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    Historique

    Les NEI (Nouvelles Editions Ivoiriennes) naissent en juillet 1992, elles sont le fruit d’une volonté politique de la Côte d’Ivoire et s’intègrent dans un plan de relance économique. Comme leur cousine NEAS (Nouvelles Editions Africaines du Sénégal), les NEI sont héritières des NEA (Nouvelles Editions Africaines), créées en 1972 sur l’initiative de Léopold Sédar Senghor.

    Ce dernier voulait promouvoir et diffuser la littérature africaine par le biais d’un marché transnational : le capital de cette maison d’édition était en ce sens détenu à parts égales par les Etats de Côte d’Ivoire, du Sénégal et du Togo. Suite à la dissolution des NEA en décembre 1988, l’Etat ivoirien décida de poursuivre cette promotion et créa le BINEA, Bureau Ivoirien des Nouvelles Editions Africaines. Ce dernier fut ensuite privatisé, en 1992, lors de la signature d’un accord entre l’Etat et quelques investisseurs français et ivoiriens, ce protocole consacrant la naissance des Nouvelles Editions Ivoiriennes. L’Etat possède encore des parts aujourd’hui, et notamment une place dans le conseil d’administration, ce qui lui permet d’avoir l’œil sur cette maison d’édition-diffusion qui emploie désormais une quarantaine de personnes. Cependant les investisseurs principaux sont le français Edicef (filiale du groupe Hachette) et l’ivoirien Edipresse.

    Le directeur actuel est M. Guy Lambin. M. Roger Oze est le responsable commercial et l’écrivain Isaïe Biton Koulibaly le responsable littéraire.

    La diffusion/distribution des titres des NEI est assurée par les NEI à Abidjan, par Edipresse en Côte d’Ivoire et par Edicef (groupe Hachette Livre International) dans le reste de l’Afrique et en Europe.

    Adresse postale et web : Nouvelles Editions Ivoiriennes - Siège social
    -   1 Boulevard de Marseille - 01 BP 1818 Abidjan 01 - Côte d’Ivoire Téléphone : (225) 21.21.64.70 Fax : (225) 21.21.64.86 Serveur Internet : http://www.nei-ci.com Email : edition@nei-ci.com

    Ligne éditoriale

    85% de l’activité des NEI est consacrée à l’édition et à la distribution des titres de manuels de l’enseignement primaire et secondaire de Côte d’Ivoire. La littérature générale et de jeunesse ne représente que 15% de leur travail. Cette répartition correspond de fait aux objectifs de cette maison, à savoir l’édition de livres scolaires en quantité et qualité suffisantes, alliée à une impression « bon marché » favorisant la diffusion dans les pays francophones. En outre, les NEI désirent non seulement promouvoir la littérature africaine d’expression française et ses auteurs talentueux, mais également révéler leurs traditions culturelles, cette intention est manifeste dans le domaine de la littérature jeunesse. Les innovations (esthétiques, narratives) y sont certes peu présentes, de plus le décor est nécessairement africain. Néanmoins les thèmes abordés restent nombreux et variés.

    Partenariats

    Une autre maison d’édition ivoirienne se partageait avec les NEI le marché local des livres scolaires et de jeunesse : il s’agit de CEDA, le Centre d’Edition et de Diffusion Africain. Détenues dorénavant majoritairement par le groupe Hachette,(JPG) NEI et CEDA se sont logiquement rapprochées et unies jusqu’à éditer en 2006-2008 un catalogue commun. Leurs capacités éditoriales et commerciales sont désormais renforcées, ces deux maisons d’édition-diffusion n’en faisant plus qu’une. NEI est également membre d’Afrilivres, association d’éditeurs de pays d’Afrique subsaharienne publiant en langue française. Elle leur permet d’exposer leur production sur les marchés de la francophonie, en particulier en France.

    Spécialisées

    Les NEI ont su dès leur fondation développer un catalogue diversifié où la littérature de jeunesse vient soutenir l’édition de manuels scolaires. Cette structure a su en outre proposer des collections de littérature populaire qui sont de véritables succès en Afrique, notamment la collection sentimentale « Adoras », le Harlequin ivoirien. Romans policiers et d’espionnage, manuels d’enseignement supérieur, littérature parascolaire, littérature d’éveil, les NEI ne présentent pas moins de 250 titres en catalogue. En littérature jeunesse, les contes et les albums illustrés côtoient la poésie et les bandes dessinées. En ce sens, la spécialité des Nouvelles Editions Ivoiriennes serait sa diversité !

    Le catalogue de littérature enfantine et de jeunesse ne présente qu’une collection, à savoir le « Bois sacré », regroupant les ouvrages de l’écrivain illustratrice Véronique Tadjo.Véronique Tadjo (JPG) Cette collection s’inscrit particulièrement dans l’optique de sauvegarde et de transmission des traditions africaines : le lecteur prend conscience de la richesse culturelle de son environnement. Dans un de ses albums par exemple, elle raconte l’histoire du masque dans une région de Côte d’Ivoire et utilise pour l’illustrer les couleurs originelles de cette région. N’y a-t-il pas d’autres collections ? De prime abord non, néanmoins la majorité des ouvrages « Hors collection » est rangée par auteurs, ceux-ci possédant chacun leur style propre et leurs thèmes préférés. Etant donnée l’union récente CEDA/NEI, on ne peut nier la maladresse du catalogue qui déroule les titres, juxtapose ou non les auteurs et chevauche les collections sans cohérence, sans suivre ni l’évolution des âges, ni la ressemblance des thèmes. Le catalogue ne présente aucun classement thématique.

    Tranches d’âge ciblées

    Les ouvrages de Véronique Tadjo de la collection « Bois sacré » sont destinés aux enfants de 3 à 6 ans, de même que ceux d’O.J.R Bada. D’autres albums sont pour les lecteurs plus âgés (7-10 ans), notamment ceux de Fatou Keïta. Certains ouvrages comportent également des mentions du niveau scolaire (CP, CE1).

    Séries avec héros récurrents : La littérature jeunesse des NEI ne propose aucune série de ce type.

    La littérature jeunesse des Nouvelles Editions Ivoiriennes présente de nombreux thèmes classiques et notamment, eu égard à son ancrage en terre africaine, celui de la rencontre entre modernité et tradition, entre ville et village.(GIF) Dans une tribu où l’on craint le mauvais sort, quel sera celui d’un enfant né avec deux dents, présage de mort ? (Souroukani) Le jeune lecteur doit-il respecter l’autorité de l’école où l’on parle français, ou celle de ses parents ? (Louty, l’enfant du village) Quelle est la place du mariage ? (Les belles noces de Faïma) Ces albums promeuvent la transmission de l’héritage culturel ivoirien, on y retrouve notamment des sorcières guérisseuses, des animaux sacrés et des fêtes traditionnelles, comme dans le livre Le Mouton d’Aminata de Fatou NDiaye Sow. L’édition enfantine des NEI est en effet une littérature d’apprentissage, l’enfant par exemple y découvre son environnement, non seulement la nature sauvage (L’Aurore), mais également la société, ses infrastructures et ses figures d’autorité. Les valeurs de tolérance, de solidarité et d’amour sont en ce sens des thèmes classiques aux NEI. De même que chez Ruisseaux d’Afrique, les albums sont en outre vecteurs de compréhension de la maladie, par exemple le Sida (Un arbre pour Lollie).

    Humour

    De nombreux livres feront rire les enfants, sans que l’humour soit pour autant le ressort et l’unique enjeu de la lecture. La fin serait plutôt la compréhension, par le sourire et l’interrogation, des nombreux messages de solidarité qui émaillent ces albums.

    (JPG) Thèmes à portée philosophique/psychologique

    La littérature de jeunesse des NEI présente également de nombreux thèmes classiques à portée psychologique : l’enfant est amené à réfléchir par exemple sur sa peur de la mort, la sienne ou celle d’un proche (La statuette sacrée exprime les interrogations d’un enfant sur la possible mort de son frère jumeau). Les auteurs abordent aussi non seulement les thèmes de la douleur et de la tristesse, mais également ceux de la jalousie et de l’intimité (dans Sinbani par exemple, la narratrice est jalouse de la naissance de son petit frère).

    Enjeux citoyens et éducatifs

    Comprendre l’Autre et l’accepter malgré sa différence, voici un thème que l’on découvre dans de nombreux albums : victime des moqueries de ses camarades, Kayéli orphelin et aveugle leur donnera une « belle leçon de solidarité » ; Le respect est en enjeu éducatif qui mène à la paix et à la liberté selon Fatou Keïta, auteur du Petit garçon bleu, cité par l’Unesco. L’Autre du préjugé n’est pas seulement le malade, mais également la figure des garçons ou des filles : Non ! Celles-ci ne sont pas bêtes et ne pleurent pas tout le temps affirme l’auteur de Tiratou, la petite guenon. Les NEI présentent également une éducation citoyenne à l’environnement, comme dans cet album intitulé Le bel oiseau et la pluie où l’auteur Véronique Tadjo cherche à sensibiliser les enfants à la sécheresse. Cf. la critique http://jeunet.univ-lille3.fr/spip/article.php3 ?id_article=696

    Formes nouvelles, nouvelles techniques narratives et originalité picturale (GIF) Si l’esthétique des albums NEI est parfois originale, la cause n’est pas tant l’innovation que la tradition, à savoir un recours aux techniques picturales classiques. L’illustratrice Véronique Tadjo utilise notamment les couleurs africaines dans ses albums, et des dessins d’enfants (Cf. Le Seigneur de la danse et Le bel oiseau et la pluie). En outre, aucun livre dans le catalogue n’est mis en valeur pour son originalité narrative : nous sommes en effet plus interpellés par le contenu, à savoir l’enracinement dans la culture africaine.

    Micheline Coulibaly, Fatou Ndiaye Sow, Fatou Keïta et Véronique Tadjo sont les auteurs vedettes de la branche jeunesse des Nouvelles Editions Ivoiriennes. Les deux dernières sont également reconnues chez les adultes : Fatou Keïta a dénoncé l’excision dans son livre Rebelle et Véronique Tadjo a publié de nombreux romans s’inspirant du fonds traditionnel africain. En ce qui concerne les illustrateurs vedettes, on peut citer Claire Mobio, Lassane Zohoré et Benjamin Kouadio.

    (JPG) Les albums vedettes sont peu nombreux : le livre ayant reçu le plus de récompenses s’intitule le Petit garçon bleu et fut écrit par Fatou Keïta, illustré par Claire Mobio. Il a obtenu le prix de la Meilleure illustration et une Mention spéciale au prix de l’Unesco : cet ouvrage transmet en effet un message de tolérance et d’amour, invitant à accepter l’Autre et ses différences.

    Je sélectionne les albums de Fatou Keïta étant donné qu’elle a su diversifier intelligemment les scénarios et les cadres de ses histoires tout en conservant quelques thèmes classiques et liés : les valeurs du don, de la solidarité, de l’amour et de la tolérance sont prônées en effet dans ses ouvrages.(JPG) Les héros dépassent souvent eux-mêmes leur peur de la maladie et de la différence. Grâce à ces belles histoires qui parfois sont très cocasses (cf. Le coq qui ne voulait plus chanter), Fatou Keïta capte l’attention des enfants et arrive à les rassembler.

    Nicolas Poiteau,

    Lille 3

    UFR de Philosophie, Module de documentation

    Forum de l'article : 2 contribution(s) au forum

    NOUVELLES EDITIONS IVOIRIENNES , 21 novembre 2007

    Bonjour.

    Je suis étudiante en Lettres Modernes et je consacre mon mémoire à Fatou Keïta. Or, j’ai beaucoup de mal à me procurer ses livres en France, notamment ses albums pour la jeunesse. J’aimerais me procurer "Un arbre pour Lollie". Savez-vous où je pourrai l’acheter en France ? J’ai envoyé un message aux NEI mais je n’ai pas eu de réponse.

    Je vous remercie d’avance,

    E.F.

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    NOUVELLES EDITIONS IVOIRIENNES , 15 juillet 2007
    Bonjour Monsieur Le Directeur, Je vous adresse ce courriel pour un renseignement sur la distribution locale et régionale des ouvrages édités par le couple NEI/CEDA. En effet, je viens de mettre un ouvrage intitulé LE NEGRITUCIDE sur le marché parien, je voudrais une distribution locale. En cela, je voudrais savoir si un partenariat avec NEI/CEDA est possible dans ce sens. Cordialement, BEN Adam’s
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