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Des jeux en[l]ivrants : les outils d’animation pédagogique par le livre

 
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    Des jeux en[l]ivrants : les outils d’animation pédagogique par le livre

    1. La maison d’Arthur : entre réalité et fiction

    1.1. Franchir le pas de la lecture dans la Maison d’Arthur

    La Maison d’Arthur, outil d’animation pédagogique, est destinée à un public particulier, qu’est celui de la petite enfance, puisqu’il s’agit de faciliter l’accès à la lecture, c’est-à-dire l’entrée dans le monde abstrait des livres. Cependant, si la Maison d’Arthur s’adresse essentiellement aux enfants de trois à six ans, on peut élargir cette tranche d’âge en passant des enfants de un an et demi à ceux de dix ans : il s’agit alors, bien entendu, pour l’animateur, de profiter des possibilités offertes par cet outil d’animation afin de les adapter à son auditoire.

    1.2. Le matériel et les conditions de location

    La Maison d’Arthur se présente sous la forme d’une valise dont les dimensions sont 55 x 103 x 110 cm et dont l’emprise au sol, lorsqu’elle est ouverte, est de 110 x 78 cm. C’est donc un outil imposant et qui pèse environ 60 kg. L’intérêt de la Maison d’Arthur repose sur un système de location de la boîte aux collectivités telles que les crèches, les écoles maternelles et les bibliothèques. L’association B.A.V.A.R (Bibliothèques Associatives de Villeneuve d’Ascq et de sa Région), dont le siège se trouve à la médiathèque de Villeneuve d’Ascq et qui s’occupe de gérer la location de la Maison d’Arthur, accorde en général quinze jours de prêt gratuit aux collectivités Villeneuvoises et environ 2000F pour les structures des autres communes (pour obtenir plus de renseignements, vous pouvez vous référer aux coordonnées précises de l’association).

    1.3. Entrez dans le monde d’Arthur et de tous ses amis

    Le concept d’animation autour de la Maison d’Arthur est le suivant : il s’agit d’une interaction entre le monde abstrait des livres, faits de signes, et le monde matériel de la maison. Ainsi, la maison d’Arthur se compose de trois volets : les deux premiers pans s’ouvrent avec un angle de 180° pour laisser apparaître la façade de la maison, qui s’enlève par la suite et peut alors être posée à terre, le verso représentant un décor de jardin. C’est alors l’intérieur même de la maison qui s’offre à la vue des enfants, avec ses différents casiers, chacun représentant le lieu d’habitation d’un personnage. Le troisième pan se situe à l’arrière de la maison : ici, on range les accessoires qui vont faire vivre la maison ainsi que les livres auxquels ils se rapportent. Les livres choisis sont en grande majorité des albums cartonnés, destinés par conséquent aux tout petits. La sélection opérée par l’association B.A.V.A.R offre un échantillon de treize albums. L’album indispensable est bien entendu l’imagier intitulé Arthur travaille, d’Helen Oxenbury, car il contient le personnage d’Arthur, le bébé qui est au centre de l’animation : c’est lui qui donne son nom à la maison. Les personnages des autres livres viendront alors s’ajouter à l’histoire d’Arthur en trouvant leur place dans la maison. Il s’agit entre autres du lapin de L’anniversaire de Petit Lapin et du Bonhomme de pain d’épices (Editions du Sorbier), du chaton de Pirate a sommeil et de Coline et Colas de Coline et Colas : Mamie raconte (chez Nathan), de Mimosa dans Jour de ménage pour Mimosa, du petit singe de Ninon et le papillon par Nadja, du pingouin de Biboundissimo, de la petite souris d’Ernest et Célestine : la tasse cassée, du jeune africain de Tagagné (le tout à l’Ecole des loisirs), de la petite oursonne de Nina cherche un ami (Gallimard jeunesse) , du petit garçon de Martin a invité Benjamin (aux éditions Fleurus) et enfin de Mimi Cracra dans Mimi Cracra cire ses chaussures, d’Agnès Rosensthiel. Tous ces personnages cohabitent donc dans la Maison d’Arthur puisque l’enfant les y retrouve sous forme d’adorables figurines, dans leur propre décor et accompagnés de leurs accessoires, c’est-à-dire des objets figurant dans leurs histoires respectives. L’association B.A.V.A.R met à la disposition des utilisateurs des fiches sur les livres accompagnant la Maison d’Arthur. On y trouve des renseignements sur les thèmes traités dans les ouvrages et les diverses possibilités d’exploitation qui en découlent. Une bibliographie complémentaire est également proposée. Actuellement, l’association B.A.V.A.R entreprend de sélectionner de nouveaux livres, ce qui implique également la création d’un nouveau matériel.

    1.4. Le déroulement de l’animation : qu’apporte-t-elle à l’enfant ?

    La Maison d’Arthur offre aux enfants la possibilité d’entrer dans les livres de manière ludique. Sous la direction d’un animateur et par petits groupes de six jusqu’à quinze, les enfants établissent un va et vient entre ces deux mondes si différents mais aussi attirants l’un que l’autre que sont les livres et la maison. Ils parviennent à faire la relation entre l’histoire qu’on leur raconte, les images des albums et les objets contenus dans la maison d’Arthur, qu’ils peuvent toucher, manipuler. Toutefois, dans le cadre d’une animation ponctuelle, il est préférable de ne pas utiliser trop de livres, et par conséquent trop de personnages. En revanche, l’organisation d’une série de plusieurs séances permet l’introduction de notions diverses et l’ajout de nouveaux arrivants aux personnages déjà connus. Avec la Maison d’Arthur, l’enfant passe constamment du concret à l’abstrait. Le monde du livre est à portée de main de l’enfant, et cela au sens propre du terme. C’est pourquoi, la maison doit être posée sur le sol afin qu’il puisse y accéder facilement. Il est ensuite possible de mettre en place des jeux tels que les inversions d’objets ou de décor (celui-ci étant amovible) qu’il s’agit de discerner, l’invention de nouvelles histoires et la création d’objets correspondants afin de remplir les cases vides prévues à cet effet, et enfin les jeux sur plateaux qui ne peuvent se faire qu’après une bonne assimilation des histoires et des personnages. Lors de la séance d’animation, les sens de l’enfant sont donc convoqués ainsi que son expression orale puisqu’une véritable communication s’installe entre l’animateur, l’enfant, le livre et les personnages de la maison.

    2. Hortense Colère ou le plaisir de lire "hors temps scolaire"

    La Boîte à Hortense est une série de "malles pédagogiques" élaborées par un collectif dépendant du Ministère de la Jeunesse et des Sports. Ces malles permettent aux personnes qui font de l’animation, dans des centres de loisirs et toutes structures d’accueil d’enfants, de faire des animations autour du livre. Dans le projet, il est prévu six boîtes sur des thèmes divers tels que les "livres à frémir" ou les "livres à rire". Ainsi, la première Boîte, "Livres à s’envoler", sortie il y a environ deux ans, permettait de s’évader tant dans l’espace que dans l’imaginaire. En mars 1999, est sortie la seconde Boîte à Hortense, intitulée "Livres à croquer" qui propose de dévorer la cuisine et les mots. Le collectif, mis en place par le Ministère de la Jeunesse et des Sports, est installé à l’I.N.J.E.P. (Institut Nationale de la Jeunesse et de l’Education Populaire). Constitué de professionnels qui travaillent sur le livre dans ce même ministère, de personnes de la Culture et de l’Education Nationale, il confectionne et gère bénévolement ces outils. Il a pour tâche, depuis sa création, de réfléchir à des modèles d’innovation en matière d’animation autour du livre. Ainsi, le premier outil pédagogique élaboré par ce collectif a été une exposition papier "De la marge à la page" (toujours diffusée) qui relate l’itinéraire d’un enfant en phase d’apprentissage de la lecture. Puis est née l’idée de la Boîte à Hortense, après le constat qu’un certain nombre d’animateurs lecture étaient formés mais disparaissaient souvent au bout de deux ans. Il s’agissait, alors, de concevoir un outil permettant à toute personne, sans aucune compétence particulière et sans véritable difficulté, d’aborder le livre avec des enfants. Les Boîtes à Hortense s’adressent donc à des jeunes de 4 à 12 ans. Elles contiennent la boîte en plastique, Hortense - personnage en patchwork de tissus colorés, environ trente-cinq livres se rapportant au thème, une dizaine d’objets et deux jeux originaux pour entrer à "pieds joints dans les bouquins". Un fichier est également fourni ; il propose des jeux, des conseils d’animation et une bibliographie complémentaire. Il est, pour les animateurs, un véritable instrument d’autoformation. Si, la littérature de jeunesse est essentiellement prescriptive, la Boîte à Hortense apparaît comme un moyen de développer chez l’enfant un intérêt volontaire vers le livre. L’enfant dispose d’ouvrages variés - romans courts, albums, contes, livres d’activités, etc. -, dans lesquels il pénètre de façon ludique et à son rythme. La boîte "Livres à croquer" permet donc, par exemple, de déguster les saveurs (amer, sucré, acide, salé), la gourmandise, la fiction sur les métiers de la bouche ou en rapport avec la nourriture, les ogres,... Les enfants découvrent les histoires au moyen des dix objets de la boîte à trésor (une cuillère en bois, une salière, des graines de coloquintes, etc.) qu’ils cherchent à retrouver dans les livres. Ils peuvent aussi utiliser les deux jeux créés pour l’occasion : "A vos couverts" est un jeu de plateau de type Trivial Pursuit où les enfants gagnent le couteau, la tasse ou la cuillère d’Hortense en répondant à des questions ; "Le chocolat d’Hortense" est quant à lui un jeu rapide de petites questions pour entrer dans les livres. Ces jeux sont donc conçus en fonction des ouvrages de la boîte, mais ils sont également réalisés pour s’adapter à différents publics. Pour cela, ils proposent chacun deux niveaux de jeu selon l’âge des enfants. La Boîte est un outil de sensibilisation et de référence autour de la littérature de jeunesse. Elle peut être mise n’importe où, là où il n’y a ni livres ni rayonnages. Son prix à l’achat (5600 f) semble élevé pour certains mais correspond au coût des différents constituants de la Boîte sans bénéfices ; cependant l’idée du collectif est, pour une commune par exemple, d’en acquérir une et de la faire circuler entre ses différentes structures. En effet, son format lui permet d’être facilement transportée ; moins encombrante et moins fragile que la Maison d’Arthur, elle est même souvent utilisée en extérieur, l’été. Ainsi, au delà du voyage de l’esprit, c’est un voyage physique qui s’engage aussi bien souvent. L’apparition d’Hortense à hauteur de nez, d’œil, et de bouche, donne à l’enfant l’envie d’aller farfouiller dans la malle. La Boîte à Hortense est donc un matériel pédagogique complémentaire de l’école, que l’on peut faire vivre et évoluer au cours des animations. (pour obtenir plus de renseignements, vous pouvez vous référer aux coordonnées précises).

    3. Entre livre et dessin animé, l’exploration d’un monde imaginaire : " le livre virtuel"

    Dans les mêmes perspectives que les malles d’animation comme La Boîte à Hortense et La Maison d’Arthur, il existe un autre genre d’outil d’animation avec un support totalement différent : le multimédia. Celui-ci semble d’ailleurs promu à un bel avenir. En effet, les outils informatiques prennent une place prépondérante dans la vie quotidienne. On les utilise au travail, chez-soi, à l’école... C’est pourquoi de plus en plus de bibliothèques se munissent de matériel informatique et de logiciels performants. Les bibliothécaires doivent suivre une formation pour pouvoir accompagner et assister les usagers dans cette nouvelle pratique. Avec l’arrivée des nouvelles technologies, ces bibliothèques se transforment en médiathèques. Les livres imprimés font place aux "livres animés". De nombreux logiciels apparaissent devant l’accroissement des demandes et les utilisateurs sont de plus en plus jeunes. C’est assez incroyable mais aujourd’hui, dés un an, les enfants peuvent utiliser certains logiciels. Juste en touchant les images qui apparaissent sur l’écran, les petits animent les personnages et les font parler. A partir d’exemples de logiciels, nous pourrons constater l’impact sur les enfants et la performance de cette nouvelle forme d’interaction. Tout d’abord, il faut citer les CD-ROM de Disney Interactive. Les grands chefs-d’œuvre de Walt Disney sont sous forme de "livres animés". Par exemple avec Fais ton histoire ! Mulan, l’imagination des enfants est stimulée par une implication totale dans le déroulement de l’histoire. L’enfant avance à son rythme dans la lecture et peut faire appel à un dictionnaire visuel et parlant ainsi qu’à un dictionnaire des synonymes qui lui permettent d’enrichir son vocabulaire. L’accès à cinq activités de création ou de réflexion (logique, mémoire, stratégie, création artistique, atelier d’écriture et de mise en scène) augmente considérablement l’intérêt de l’enfant pour le CD-ROM. Des activités d’impression de leurs travaux artistiques et des fiches sur la lecture chinoise leur permettent de constituer des fichiers les aidant à trouver l’inspiration pour créer leurs propres récits. Ensuite, il existe une histoire interactive et animée à écouter avec le personnage Oui-Oui au pays des jouets. Les enfants peuvent également suivre les mots pour apprendre à lire. Puis Lapin malin, qui permet une lecture active. Dans cette collection, chaque livre d’histoire permet d’écouter, de lire mot à mot en suivant le prompteur, d’enregistrer sa propre lecture et de corriger son élocution. Abidou permet l’éveil et l’enchantement dans un jardin magique. Le pays d’Abidou est un monde vivant qui évolue au gré de l’imagination de l’enfant. On peut enfin citer les histoires animées de Mini Loup qui racontent les découvertes de la vie, les peurs, les craintes et les joies des enfants. Prenons l’exemple de Mini Loup va à l’école. C’est sa première rentrée, il est mort de peur car s’il fait des bêtises la maîtresse le mangera très certainement... Cela raconte, de façon symbolique, des situations que l’enfant a vécu ou qu’il va vivre. Cela permet de le rassurer et de voir qu’il n’est pas le seul à avoir peur.

    Avec tous ces exemples, on peut voir pourquoi ces logiciels ont un tel succès. Les enfants sont directement impliquer dans la narration et n’ont pas besoin de savoir lire. Ils participent activement et peuvent créer leurs propres récits. Dans de nombreux cas, le personnage principal est déjà connu de l’utilisateur par la télévision. C’est un peu féerique pour les petits de pouvoir communiquer avec un de leurs héros. De plus, ils ont l’avantage de pouvoir produire leurs propres histoires donc le personnage évolue comme l’enfant le désire. Ils ne sont alors jamais déçus mais n’éprouvent plus le suspens de savoir la fin. Ces logiciels ont un but éducatif et, bien entendu, ils sont souvent accompagnés d’activités qui plaisent aux parents. Il y a tout le temps des couleurs très chatoyantes et de nombreux bruits pour attirer l’enfant. La différence avec les outils d’animation cités précédemment est l’absence de contact humain. Une fois l’enfant autonome, il se retrouve seul face à une machine dépourvue de sentiments. Dans le cas de la Maison d’Arthur et de la Boîte à Hortense, les petits sont en groupe et face à des personnages qu’ils peuvent toucher et avec lesquels ils peuvent jouer. Ils ont la possibilité de partager leurs sentiments et de communiquer avec les autres enfants du même âge. La nouvelle génération est celle de l’audiovisuel. Même si de nombreux efforts sont fournis pour promouvoir la lecture, il est important de se demander si l’enfant ne favorise pas le monde virtuel dans lequel il évolue. Le livre traditionnel est un patrimoine qu’il faut préserver pour que les conteurs et les animateurs puissent encore faire rêver les générations futures. Les livres animés et interactifs partent d’un bon sentiment, ils sont très bien conçus et développent l’imagination des enfants mais n’ont peut-être pas le même pouvoir que les autres outils d’animation. C’est-à-dire pousser les enfants à devenir de grands lecteurs.

    Conclusion

    Le livre apparaît aujourd’hui comme un objet culturel et social incontournable. Sur papier ou sur écran, il est toujours une porte ouverte sur d’autres horizons. Ainsi, sa fréquentation est l’occasion pour chacun de bâtir ses expériences et ses rêves. Cela est particulièrement important au moment de l’enfance où l’être se construit, petit à petit, seul mais aussi avec les choses et les gens qui l’entourent. Les différents outils d’animation pédagogique que nous avons rencontré témoignent des immenses potentialités qu’offre le livre, mais aussi du rôle de certaines personnes (et de la société) à le promouvoir. En effet, la pratique de lecture n’est pas encore le fait de tous mais chacun doit y avoir accès. L’articulation de ces deux mondes que sont le livre et son public donne à l’animation tout son sens et sa raison d’être. La bibliothèque reste, nous l’avons vu, le lieu pratique et privilégié de toute activité liée au livre ; mais certains outils sont créés pour aller directement en des espaces atypiques ou simplement là où le livre n’est pas présent. Bref, il s’agit juste, à l’aide de beaux objets, d’une activité visant à sensibiliser toute une population au plaisir de la lecture et à développer le goût des livres. C’est pour cela qu’Arthur, Hortense, et les autres outils vont "chercher le public" et l’emmènent en voyage dans des mondes tantôt imaginaires, virtuels ou réels au gré des histoires et à la rencontre du bonheur.

    Renseignements pratiques et coordonnées des organismes cités

    -  La Maison d’Arthur est louée gratuitement pendant 15 jours aux structures de Villeneuve d’Ascq, 2000 francs les 15 jours puis 500 francs la semaine supplémentaire pour les structures des autres communes. Pour tous renseignements, contacter l’Association B.A.V.A.R, Médiathèque Municipale, 96, chaussée de l’Hôtel de Ville, 59650 Villeneuve d’Ascq Tel. 03.20.05.14.54.

    -  Les Boîtes à Hortense sont vendues 5600 F. Renseignements pédagogiques : Dominique WALTER, Tel. 03.20.14.42.24 ; Florence COBLENCE, Tel.01.40.45.93.61. Bon de commande à adresser à l’Institut National de la Jeunesse et de l’Education Populaire, Département de l’information et des publications, 9/11 rue Paul Leplat, 78 160 Marly-le-Roi.

    par Adélaïde Beche-Belsot, Muriel Charlet et Stéphanie Durot Université de Lille III, 1999