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La mort d’un proche dans la littérature jeunesse (mini thèse)

 
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    S’il est un thème très délicat à aborder c’est bien celui de la mort d’un proche. Il s’agit d’un événement difficile à annoncer, à vivre et dont les adultes parlent peu, encore moins quand il s’agit de l’expliquer aux enfants et adolescents : sujet tabou. Cependant, il arrive parfois que dans de malheureuses circonstances les plus jeunes soient confrontés à la perte d’un proche (les animaux de compagnie, la nounou, les grands parents et, dans le pire des cas, les parents, les frères et sœurs).

    Comment alors, leur annoncer, leur expliquer avec des mots simples et adéquats l’incompréhensible disparition, comment les aider à affronter la tragique nouvelle ? Les adultes y sont souvent mal préparés, marqués eux-mêmes par la tristesse. Pour les y aider : la littérature jeunesse.

    Depuis quelques années, cette littérature s’est éloignée des contes de fées et des histoires idylliques pour se pencher sur des sujets plus graves qui marquent la société, le déroulement d’une vie et notamment la mort d’un proche. Plusieurs albums et romans actuellement disponibles traitent différemment du thème de manière à expliquer simplement, pédagogiquement, plus ou moins en douceur et parfois même avec une petite touche d’humour cet événement tragique qui peut s’inviter chez chacun d’entre nous, à tout âge.

    QU’EST-CE QUE LA MORT POUR UN ENFANT, POUR UN ADO ?

    Avant de rentrer dans le détail des différents thèmes développés par la littérature jeunesse pour traiter du sujet « la perte d’un proche » il convient de se demander comment la mort est perçue depuis les plus jeunes âges jusqu’à l’adolescence ? S’appuyant sur de nombreuses études, les pédopsychiatres distinguent différents cycles de conceptualisation de la mort chez l’enfant et l’adolescent que les éditeurs et auteurs de littérature jeunesse ont dû prendre en compte dans leur production.

    Jusqu’à l’âge de trois ans, l’enfant n’a pas conscience de la mort, il est peu affecté. De trois à cinq ans, il perçoit l’idée, il conçoit la mort comme une chose temporaire et l’associe à la tristesse et au chagrin. De cinq à six ans, le concept devient plus concret mais l’enfant ne pense pas pouvoir être victime de la mort. Entre sept et huit ans, il commence à s’intéresser au décès, ses causes, les rites qui l’accompagnent et surtout il prend conscience que chacun d’entre nous meurt un jour ou l’autre. À partir de neuf ans, le concept de mort est bien intégré ainsi que le principe de non retour après celle-ci. Enfin, face à la perte d’un proche, le préadolescent ou l’adolescent éprouve crainte et surtout culpabilité.

    Ces différences de perception du sujet selon les âges se répercutent dans la littérature suivant le format choisi : un album pour les plus jeunes, un documentaire ou un roman pour les adolescents. La littérature jeunesse s’adapte à chacun de ses publics afin de ne pas heurter la sensibilité des plus jeunes et de bien suivre ces différentes phases de perception.

    À CHAQUE TRANCHE D’AGE, DES PROTAGONSITES DIFFÉRENTS

    La littérature jeunesse a parfaitement compris le fait que tout au long de l’enfance et de l’adolescence les personnalités sont en construction. Ce postulat est très bien pris en compte dans la production éditoriale.

    Dans un souci de ne pas aller trop vite dans leurs constructions, de ne pas perturber les enfants de moins de cinq ans, les albums jeunesses traitant de la mort utilisent le plus souvent des protagonistes animaliers plutôt qu’humains. L’utilisation des animaux permet d’adoucir le thème. À cet âge là, nos jeunes bambins n’ont pas encore conscience de ce qu’est réellement la mort et qu’elle touche tout ce qui vit. L’utilisation d’un bestiaire animalier dans cette littérature permet de ne pas rendre compte à l’enfant que même l’humain est voué à mourir un jour.(JPG) Les exemples d’albums illustrant ce thème à l’aide d’animaux sont nombreux, on y trouve notamment Ma maman Ourse est partie de René Gouichoux et Olivier Tallec racontant l’histoire d’Oursonnette Cacahuète qui a perdu sa maman et part à sa recherche avec à ses cotés son papa qui va l’aider à affronter cette terrible épreuve. Autre album pleins d’émotions et mettant en scène les animaux : Au revoir blaireau de Susan Varley où il est question de la mort du vieil ami de tous, le vieux blaireau qui laisse un grand vide.(JPG)

    L’utilisation des animaux dans la littérature jeunesse traitant de la mort d’un proche est un bon premier contact avec ce sujet, il évite de parler d’humains décédés pour ne pas désorienter les plus jeunes tout en expliquant pédagogiquement le thème et les sentiments qui en découlent. Seul défaut à signaler, l’absence du mot mort dans Ma maman Ourse est partie , remplacé par « elle est partie » alors qu’il est préférable d’éviter ces images avec les enfants.

    À partir de 6 ans, les humains commencent à apparaître plus régulièrement dans les albums traitant du sujet. Les sujets morts sont souvent à cet âge là les grands parents ou des membres de la famille éloignée.(JPG) C’est le cas dans Grand père est mort , Le sourire de Mémé . Les enfants ont désormais conscience que les humains meurent et le sujet est traité avec beaucoup de douceur toujours pour ne pas trop perturber l’enfant. Une seule exception, (JPG) Ma maman du photomaton de Yves Nadon qui traite du suicide d’une maman mais là encore de manière douce et tendre.

    C’est seulement aux environs de la préadolescence que les sujets deviennent plus durs, plus tristes, difficiles à vivre et amplis de tristesse. Les personnes qui perdent la vie sont les meilleurs amis, comme dans La messe anniversaire d’Olivier Adam (JPG) qui dresse un tableau des pensées des cinq grands amis de Caroline décédée accidentellement un an auparavant, ou les parents.

    On observe donc une différenciation, une évolution aux fils des âges, du traitement de ce sujet. Cependant il existe tout de même un grand point commun dans toutes ces fictions : le deuil.

    LE TRAVAIL DE DEUIL EN TOILE DE FOND

    Dans de nombreux albums jeunesses et romans ados une trame de fond ressort : les différentes phases du travail de deuil qui constituent le plan du récit. Plusieurs phases se succèdent. C’est d’abord un refus de comprendre, d’admettre ce qui s’est réellement passé, un sentiment de grande tristesse qui se traduit pour Oursonnette par une recherche de sa mère dans tous les endroits où maman Ourse avait l’habitude de se rendre.(JPG) Pour le narrateur dans Le goût des mûres de Doris Buchanan, c’est un profond chagrin qui l’envahit, ce que montre la phrase « pleuré et pleuré et pleuré ». Cette phase de profonde tristesse se retrouve également dans les romans adolescents comme La messe anniversaire ou certains personnages comme Titou ou Sophie, pour ne citer qu’eux, sont encore, un an après la mort de leur amie, dans un état dépressif profond, rongés par le chagrin causé par ce terrible souvenir.

    S’ensuit une période de révolte, la question qui revient le plus souvent c’est pourquoi toi ? Pourquoi tu es mort ? Elle s’accompagne de colère et de désarroi. Cette phase se retrouve dans Le goût des mûres et dans Ma maman Ourse est partie où en filigrane la tempête qui s’abat correspond à cet état d’esprit. La révolte est parfois agrémentée d’un sentiment de culpabilité où celui qui perd un proche se demande toujours si il n’est pas la cause du décès de l’être cher.

    Succède à cette étape une période de questionnements et de discussions avec les parents, très présente dans Grand père est mort de Ann de Bode et Rien Broere où suite au décès de son grand père, Nicolas pose de nombreuses questions à sa famille. Cette phase est vraie pour les albums jeunesses mais on ne la retrouve pas forcément dans les romans pour ados où les parents sont souvent plus distants même si ils restent présents. L’édition de livres pour adolescents doit considérer que les jeunes gens acteurs de l’histoire ont conscience de ce qu’est la mort et se posent donc moins de questions sur celle-ci d’autant plus que les adolescents souvent en crise livrent peu leurs sentiments.

    À la suite de ces trois phases intervient le souvenir, les souvenirs que l’on garde de l’être cher et qui continuent à vivre dans nos cœurs comme le dit Papa Ours « après, on reconstruira la maison. Avec ta Maman Ourse dans nos cœurs » ou encore Sophie dans La messe anniversaire qui dit « Je t’écris et c’est calme. J’ai l’impression de te parler, je sens que tu m’écoutes ». Le souvenir aide peu à peu à se défaire de la tristesse, de se dégager des liens privilégiés avec la personne morte pour retrouver le cours d’une vie normale.

    Ce processus de deuil constitue le plus souvent la trame du déroulement des albums jeunesses mais c’est un peu moins le cas des romans ados.

    L’IMPORTANCE DU SOUVENIR DANS LE TRAITEMENT DE LA MORT D’UN PROCHE

    Que ce soit dans les albums, les documentaires jeunesses ou la littérature ado, le souvenir constitue toujours un élément majeur lorsque l’on parle de décès d’un proche. Comme il est dit précédemment, il est primordial pour réapprendre à vivre normalement et à passer la phase de profonde tristesse. Se remémorer les bons souvenirs c’est garder en soi une partie de l’être cher et se détacher du chagrin qui a accompagné sa mort. Bref, grâce au souvenir, le défunt, d’une certaine manière, continue d’exister. Expliquer ceci aux enfants et aux adolescents est assez difficile mais la littérature jeunesse le fait très bien et ce dès le plus jeune âge. Premier exemple, on voit Oursonnette et son papa reprendre le chemin de la vie grâce au souvenir de Maman Ourse qu’ils portent dans leurs cœurs. Dans L’amie de Sarah Stewart (JPG) , on comprend à la fin de l’album que Belle s’est construit sa personnalité de femme, a grandi avec le souvenir de sa tendre et douce nurse Béa. Il en est de même dans les romans pour adolescents qui montrent les aspects positifs du souvenir. En effet dans La messe anniversaire, les amis de Caroline reprennent le dessus en se remémorant le passé et notamment lorsqu’ils se retrouvent à la messe du souvenir. Dans Vendredi 13 chez tante Jeanne Gaspard partage ses souvenirs de la tante avec son cousin Philibert.(JPG) Ensemble ils découvrent le journal intime de Jeanne et changent d’opinion envers elle. De ce décès née une grande amitié.

    Cependant, c’est dans les documentaires jeunesse que l’évocation du souvenir est la plus importante. On y explique dans ce genre de document que le souvenir est très important dans le deuil, qu’il faut absolument en parler aussi bien chez les plus petits que chez les plus âgés. En effet dans Si on parlait de la mort du docteur Catherine Dolto, on insiste sur le fait que « les gens qu’on a aimés restent vivants dans notre cœur tant que nous vivons. On peut aussi garder un souvenir, des photos, des films, des lettres qui nous le rappellent ». Dans un autre ouvrage pour les enfants plus âgés c’est-à-dire Les goûters philo de Brigitte Labbé, Michel Puech et illustré par Jacques Azam, on trouve une partie titrée La vie et la mort dans laquelle se trouvent plusieurs réponses à des questions que les enfants peuvent se poser sur l’évènement qui marque la fin de vie, et là encore on trouve un article sur la personnalité qui « elle, est toujours là » après la disparition de l’être cher. « Elle continue à exister. Elle vit dans le souvenir des autres. » Le souvenir constitue donc un indispensable que tout ouvrage de littérature jeunesse présentant le sujet de la mort d’un proche met en avant pour sortir de la tristesse et du deuil.

    LES DOCUMENTAIRES, VÉRITABLES OUTILS PÉDAGOGIQUES MAIS PARFOIS CHOQUANTS

    Face à leur difficulté d’en parler aux enfants, les parents trouveront dans les documentaires jeunesses une véritable aide pour expliquer aux charmantes têtes blondes tout ce qui se déroule lorsque la famille est touchée par la mort d’un proche et ce qu’est être mort par rapport à vivant. Ce sont donc des outils qui s’adressent aussi bien aux enfants qu’aux adultes, il me semble de toute façon nécessaire d’accompagner les enfants dans la lecture de ce type de documents étant donné la complexité et la tristesse qui découlent du sujet.

    Le plan de la plupart des documentaires sur le décès d’un proche n’est pas fixe mais on y retrouve le plus souvent les mêmes sujets. D’abord on présente la mort par rapport à la vie et pourquoi on meurt, puis comment ceux qui restent vivent ce malheur en insistant sur le souvenir et enfin ce qui se passe après la mort. La façon de présenter se différencie en fonction des catégories d’âges. Dans Si on parlait de la mort (JPG) qui s’adresse aux quatre - six ans, l’auteur ne passe pas par la fiction pour parler du sujet, elle présente le thème comme si elle s’adressait directement à l’enfant dans des phrases facilement compréhensibles, tout en douceur. Dans cet ouvrage, on insiste beaucoup sur l’image constituée de couleurs vives. Elle occupe plus de trois quarts de la page et illustre à merveille les propos du texte. On lui accorde une très grande importance car c’est tout à fait adapté au jeune public pour lequel le support de transmission de l’information privilégié est l’image, l’illustration car ils ne savent, généralement, pas encore lire.

    Autre public, autre façon de présenter.(JPG) Dans Les goûters philo et notamment la partie sur la vie et la mort qui s’adresse à un public à partir de 9 ans. Le texte y est plus important, plus complexe, on y trouve énumérés des concepts philosophiques comme la vie humaine, une trace...une âme, pourquoi est ce qu’on meurt ? , après la mort. L’illustration y est toujours présente mais ne constitue plus le support de transmission, d’assimilation privilégié de l’information, elle est remplacée dans ce rôle par des petits passages narratifs qui viennent illustrer le concept, expliquer dans un exemple plus concret, plus parlant pour les enfants.

    Les enfants de cet âge là savent lire et sont capables de comprendre ces passages dotés d’une police de caractère différenciée pour qu’ils puissent être localisés dans le corps du texte. Les goûters philo deviennent en quelques sorte un documentaire fiction. Outre cette différence entre documentaires en fonction de la catégorie d’âge, il existe également une grande différence par rapport à la littérature fiction traitant de la mort d’un proche. Dans les documentaires on essaie d’expliquer à l’enfant, on s’adresse à lui directement sans passer par le filtre d’une histoire alors que dans la littérature jeunesse classique l’enfant est extérieur au déroulement de l’action.

    Dans le documentaire, l’enfant devient donc le centre d’attention. Cela pose parfois problème et peut choquer à la vue de certaines illustrations comme dans Si on parlait de la mort où sur une image on voit un enfant qui vient de se faire renverser et qui est allongé dans une mare de sang ou bien encore dans Les goûters philo quand on parle de tuer des champignons plutôt que de les cueillir, ou lorsqu’on fait référence au roi Ysou qui découpe ceux qui sont plus grand que lui, le tout illustré. Malgré ce défaut, les documentaires traitant de la mort restent des outils pédagogiques très bien conçus pour expliquer aux enfants, en s’adressant directement à eux, l’évènement. Cependant l’accompagnement par un adulte reste nécessaire pour appréhender ce genre de documents.

    L’HUMOUR ET LA RELIGION OU SONT-ILS DANS TOUT CA ?

    Bien que le thème de la mort d’un proche soit marqué d’un sentiment de profonde tristesse, le traitement de celui-ci dans la littérature jeunesse n’est pas totalement dénué d’humour.

    Nombre d’albums ou romans utilisent une forme humoristique pour parler du décès d’un des grands-parents ou d’un membre éloigné de la famille c’est le cas dans Vendredi 13 chez tante Jeanne . Gaspard aurait préféré partir en Normandie plutôt que d’être marqué à vie par la vue du corps de cette grande tante ayant en horreur le bonheur des autres et qui lui était inconnue. Pourtant autour de cette mort il va connaître des moments cocasses et pleins d’humour comme la soirée bien arrosée autour de la piscine avec son cousin Philibert.(GIF)

    Dans Le sourire de Mémé l’humour est vraiment mis au premier plan avec la recherche du trésor qui pourra redonner le sourire à la grand-mère de Paul avant qu’on ne l’enterre. Au fil de l’action, on découvre que ce fameux trésor n’est en fait qu’un dentier qui redonne toute sa gaieté à Mémé.

    Grâce à ces deux exemples, on comprend que l’humour joue également un grand rôle dans le travail de deuil et ce à tout âge. Il permet de dédramatiser la mort qui n’est en fait qu’un passage obligé de la vie, elle en fait partie intégrante.

    L’évocation de la religion sur ce sujet est beaucoup plus difficile à trouver. Peu d’albums référencés évoquent les rituels de l’enterrement, de la mort liés à une religion. On trouve bien sûr les différentes étapes qui vont amener le corps jusqu’à l’inhumation : visite du corps, mise en bière notamment dans Grand père est mort mais rarement on parle de cérémonie religieuse, de culte. On y fait juste parfois allusion comme dans La messe anniversaire où la petite croix qui orne l’invitation nous fait dire que Caroline était chrétienne, ou bien encore Marilou aux messes auxquelles elle assistait lorsqu’elle était enfant.

    (JPG)

    Seul le livre de François Braud, Le couteau de Pépé , évoque un peu les rituels Catholiques puisque l’enterrement de son grand père se déroule à l’église où le curé présent exécute une cérémonie propre à cette religion.

    L’humour a donc une grande place chez les éditeurs jeunesse qui traitent le sujet du décès d’un proche, il prépare à l’acceptation de la mort. En revanche, on parle peu de religion cela s’explique peut être au niveau de l’édition française par le fait que le pays soit inscrit dans la laïcité.

    La littérature jeunesse vient en aide à de nombreux parents en proposant une multitude d’albums, romans, documentaires, répondant à la question : « comment parler de la mort avec les enfants et les adolescents ? » . Le traitement de ce sujet en adéquation avec les catégories d’âges reprend toutes les caractéristiques qui ont fait le succès de la littérature jeunesse, à savoir l’originalité, le style d’écriture familier et la beauté des illustrations, notamment pour les albums. Cette littérature constitue donc un excellent moyen pour aborder ce thème très dur qu’est la perte d’un proche. Cependant, les parents confrontés à l’évènement ne doivent pas se contenter de faire lire par leurs enfants ce genre d’ouvrage, ils se doivent de les accompagner dans ces lectures parfois choquantes et ainsi jouer leur rôle éducatif que la littérature jeunesse ne remplace en aucun cas.

    © Mathieu Poix, avril 2007

    Deust 2 Métiers des bibliothèques et de la documentation

    Post-scriptum

    BIBLIOGRAPHIE

    Albums

    BROERE, Rien, DE BODE, Ann ill. Grand père est mort. Paris : Hatier, DL 1996. 33 p. : ill. en coul., couv. ill. en coul. ; 27 x 22 cm (Ėclats de vie) ISBN 2-7438-0024-0 (cartonné) 11.10€

    GOUICHOUX, René. TALLEC, Olivier ill. Ma maman Ourse est partie. Paris : Père Castor - Flammarion, DL 2003. 30 p. : ill. en coul. , couv. ill. en coul. ; 26 x 26 cm. ISBN 2-08-161627-0 (cartonné) 12€ voir la critique sur Lille3jeunesse

    KA, Olivier, PENDANX, Jean-Denis ill. Le sourire de mémé. Paris : Magnard jeunesse, DL 2002. 47p. : ill. en coul., couv. ill. en coul. ; 20X15 cm. (Les p’tits fantastiques ; 12) ISBN 2-210-98069-0 (poche cartonné) 6.10€ voir la critique sur Lille3jeunesse

    NADON, Yves, GAUTHIER, Manon ill. Ma maman du photomaton. Montréal : Editions 400 coups, 2006. 32 p. : ill. en coul. Couv. ill. en couv. ; 31 cm. (Carré blanc) ISBN 978-2-89540-185-8 12.95$

    STEWART, Sarah, SMALL, David ill. L’amie. Paris : Syros jeunesse, cop. 2005. 44 p. : ill. en coul., couv. ill. en coul. ; 29 x 23 cm. ISBN 274-850316-3 (cartonné) 16€ voir la critique sur Lille3jeunesse

    VARLEY, Susan. FARRÉ, Marie et Raymond trad. Au revoir Blaireau ! . Paris : Gallimard jeunesse, 1984. 32 p. : ill. en coul., couv. ill. en coul. ; 22 x 27 cm. (Gallimard album) ISBN 2-07-056199-2 (cartonné) 12€

    Romans

    ADAM, Olivier. La messe anniversaire. Paris : Ecole des loisirs, DL 2003. 180 p. : couv. ill. en coul. ; 19 x 13 cm. (Médiun). ISBN 2-211-07094-9 (poche) 9.50€ voir la critique sur Lille3jeunesse

    BRAUD, François. Le couteau de pépé. Paris : Syros jeunesse, DL2001. 32p. : ill. en coul. ; 17X11 cm. (Les minis Syros, Mini souris sentiments ; 70) ISBN 2-84146-917-4 (poche) 2.90€

    BUCHANAN, Doris Smith, BLAIN, CHASTEL, Lan N. trad, Christophe ill. Le goût des mures. Paris : Gallimard jeunesse, 1999. 104 p. : ill. en coul. ; 18 x 11 cm. (Folio cadet ; 310) ISBN 2-07-052480-9 (poche) 7.50€

    CATHRINE, Arnaud. Vendredi 13 chez Tante Jeanne. Paris : Ecole des loisirs, DL 2002. 96 p. : couv. ill. en coul. ; 19 x 13 cm. (Médium). ISBN 2-211-06166-4 (poche) 7€ voir la critique sur Lille3jeunesse

    Documentaires

    DOLTO TOLITCH, Catherine, FAURE-POIREE, Colline, BOUCHER, Joelle ill. Si on parlait de la mort. Paris : Gallimard jeunesse - Giboulées, DL 2001. 12p. : ill. en coul., couv. ill. en coul. ; 16 x 16 cm. (Dr Catherine Dolto-Tolitch) ISBN 2-07-052365-9 (broché) 4.50€

    LABBÉ, Brigitte, PUECH, Michel, AZAM, Jacques ill. nouv. ed. La vie et la mort. Toulouse : Milan jeunesse, DL 2002. 43 p. : ill. en coul., couv. ill. en coul. ; 19 x 13 cm. (Les goûters philo ; 1) ISBN 2-7459-1924-5 (poche cartonné) 6€

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    La mort d’un proche dans la littérature jeunesse, Par : Elisabeth Debuchy, 30 mai 2007

    Lire aussi :

    SOLMINIHAC, Olivier de, BONAMEAU, Isabelle ill. C’est quoi mort ?. Paris : École des loisirs, 2003. 39 p. ; 13 x 20 cm. (Mouche).

    ISBN 2-211-07044-2 6,50 €

    À partir de 6 ans.

    Quand les adultes ne savent plus quoi inventer pour ne pas employer le mot "mort" et que l’enfant n’est pas dupe... Un sujet grave traité avec humour et délicatesse parce qu’il s’adresse aux tout petits comme l’explique si bien Mathieu dans son analyse.

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