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Le bruit, source de vie ! (mini thèse)

 
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    Mots-clés

    LE BRUIT, SOURCE DE VIE !

    I. Résumé des oeuvres

    Article professionnel :

    Le bruit : un défi au quotidien. In Textes et documents pour la classe, n°806. 2000.

    Si le bruit nous entoure quotidiennement, c’est de nuisance dont on parle quand on le cite. Pourquoi ?

    Le Larousse nous met sur la voie avec la définition qu’il donne du bruit : " Ensemble de sons sans harmonie. ", et l’Association Française de normalisation (AFNOR) renchérit : " Le bruit est un phénomène acoustique produisant une sensation auditive, considérée comme désagréable ou gênante. ". Le mot est dévoilé : désagréable. Voilà comment tout individu perçoit le bruit, celui des transports d’abord (terrestres ou aériens), celui du voisinage ensuite car le bruit que fait l’autre est toujours plus gênant que le sien. Cet environnement sonore peut devenir néfaste pour la santé : surdité, troubles cardio-vasculaires et psychomoteurs, troubles du sommeil, stress et difficultés de concentration au travail ou à l’école.

    Il est évident que, suite à de pareils constats, il est difficile de parler de bruit agréable, car même l’Etat fait la "sourde oreille " à tous ces problèmes en faisant passer la lutte contre la pollution par le bruit, bien après la pollution de l’air, le retraitement des déchets ou le nettoyage des rues. Et pourtant... Le bruit fait partie intégrante du quotidien.Il est vital car l’homme ne saurait vivre dans le silence total et serait perdu sans ces bruits habituels formant son propre univers. Les bruits informent, alertent, détendent, rassurent. Encore faut- il éduquer les générations futures à plus de civisme pour vivre enfin sans crainte dans un monde peuplé de bruits, les bruits de la vie.

    Si cet article essaie de faire le tour de la question, on remarque pourtant une nette prédisposition pour la lutte anti-bruit et non pour montrer les différents aspects possibles de celui-ci.

    .Fiction écrite :

    Zad, Jean Didier / Deux mains pour le dire. Paris : Syros jeunesse, 1999. (Les uns les autres). ISBN 2-84146-753-8

    En rentrant de colonie, Manuel a hâte de retrouver son meilleur ami : Jonathan. Hélas, celui-ci a déménagé à Amsterdam laissant place à de nouveaux voisins "très bizarres " : ils font beaucoup de bruit et gesticulent tout le temps. De plus, leur fille, Lisa, qui a pourtant à peu près le même âge que Manuel, n’a pas l’air de vouloir lui parler. A force de rencontres, de temps et d’échanges, il va apprendre à communiquer avec elle, sans bruit. Lisa est sourde, elle parle la langue des signes.Un handicap de communication qui se transforme rapidement en un jeu et une preuve d’amour.

    A travers ce roman, le lecteur apprend ce qu’est la langue des signes, les difficultés, d’un côté comme de l’autre, à se faire comprendre, le tout dans des situations quotidiennes. Lisa va dans une autre école que celle de Manuel, elle ne danse pas en rythme, ne répond pas quand on l’appelle, mais elle n’est pas si différente des autres.C’est un roman frais avec un vocabulaire et des préoccupations de jeunes d’aujourd’hui. Cette histoire est drôle et instructive. A mesure que Manuel raconte ses aventures, le lecteur entre dans un univers qui lui est familier : la réalité.

    Fiction en image

    Simon Dominique. Dessine-moi un bruit 1. Paris : Thierry Magnier, 1998. ISBN 2-84420-028-1

    Cet album est plus intéressant qu’une bande dessinée car l’importance des bruits est d’autant plus forte qu’il n’y a pas de dialogue. C’est donc au travers des bruits que l’histoire se construit et que les personnages prennent vie.

    Ce livre raconte la naissance d’un corbeau, né un casque de walkman sur les oreilles. Objet de civilisation pour lui, ce casque est également objet de convoitise et source d’énervement pour les autres. Il aura du mal à s’intégrer au groupe. Ce casque lui permet d’être dans son monde, quand il chante par exemple, mais c’est à cause de lui qu’il est différent et à l’écart des autres. Au travers de dessins caricaturaux et très expressifs (les corbeaux sont grossièrement dessinés en noir et blanc), on remarque un réel jeu de couleurs. Le bruit fait partie intégrante du quotidien. Il est vital car l’homme ne saurait vivre dans le silence total et serait perdu sans ces bruits habituels formant son propre univers. Les bruits informent, alertent, détendent, rassurent. Encore faut- il éduquer les générations futures à plus de civisme pour vivre enfin sans crainte dans un monde peuplé de bruits, les bruits de la vie.

    Dans cet album tout est mouvement : les onomatopées aux écritures différentes, les traits d’insistance sous les éléments qui bougent, les plumes qui volent...Il reste pourtant toujours deux éléments stables, coloriés en marron comme s’ils représentaient la terre ferme : le nid et les branches qui sont toujours horizontaux.

    Cet ouvrage recense treize onomatopées toutes différentes d’une page à l’autre. Le tout est écrit de manière originale et non linéaire pour insister sur l’effet des bruits.

    Document à caractère informatif

    Taylor Barbara, Leplae-Couwez Christine. Le Son. Paris : Editions Gamma, 1993. (Pleins feux sur). ISBN 0-7496-1019-0

    Cet ouvrage propose une approche du monde sonore à travers les arts, les sciences, l’histoire, la géographie, la littérature, les mathématiques et le monde naturel. Il part d’une situation qui entoure l’enfant : " le son autour de nous ", et avance peu à peu au cœur de la science, traversant l’ouïe, les différents sons, la vitesse du son, la transmission de celui-ci pour terminer par la pollution, par le bruit, c’est à dire qu’il revient à une situation de la vie courante.

    Cet ouvrage est clair puisque dès la première double page, une introduction explique le fonctionnement du livre. Il se fait par encart disciplinaire selon la vision qu’il apporte (littéraire, scientifique, historique...), le sommaire, sur fond jaune, se trouve également sur cette page, il est complet et bien visible. A la fin de ce documentaire se trouve un historique (p.30) chronologique du son, un glossaire (p.31) alphabétique des mots difficiles sur ce sujet, et un index (p.32) alphabétique indiquant le numéro des pages où se trouve l’information. On peut regretter cependant que le vocabulaire difficile au sein du documentaire ne renvoie pas directement au glossaire, de ce fait celui-ci ne travaille pas en relation totale avec l’ouvrage. Chaque chapitre fait l’objet d’une double page avec beaucoup de dessins, schémas et photographies, permettant à l’enfant de mieux comprendre le texte qu’ils illustrent. Le titre de chaque double page est clair et visible, un chapeau fait rapidement le tour de la question. Les encarts disciplinaires répondent dans leur domaine à une petite question plus précise, grâce notamment à des expériences faciles à réaliser et demandant peu de matériel.

    Ce livre trouve sa place dans de nombreuses bibliothèques en raison de sa facilité d’accès et de son aspect ludique et clair : un documentaire à mettre entre les mains de collégiens curieux ou ayant un court exposé à faire sur le sujet. On regrettera peut être le manque d’analyse approfondie en soulignant tout de même la judicieuse approche multidisciplinaire.

    II. Analyse

    7 heures du matin, le réveille sonne. Et voilà une journée de plus qui commence sous le signe du bruit. Il ne nous quitte jamais : des battements de notre cœur au moteur des voitures, il nous informe sur ce qui se passe à l’intérieur et autour de notre corps. Le bruit est un repère dans notre vie. Si la société passée privilégiait la tradition orale, il faut se faire à l’idée qu’elle a laissé sa place au visuel. En effet, aujourd’hui, l’écriture trace la voie de cette domination visuelle atteignant son apogée avec la montée de l’audiovisuel. La communication se fait donc moins de manière orale et cède la place à la télévision ou aux ordinateurs. C’est ainsi que le bruit n’est plus perçu comme utile et vital mais uniquement comme nuisance néfaste pour le dialogue et la santé. Pourtant, il est ,encore actuellement, la preuve d’un monde en mouvement.

    L’édition jeunesse a tendance à privilégier l’aspect dangereux du bruit en reléguant au second plan son importance dans la communication et la musique. Alors, les enfants d’aujourd’hui connaissent-ils vraiment l’histoire du bruit et ses multiples facettes ? Sont-ils en état de l’appréhender à sa juste "mesure " ?

    Le bruit : nuisance ?

    Si le bruit dérange près de la moitié des citadins, l’Etat fait la sourde oreille à ce problème. Entre 1990 et 1998, il a attribué dix fois moins d’argent à la lutte antibruit qu’au retraitement des déchets, et deux fois moins qu’au combat de la pollution de l’air, confie l’article de Textes et Documents de la Classe. C’est pourquoi le bruit agresse quotidiennement les enfants : chez eux, dans la rue, à l’école... en effet, un manque considérable de moyens se fait ressentir, notamment dans l’urbanisme, où la dégradation des bâtiments est plus rapide dans certains endroits très bruyants du fait des vibrations.La pollution par le bruit est insidieuse, contrairement à la pollution atmosphérique, car les bruits ne se propagent pas au-delà d’une certaine distance, de plus c’est un phénomène fugace disparaissant instantanément lorsqu’il n’est plus émis.

    Le documentaire de Barbara Taylor va même plus loin, en précisant que les scientifiques de l’armée font avancer leurs recherches vers ce phénomène de nuisance en utilisant le bruit comme une véritable arme, car ils savent que certaines vibrations perturbent l’organisme. La sensibilité au bruit est très inégale, mais le sentiment de ne pouvoir lui " échapper " constitue une cause de souffrance accrue. L’article du périodique TDC remarque que le bruit que l’on fait soi-même est toujours moins gênant que celui des autres. De plus, un bruit inattendu, ou qu’on ne peut faire cesser, dérange d’avantage. C’est pourquoi, beaucoup de plaintes sont déposées par les habitants des immeubles collectifs pour " infraction de tapage nocturne ".

    Manuel en fait l’expérience également puisqu’il raconte (p.53) : " Mais je n’arrive pas à me concentrer. Le gosse du jeune couple -ceux du troisième- fait encore un caprice. Il braille tellement que je l’entends jusqu’au sixième [...] Dans le silence revenu, les mots me viennent tout naturellement. ".De même, le corbeau dérange de plus en plus les autres oiseaux en chantant à tue-tête "Tralala Tralala ".Le bruit dérange, il gêne la concentration, il perturbe l’ordre.

    Les oreilles ne disposant pas de paupières, il est difficile d’éviter les intrusions sonores.Le documentaire Le son propose aux enfants d’en faire l’expérience en réalisant un sondage autour d’eux, afin de mettre en évidence les différents bruits gênants sous forme de graphique (p. 28). Trop de bruit entraîne des atteintes psychiques ou psychosomatiques, des dégradations de la santé : trouble du sommeil, stress, surdité temporaire ou permanente. Une des causes majeures de la perte de l’audition chez les jeunes est " l’écoute de la musique amplifiée à haut niveau sonore ", notamment avec l’écoute du baladeur comme l’indique l’article du périodique TDC. Il entraîne l’enfant dans un monde à l’écart du sien, baissant ainsi sa vigilance, puisque le walkman gomme les signaux sonores. C’est ainsi que le corbeau ne se rend pas compte du coup de fusil tiré à la première page de l’album.

    Bruit : communication ?

    Le bruit est une source d’isolement, le walkman du corbeau nous le prouve puisque l’oiseau en question est différent des autres et ne réagit pas comme eux à cause du son du baladeur. Mais est- ce que le fait de ne pas entendre ce bruit justement n’est pas aussi un moyen de s’isoler ? La réponse est non.

    Lisa est sourde, ce qui l’empêche de communiquer facilement avec les entendants. La première fois qu’elle rencontre Manuel, il la prend pour une folle, il ne la comprend pas. Pourtant, Manuel appréhendera les choses complètement différemment lorsqu’il apprendra le handicap de Lisa. Loin de se vouloir à l’écart, elle va dans des fêtes, fait ses courses, va à l’école... Elle n’entend pas les bruits qui l’entourent, elle les ressent. Elle " entend " avec son corps emmagasinant les vibrations des sons autour d’elle. A l’inverse de Lisa, le documentaire de Barbara Taylor prend l’exemple des personnes vivant en monastère (p.15). Ces personnes recherchent la quiétude et la paix. Elles ont choisi de vivre dans des endroits très paisibles mais pas silencieux. En effet, l’homme ne pourrait vivre plus de quelques minutes dans un silence total, il a besoin de bruit.

    Si le bruit fait partie intégrante de ce monde, il n’a pas toujours été évident de le retranscrire sur le papier. Les poètes utilisent souvent la force des mots pour exprimer leur sentiments (p.15 du documentaire) mais chaque mot a une sensibilité, une sonorité différente. Ainsi des mots composés de consonnes et de voyelles douces, tel murmure ou bruissement, évoquent la douceur, contrairement aux mots plus courts faits de consonnes plus dures, comme fracas ou tapage, qui donnent une impression de force.

    Les auteurs de bandes dessinées quant à eux, ont trouvé une façon originale de visualiser le son grâce aux onomatopées envahissant leurs dessins et leurs phylactères comme des graffitis sur les murs de la ville. Ces notions sonores aux formes et aux couleurs différentes ont un pouvoir expressif très important. En effet la bande dessinée est le seul art graphique figurant le bruit de manière visuelle, à l’inverse de la photo, de la peinture ou de la sculpture, qui sont des arts muets. Ainsi chaque lettre, formant le bruit, est disposée de façon irrégulière et dynamique en fonction de l’intensité et de la provenance de celui-ci. L’album Dessine-moi un bruit est un très bon exemple puisqu’il n’utilise que les onomatopées pour donner vie à ses personnages. Quand le petit corbeau se rend compte, trop tard, qu’un vers vient de lui passer sous le nez, il crie : "hééééé " ! A ce moment là on a l’impression que l’onomatopée tombe en bas de l’arbre en même temps que le vers. Le bruit des mouvements, lui aussi, est accentué par des onomatopées comme lorsque la coquille de l’œuf se casse : " crac ", pour laisser apparaître le nouveau congénère des corbeaux. Le " crac " est formé de lettres aux tailles inégales, et la voyelle est accentuée malgré l’écriture en minuscule, puisque c’est un petit corbeau qui naît.

    Mais le bruit est aussi et avant tout un moyen d’appréhender le monde. Chez les hommes, il a tendance à gêner une bonne communication. C hez les animaux, en revanche, il est plus qu’utile puisque ceux-ci ne s’expriment jamais pour ne rien dire, de peur d’être surpris par un prédateur. Ainsi chaque bruit représente une alerte ou un indice sur le monde qui nous entoure. " Le bruit est à l’oreille ce que le panneau indicateur est à la vue " nous dit C.A. dans l’article de Textes et Documents pour la Classe. Barbara Taylor ajoute dans son documentaire que " lorsque les hommes parlent, ils apprennent à se connaître, à partager des opinions et des sentiments ". Le bruit fait donc partie de la vie. La nature humaine est ainsi faite : elle a besoin du bruit. C’est aussi par le bruit que l’on peut se faire remarquer. Le groupe de corbeaux se demande ce qu’il y a à l’intérieur de l’œuf : " boum boum tchac " : par ce bruit , le petit oiseau dans son œuf se fait connaître, c’est comme un signe distinctif qui le représente.

    Le bruit est bel et bien au cœur de la vie, nous ne pouvons pas nous en passer et d’ailleurs nous n’en avons pas envie, conclut l’article professionnel.

    Le bruit : musique ?

    Les dictionnaires et encyclopédies s’évertuent encore à faire la différence entre son et bruit en parlant d’harmonie. Or depuis longtemps déjà le bruit a sa place au sein de la musique. Victor Hugo disait "La musique, c’est du bruit qui pense. ". De tout temps, les compositeurs ont cherché à reproduire les bruits de la nature à travers divers instruments. Il n’y a pas de hiérarchie entre son et bruit. Si l’on prend le domaine visuel, on ne remarque aucune vision dominante sur une autre. C’est le résultat de siècles d’effort. Un jour peut être, le paysage sonore sera libre de tout préjugé. On peut dire que la musique, quant à elle, se résume à des bruits organisés selon des valeurs culturelles. En effet ce qui est reconnu comme musique dans une culture est souvent considéré comme bruit dans une autre. Le documentaire Le son explique que dans chaque pays, il existe la prédominance d’un instrument (par exemple, le tambour en Afrique, la cithare en Inde, et la flûte de Pan et autres instruments à vent en Amérique Latine). On peut donc dire que la frontière entre le bruit et la musique n’est pas objective mais bien culturelle. L’écoute musicale est un moyen de s’affirmer, comme le petit corbeau de l’album écoutant son baladeur en chantant " tralala "... Cela le rend serein et joyeux, mais c’est aussi un moyen de s’isoler puisqu’il ne se soucie pas du reste du groupe qui n’a pas l’air d’apprécier cet " interlude vocal ". Barbara Taylor précise que la musique est également utilisée à des fins relaxantes pour diminuer le stress des patients et clients dans les cabinets médicaux, les magasins et les avions, c’est ce qu’on appelle du bruit blanc, c’est à dire à un faible niveau sonore.

    De même qu’à la boum où Lisa à convié Manuel, les gens qui dansent s’extériorisent et se sentent bien. Ne dit-on pas que la musique adoucit les mœurs ?

    III. Conclusion : Le bruit est source de vie !

    En premier lieu, l’édition jeunesse met en avant les nuisances sonores et l’aspect désagréable et nocif du bruit. Ce constat étant fait, libre à nous d’apprécier le bruit, au sens large, à sa juste valeur. Il envahit nos vies et nos livres et sans lui nous serions perdus. Avec lui, tous nos sens sont en éveil, et notre esprit laisse libre court à l’imagination pour entrevoir l’histoire du bruit, l’histoire d’un bruit qui nous conte à son tour son message.

    Alors un peu de silence, car l’histoire va commencer : "chut "...

    IV. Animation

    Et pour mettre tout cela en pratique au sein d’une bibliothèque municipale rien de telle qu’une animation pour sensibiliser les enfants aux différents aspects du bruit. Avec un minimum de matériel (papier, panneaux, de quoi dessiner, une grande échelle, des instruments de musique, un peu de bonne volonté et beaucoup d’enfants imaginatifs), on peut réaliser une animation qui communique une image dynamique de la bibliothèque à l’extérieure de celle-ci. En effet, après avoir sensibilisé la population (affiches, prospectus, bouche à oreille...) à propos de l’animation :faites (ou fête) du bruit ! , le jour J, nous attendons les enfants sur le parvis de la bibliothèque à une heure précise pour chaque âge. Les plus grands auront pour mission de créer une échelle du bruit avec toutes les sensations auditives les entourant. Les moyens devront figurer un bruit (dessins, poèmes, onomatopées, textes ou phrases chocs), quant aux petits, ils devront eux aussi faire partager ce que représentent pour eux le mot bruit, en dessinant par exemple une situation de tous les jours, dans laquelle ils sont confrontés au bruit (agréable ou gênant). Le but de l’opération est de recouvrir les murs de la bibliothèque de " bruits ", afin de laisser dehors les nuisances sonores. Ainsi, les enfants, dépourvus de leur agitation et de leur stress dus au bruit, rentrent dans la bibliothèque, dans le calme, pour écouter des histoires. Ils participeront une nouvelle fois, puisque ce sont eux qui bruiteront l’histoire à l’aide d’instruments de musique, selon des consignes précises du conteur. Pour les plus grands, une séance d’improvisation pourrait être envisagée.

    En une après midi, la bibliothèque sera donc sortie de ses murs pour communiquer aux passants son dynamisme, aura formé peut être les enfants à un peu plus de civisme, leurs aura fait découvrir des histoires magnifiques, en leur donnant en prime le goût de la musique.Pourquoi pas ! Le bruit est décidément source de vie ! ! !

    V. Bibliographie

    Documents analysés

    -  Article professionnel

    Le bruit : un défi au quotidien. In Textes et documents pour la classe, n°806. . 2000.

    -  Fiction écrite

    Jean Didier, Zad. Deux mains pour le dire. Paris : Syros jeunesse, 1999. (Les uns les autres). ISBN 2-84146-753-8

    -  Fiction en image

    Simon Dominique. Dessine-moi un bruit 1. Paris : Thierry Magnier, 1998. ISBN 2-84420-028-1

    -  Document à caractère informatif

    Taylor Barbara, Leplae-Couwez Christine. Le Son. Paris : Editions Gamma, 1993. (Pleins feux sur). ISBN 0-7496-1019-0

    Documents consultés

    -  Ouvrages théoriques

    Association des praticiens de la méthode Verbo-Tonale. Bulletin de liaison n°40. Juin 1998. ISSN 1141-5169

    Fondation Nicolas Hulot. Fiches club Bruit. 1996.

    Méric Lison. Le bruit : nuisance, message, musique. Genève : Georg Editeur, 1994. (Dossiers de l’environnement, vol.9). ISBN 2-8257-0477-6

    Muzet Alain. Le bruit. Paris : Flammarion, 1999. (Dominos, n°187). ISBN 2-08-035593-7

    -  Fictions écrites

    Hickok Lorena A. L’histoire d’Helen Keller. 3e ed. Paris : Gallimard, 1989. (Folio junior) ISBN 2-07-033-452-X

    Honaker Michel. Le prince d’ébène. 3e ed. Paris : Rageot édition, 1999. (cascade fantastique). ISBN 2-7002-2392-6

    -  Fictions en image

    Auzary-Luton Sylvie. Un, deux, trois, musique !. Kaléidoscope, 1997. ISBN 2-87767-219-0

    Brouillard Anne. Le grand murmure. Milan, 1999. ISBN 2-84113-808-9

    Brun-Cosme Nadine, Nascimbene Yan. Alex et le silence. Milan, 1995. ISBN 2-86726-616-5

    Claverie. La batterie de Théophile. Gallimard, 1989. ISBN 2-07-056448-7

    Hao KT, Solé Vendrell Carme. Le silence des arbres. Autrement, 1997. ISBN 2-86260-852-1

    Simon Dominique. Dessine-moi un bruit 2. Paris : Editions Thierry Magnier, 1998. ISBN 2-84420-029-X

    Spier Peter. Crac ! Boum ! Tut !.Circonflexe, 1993. ISBN 2-87833-029-3

    Spier Peter. Les animaux ont la parole. L’école des loisirs, 1990. ISBN 2 211 010 82 2

    Ungerer Tomi. Tremolo. L’Ecole des loisirs, 1998. ISBN 2 211 05 136 7

    Waddell Martin, Miller Virginia. Couic couic et ratatam. Kaléidoscope , 1992. ISBN 2-87767-062-7

    Whybrow Ian, Ayto Russel. Cacophonie. Kaléidoscope, 1991. ISBN 2-87767-048

    -  Documents à caractère informatif

    Ardley Neil, Carlier François. Les sons et la musique. Tournai : Editions Gamma, 1986. (Science pratique). ISBN 2-7130-0782-8

    Kreusch-Jacob Dorothée. La musique et les petits : jeux, activités, chansons. Paris : Editions Fleurus, 1995. (Collection idées jeux). ISBN 2-215-02132-2

    Parker Steve, Morzac Louis. L’oreille et l’ouie . Tournai : Editions Gamma, 1992. (Le corps humain). ISBN 2-7130-1267-8

    Pettigrew Mark, Carlier François. Sons et musique. Tournai : Editions Gamma, 1988. (Visa pour la science). ISBN 2-7130-0882-4

    L’ouïe et la musique. Paris : Albin Michel Jeunesse, 2000. (Les petits débrouillards). ISBN 2 226 11 248 0

    La musique des instruments. Paris : Gallimard jeunesse, 1993. (Les racines du savoir). ISBN 2-07-056832-6

    par Céline Lechaux (DEUST STID 2e année, mai 2001)