouvelle moi (Bécassine) voit le jour dans les albums toilés. Étant donné cette nouvelle version, on y découvre mon vrai nom : Annaïk Labornez et je deviendrai l’héroïne d’histoires beaucoup plus structurées.

    De 1913 à 1950 sont parus 27 albums de mes aventures, tous dessinés par Pinchon mises à part deux, dessinées par Édouard Zien, alors que les scenarii ont pris en charge par Maurice Languereau jusqu’en 1941, ce qui correspond à l’année de son décès.

    Il est remplace de 1948 à 1950 par d’autres personnes signant Caumery. L’album Les petits ennuis de Bécassine (1948) pourrait avoir été scénarisé par Madeleine-Henriette Giraud , rédactrice en chef de la Semaine de Suzette de 1927 à 1949, tandis que le dernier album de la série, Bécassine au studio (1950) semble avoir été écrit par un journaliste du Figaro ayant conservé l’anonymat.

    Après la mort de Pinchon en 1953, il y a eu d’autres albums qui sont apparus telle que la série dessinée par Trubent à partir de 1959.

    Les prémisses de la BD moderne

    Je suis apparue trois ans après les Pieds nickelés de Benjamin Rabier. Ma naissance fut aussi celle de la BD moderne. Cela a marqué le passage entre les histoires illustrées et la vrai Bande dessinée. Ce nouveau style de dessins, au trait rond, vif et moderne va séduire et inspirer un grand nombre de personnes comme notamment les auteurs de BD comme Tintin, Mickey, Spirou mais aussi Babar, Père Castor... Et moi pour un moment je vais rester dans l’ombre. Heureusement pour moi mon absence ne sera que passagère.

    MON RETOUR SUR LE DEVANT DE LA SCÈNE...

    Je reviendrai sur le devant de la scène grâce au tube de Chantal Goya, Bécassine, c’est ma cousine, vendu à plus de 3 millions d’exemplaires en 1979. Cette chanson est un succès parce que dans les boîtes de nuit Bécassine, c’est ma cousine est diffusé en version techno. En réaction au tube de Chantal Goya, le chanteur et guitariste breton Dan Ar Braz, qui a représenté la France à l’Eurovision en chantant en breton, a mis à son répertoire une chanson où il dément pour son compte : Bécassine, ce n’est ma cousine !

    Hélas, à la même époque, une émission de télévision présentait Jean-Marie Le Pen sous la forme d’une marionnette parodiant mon image d’héroïne, Pencassine.

    (JPG)

    En 2005, j’ai reçu pour mon centième anniversaire, de la part de la Poste française, un timbre à mon effigie, Cela m’a fait énormément plaisir mais a suscité la réprobation de plusieurs associations bretonnes.

    Les paroles de ma chanson

     [1] MES CARACTÉRISTIQUES PHYSIQUES ET MORALES

    Maintenant que vous connaissez dans quel contexte j’ai fait mon apparition et que vous savez qui sont mes créateurs, je vais vous dévoiler mes caractéristiques physiques et morales.

    Je suis Annaïk Labornez alias Bécassine, née à Clocher-les-Bécases. Je suis facilement identifiable car je possède une tête ronde avec une minuscule bouche mais parfois on me représente dépourvue de bouche avec ma coiffe de bretonne, mon éternelle robe verte et rouge à bordures noires, mon parapluie rouge. Je l’avoue, cette tenue me plaît énormément.

    Outre mes caractéristiques physiques connues de tout le monde, je suis reconnue pour ma grande générosité, mon optimisme à toute épreuve ainsi que ma candeur et mon côté naïf qui attirent le lecteur. Cela a provoqué quelques polémiques à mon sujet parce que je représente une jeune fille venant de la campagne et qui arrive à la ville pour devenir employée de maison. Mon image va être sujet de critiques. En fait, je suis le reflet d’une époque et d’une société en pleine mutation...

    POLÉMIQUE, ÉVOLUTION ET POSTÉRITÉ...

    J’avoue que ma vie n’a pas toujours été rose. En effet, j’ai subi beaucoup de critiques. Eh oui, moi, une gentille fille naïve qui ne veut de mal à personne, qui veut juste partager et mettre de la gaieté autour de moi... Mais il paraît que la naïveté peut agacer certaines personnes. Étant d’origine bretonne, mes cousins bretons n’apprécient pas l’image que je dégage : ce personnage candide que je représente dans mes albums appuyé par l’accumulation de nombreuses bêtises. La population bretonne a eu peur d’être cataloguée comme étant ignorante. La plupart du temps mon personnage de Bécassine est mal pris par les Bretons. Certains condamnent toutes ces rééditions, reprises, commémorations... Mon personnage reflète peut-être le mépris dont les Bas-Bretons ont longtemps été l’objet.

    Pour Jean Cévaën, mon personnage créé par Joseph Pinchon en 1905 représentait la bonne provinciale... C’est comme cela que me voyaient les élites parisiennes. C’est en 1913 que le scénariste, Monsieur Languereau fit de moi une finistérienne. Cette histoire va durer car le 18 juin 1939, un groupe de Bretons agit au Musée Grévin de Paris pour détruire ma statue de cire. Jean Cévaën va plus loin dans ses critiques et il affirme que le film Bécassine de Pierre Canon est raciste. La colère des Bretons est ravivée lors du Centenaire de mon personnage en 2005.

    Mais, je me rends compte que les critiques venaient surtout des paysans bretons alors que les filles de la bourgeoisie bretonne lisaient les mésaventures de mon personnage sans se sentie le moins du monde visées.

    Malgré ces critiques, mon personnage connaît un grand succès. On va voir qu’au fil de mes albums, la vision que la bourgeoisie avait de la campagne bretonne va être de plus en plus positive. On remarque dans mon livre de 1913 L’Enfance de Bécassine que les erreurs que je commets sont celles d’une petite fille naïve et qui a trop bon cœur mais les autres enfants qui m’entourent sont aussi délurés comme mon cousin Joël qui est très réputé pour ses farces et ma cousine Marie Quillouch qui est loin d’être gentille. Suite à ce livre on a un aspect sympathique de la Bretagne et notamment de mon beau village Clocher-les-Bécasses.

    J’avoue que les critiques, surtout venant de personnes de la même origine que moi, m’ont beaucoup touchée mais on dit qu’on grandit avec les critiques et puis cela ne m’a pas empêché de continuer et d’exister. La preuve, je suis encore là et je vous raconte ma vie...

    Et puis grâce à ces critiques je me suis sentie encore plus connue car toutes les stars ainsi que les héros connaissent des critiques. Alors voilà, je suis une véritable star !

    DES ACCESSOIRES DE STAR !

    D’ailleurs, je possède de multiples accessoires qui sont réalisés pour et par mes plus grands fans ainsi que ma maison d’édition.

    Mes albums :

    L’Enfance de Bécassine (1913) - Bécassine en apprentissage (1919) - Bécassine pendant la guerre (1916) - Bécassine chez les alliés (1917) - Bécassine mobilisée (1918) - Bécassine chez les Turcs (1919) - Les cent métiers de Bécassine (1920) - Bécassine voyage (1921) - Bécassine nourrice (1922) - Bécassine alpiniste (1923) - Les bonnes idées de Bécassine (1924) - Bécassine au pays basque (1925) - Bécassine, son oncle et leurs amis (1926) - L’automobile de Bécassine (1928) - Bécassine au pensionnat (1929) - Bécassine en aéroplane (1930) - Bécassine fait du scoutisme (1931) - Bécassine aux bains de mer (1932) - Bécassine dans la neige (1933) - Bécassine prend des pensionnaires (1934) - Bécassine à Clocher-les-Bécasses (1935) - Bécassine en croisière (1936) - Bécassine cherche un emploi (1937) - Les mésaventures de Bécassine (1938) - Bécassine en roulotte (1939) - Bécassine au studio (1992) - Les petits ennuis de Bécassine (2005) -

    Et aussi Bécassine aux Amériques - Bécassine et la petite Loulotte - Bécassine maîtresse d’école - la franchise de Bécassine - Le Noël de Bécassine - Les aventures de Bécassine - Les exploits de Bécassine - Les animaux de Bécassine - Les chansons de Bécassine - Les plaisirs de Bécassine - les premiers pas de Bécassine - Les promenades de Bécassine - Les promenades de Bécassine - Les quatre saisons de Bécassine - Les rencontres de Bécassine - Les souvenirs de Bécassine - les talents de Bécassine - Sacrée Bécassine ! - Les trouvailles de Bécassine - Quelle star, cette Bécassine ! - Plus vite Bécassine ! Pas de panique, Bécassine ! - Pas de chance, Bécassine ! - Marie Quillouch et Bécassine - Loulotte et Bécassine - Les vacances de Bécassine.

    Mes nouveaux albums sont sortis en 2005 dont le titre Bécassine, une légende de siècle. Ce livre est destiné plutôt aux adultes. Très illustré, c’est une sorte d’hommage car il a été écrit pour mon centenaire par Bernard Lehembre qui est un historien spécialisé dans mon personnage. Il est tourné autant vers le présent que vers le passé. Il nous entraîne jusqu’à moi. On y découvre mes origines actuelles. En fait, cet album est composé en deux parties : la première représente mon personnage dans mon siècle et la seconde représente un siècle avec ma personne.

    Il y a eu aussi en 2005, la sortie inédite d’un de mes albums : Les petits ennuis de Bécassine. C’est un album qui regroupe mes planches parues dans La semaine de Suzette en 1948.

    Mais aussi...

    Des cartes postales : il n’existe pas de répertoire recensant mes cartes postales mais chaque trouvaille est pour moi une surprise...

    Des pin’s

    Des poupées

    Des figurines : elles sont nombreuses et de différentes matières : résine, plomb, PVC...

    Des buvards et papiers

    Des boîtes pour ranger vos petites affaires...

    MESSAGES DE CÉLÉBRITÉS

    Et j’ai gardé le meilleur pour la fin, ce sont des messages de célébrités qui me font part de ce qu’ils pensent :

    Josiane Balasko

    « J’ai fait lire ses aventures à ma fille. Je me souviens également que Bécassine est apparue, à une certaine époque, comme la caricature méchante de la Bretonne. Mais maintenant, j’en suis sûre, Bécassine apparaît comme beaucoup maligne qu’elle ne le laisse paraître. »

    Patrice Dard

    « Bécassine m’évoque ma grand’mère. Comme elle, elle avait été placée dans sa jeunesse et n’a jamais conçu la moindre amertume envers ces années qui furent pourtant difficiles. Et puis, je n’oublierai jamais mon émerveillement, quand, enfant j’ai découvert une malle pleine de Semaine de Suzette. Un trésor... »

    Corine Cobson

    « Bécassine est une rêveuse, pleine d’imagination et surtout tête en l’air. Elle incarne la générosité, la fidélité à travers son dévouement à la Marquise de... J’aurais adoré avoir une nounou comme elle, je suis sûre que je serais bien amusée ! »

    Karl Lagerfeld

    « C’est ma bande dessinée favorite. Dans ma maison de campagne, pour l’escalier qui mène aux chambres des enfants des invités, j’ai fait découper 120 volumes de Bécassine pour tapisser les murs. Je possède toutes les éditions originales, je collectionne aussi toutes les poupées et objets Bécassine. Il paraît qu’en Bretagne ils n’aiment pas Bécassine ? Ma maison bretonne en est remplie également. »

    Gérard Miller

    « Bécassine m’a appris la même chose que Mao : on a toujours raison de se révolter, mais il vaut mieux ne pas trop attendre. Aujourd’hui, dans mon bureau, j’ai une petite figurine qui la représente en train de faire de la luge. Soulagement : elle a enfin le droit aux RTT ! Ferais-je lire Bécassine à mes enfants ? Petits, plusieurs de mes enfants croyaient dur comme fer que Bécassine était membre des Chiennes de garde. Les avais-je influencés ? »

    Régine Desforges

    « La découverte des lectures d’enfant de ma mère à travers les albums de Bécassine lus et relus, abîmés, salis. Bécassine représente pour moi l’insolence et le bon sens du peuple - le petit- face aux bourgeois prétentieux, la bonté aussi et la débrouillardise. »

    « Je crois que oui, au même titre que la comtesse de Ségur. J’y ai appris qu’il fallait être libre, ne dépendre de personne. Faire lire Bécassine à mes enfants ? Oui, mille fois oui. »

    Albert Uderzo

    « J’ai beaucoup de tendresse pour la douce et innocente Bécassine. N’est-elle pas bretonne comme je suis armoricain ? Nous, les petits Gaulois de papier, nous lui devons tout notre respect car elle est notre aînée, voire notre grand-mère. Bécassine c’est notre ancêtre et pour une fois que nous en trouvons une ! Au nom de tout le village, je lui adresse tous mes vœux et toutes mes félicitations pour sa réapparition ! »

    Olivier Lapidus

    « Bécassine est une école de tolérance, de tendresse et elle m’a très exceptionnellement insufflé l’amour de la couleur verte lorsqu’elle se marie avec du blanc. Ferais-je lire Bécassine à mes enfants ? Bien sûr ! Bécassine est non-violente, c’est l’anti-manga. Avec elle se distille le sentiment d’une enfance éternelle. »

    Christian Lacroix

    « J’ai lu et relu les albums de Bécassine jusqu’à l’usure. J’avais 6 ou 7 ans. Je me souviens surtout des costumes, de la mode, des décors, et je peux dire que la Marquise de Grand-Air, son salon en tous cas, a inspiré la décoration de mon bureau chez moi. Et je pense que les résurgences inconscientes de ces images sont partout dans mon travail. Quant à ma femme, elle est une adoratrice de Bécassine [...]. »

    ©Bécassine a fait toutes ces confidences à Fatima et Farida Moussati, L1 HSI, UFR Langues et Culture Antiques, décembre 2006

    Petit message de Bécassine en cette année 2015

    Pour mes 110 ans et ceux de mon amie la poupée Bleuette, le Musée de la Poupée de Paris et le Musée de la Poupée et du jouet ancien de Wambrechies nous consacrent des expositions : « 110 ans de Bécassine » dimanche 27 septembre 2015 à Wambrechies (Nord) - « Bécassine dévoile les trésors de Loulotte » jusqu’au 26 septembre 2015 à Paris. Si vous voulez tout savoir, c’est à lire sur Lille3jeunesse ici !

    Bécassine

    Post-scriptum

    Pour en savoir plus sur moi

    Sur Lille3jeunesse, découvrez aussi mes confidences à Angélique et mon éditeur Gautier Languereau

    Si vous voulez aussi nous voir, mon amie Bleuette et moi, visitez le site du Musée de la Poupée de Paris :http://www.museedelapoupeeparis.com/tempo/temposs.html

    Notes de bas de page

    [1] Elle est née un beau matin dans un berceau de bois

    Son père et sa mère n’en revenaient pas

    De voir cet enfant rose dodue à la fois

    Avec un nez qu’on ne voyait pas

    Aussitôt le village se préparait déjà

    Pour venir fêter ce baptême, mais voilà

    Il fallait un nom, elle n’en avait pas

    Mais son papa qui se trouvait là

    A dit : "puisqu’elle ira en classe,

    A Clocher les Bécasses

    Moi j’ai trouvé comment il faut l’appeler"

    Refrain :

    Bécassine, c’est ma cousine

    Bécassine, on est voisine

    Quand je m’en vais voir ma grand-mère

    Qui habite au bord de la mer

    Je retrouve ma Bécassine

    Qui m’emmène au bout de la terre

    Bécassine, c’est ma cousine

    Bécassine, eh là cousine !

    Marie-qui-louche m’amuse beaucoup

    Ensemble on fait les quatre cents coups

    Bécassine, tu nous rends fous

    Un soir Bécassine est parti pour le pensionnat

    Aider les enfants pour les vacances à Étretat

    Je m’ennuyais d’elle, on s’écrivait, oui mais voilà

    Ce n’était plus du tout comme autrefois

    Quand je partais avec elle à la ville, dans son automobile

    Dans son avion, faire des loopings au-dessus des îles

    Refrain :

    Bécassine, c’est ma cousine

    Bécassine, on est voisine

    Quand je m’en vais voir ma grand-mère

    Qui habite au bord de la mer

    Je retrouve ma Bécassine

    Qui m’emmène au bout de la terre

    Bécassine, c’est ma cousine

    Bécassine, eh là cousine !

    Marie-qui-louche m’amuse beaucoup

    Ensemble on fait les quatre cents coups

    Bécassine, tu nous rends fous

    Bécassine, c’est ma cousine

    Bécassine, on est voisine

    Quand je m’en vais voir ma grand-mère

    Qui habite au bord de la mer

    Je retrouve ma Bécassine

    Qui m’emmène au bout de la terre

    Bécassine, c’est ma cousine

    Bécassine, eh là cousine !

    Marie-qui-louche m’amuse beaucoup

    Ensemble on fait les quatre cents coups

    Bécassine, tu nous rends fous