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Mes 400 coups avec Quick et Flupke, par Anne Cordier

 
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    Pour certains, il y eut Laurel et Hardy, Tic et Tac, Pif et Hercule. Pour moi, ce fut Quick et Flupke...
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    Le premier volume des Aventures de Quick et Flupke

    Nés sous le crayon aiguisé de Georges Rémi, alias Hergé, ces deux gamins de Bruxelles ont vu leurs histoires publiées dans les pages du journal Le Petit Vingtième à partir des années 1930.

    Quand je pense à Quick et Flupke, des images gaies me viennent à l’esprit : le pauvre Agent 15 qui ne sait où donner de la tête, les anguilles de Quick déchiquetées par un tramway, Flupke et ses tags résolument dysorthographiques... Avec Quick et Flupke, j’ai fait les 400 coups : ils réalisaient dans leurs cases de BD toutes les farces que j’imaginais au gré de mes déambulations, mais que je savais proscrites dans la réalité.

    Lorsque j’ai commencé à dévorer cette série, je me souviens que les albums se trouvaient dans le grenier de la maison. Quel bonheur transgressif cela représentait pour moi de m’isoler sur le lit du grenier, l’ouvrage sur les genoux, et le rire à volonté, partageant avec délectation les pieds de nez constants que Quick et Flupke adressaient à toute forme d’autorité !

    Je n’ai jamais retrouvé la sensation jubilatoire que me procurait la lecture des aventures de Quick et Flupke. Je connais encore par coeur les exploits de mes deux amis de papier, et lorque j’ai quitté le domicile parental, il était impensable de partir sans les 12 sacro-saints albums !

    Pourtant les deux "ketjes" de Bruxelles restent dans l’ombre du jeune reporter Tintin, beaucoup plus conventionnel à mon goût. Mais dans le coeur de la petite fille que j’ai été, dans le regard que je porte sur le monde qui m’entoure, il y a toujours l’impertinence et l’espièglerie de Quick et Flupke...

    © Anne CORDIER, 2007

    Post-scriptum

    « Quick et Flupke, ketjes de Bruxelles » sur le blog brusselslife.be