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Un nouvel enfant arrive (mini thèse)

 
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    Un nouvel enfant arrive :

    la question de la maternité chez les plus petits (1-8 ans)

    par Sabrina Blondel (Master SID, 1ère année, 2004)

    Introduction

    C‘est souvent quand arrive un petite frère ou une petite sœur que les enfants se posent des questions sur la grossesse et la naissance. S’ils se demandent d’où ils viennent, ils s’interrogent également sur les transformations subies par le corps de la mère et sur la place que prendra le nouvel enfant. En réalité l’arrivée d’un nouveau membre dans la famille constitue un bouleversement d’ordre social et psychologique. Social parce qu’ils comprennent que leurs parents sont à l’origine de leur propre naissance : faire des enfants est un acte naturel du cycle de la vie et découle d’une pratique sociale liée aux adultes. Psychologique car l’enfant doit reconsidérer sa place au sein du noyau familial.Les albums de littérature de jeunesse manifestent dans un premier temps une volonté éducative. Si l’emploi du symbolisme est courant pour les albums touchant les moins de cinq ans, au-delà de cet âge ils veulent rompre avec les explications fantasmagoriques sur la « fabrication des bébés ». Dans un second temps, les albums préparent à accueillir le nouvel enfant et tentent de pallier le sentiment de jalousie. En réalité se thème est présent dès les albums pour enfants de 2 ans. Nous étudierons donc au travers de vingt-deux albums six thématiques récurrentes que j’ai choisi de présenter dans un ordre qui peut s’assimiler à celui de la grossesse, à savoir : le symbolisme de l’œuf - les origines de la vie : comment on fait les bébé - bébé dans le ventre de maman - humaniser bébé - accueillir bébé - le sentiment de jalousie. Nous traiterons donc le sujet de l’imaginaire de l’enfant à sa confrontation avec le nouveau né.

    I. La symbolique de l’œuf

    Pour les plus petits, les moins de cinq ans, les auteurs de littérature de jeunesse utilisent très régulièrement la métaphore de l’œuf. Le poussin sort peut-être de l’œuf comme les filles des roses et les garçons des choux. La naissance n’est que l’évolution d’un état à un autre. Dans Histoire de l’œuf, Ilya Green, met en avant l’histoire d’une petite fille qui trouve un œuf et qui veut le manger. A la fin de cette histoire, elle s’étonne de voir cet œuf se briser pour laisser apparaître un poussin. Cette symbolique ne cherche pas à éveiller la question du « comment naît-on ? », mais suscite tout simplement l’idée que l’on puisse naître.

    La naissance est un processus commun à tout être humain. Tout neuf ! de Delphine Perret met en avant ce constat. Dans son livre, un œuf est découvert et toute la question est de savoir par qui il a été pondu et ce qui va en sortir : un cheval ? un cochon ? La naissance est envisagée comme un événement fortement lié à l’effet de surprise, elle engage un processus d’acceptation de l’autre quel qu’il soit. Dans Les œufs mystérieux de Louise Ducla Soares, un grand nombre d’animaux sortent des œufs : crocodile, perroquet,... mais la poule qui les a couvés ne s’arrête pas à leurs différences et les considère malgré tout comme ses enfants.

    En effet, on peut considérer que naître c’est avant tout arriver dans un monde nouveau et s’intégrer à une famille qui vous aime tel que vous êtes. Plus loin que l’acte de naître lui-même, l’éclosion d’un œuf représente l’apparition d’un nouveau mode de vie. La naissance d’un enfant représente des responsabilités et chacun doit être prêt à accueillir le nouvel arrivant. Je veux être une maman tout de suite de Alex Cousseau, montre qu’il est difficile d’être mère quand on n’y est pas préparé. Julote, petit poussin tout juste sorti de son œuf veut déjà être maman, elle couve un œuf qui se trouve être celui d’une autruche, et se retrouve bien désarmé à la naissance du bébé. La symbolique de l’œuf permet d’éveiller les enfants à des questions qui vont au-delà de la conception ou de la grossesse, elle permet de faire comprendre que chaque être humain existe parce qu’il est né. Le rapport aux parents s’apparente plus à l’affectif qu’au biologique, ils sont là pour s’occuper de l’enfant et pour lui donner de l’amour.

    II. Les origines de la vie : comment on fait les bébés ?

    Les parents ont beaucoup de mal à expliquer à leurs enfants le mode de conception des bébés ; ils appréhendent d’aborder la question du sexe avec des enfants en si bas âge. Ils contournent souvent le problème et évitent de mentionner la vérité en inventant de drôles d’histoires comme dans Comment on fait les bébés ! de Babette Cole : les bébés se cultivent ; on les ramasse sous des pierres ; on achète de la pâte à bébé chez le pharmacien ... Les parents contournent le tabou du sexe en donnant aux enfants l’impression que les bébés sont partout. Si le mythe des garçons dans les choux et des filles dans les roses perd de sa popularité, ce livre montre que les parents ne manquent pas d’imagination. Heureusement les enfants de Comment on fait les bébé ! savent très bien ce qui se passe entre une femme et un homme s’ils désirent un enfant. Ce livre s’adresse aux plus de cinq ans car il n’omet rien de la conception des bébés. S’il utilise un vocabulaire simplifié, il n’en reste pas loin de la réalité en allant jusqu’à montrer quelques positions de « papa et maman au travail ». Les albums de littérature de jeunesse, sur cette question de la conception, montrent aux enfants que l’on ne les prend pas pour des imbéciles et qu’ils sont capables de comprendre. Mettre en avant les idées fausses avant d’annoncer la vérité permet de remettre en question ce que l’enfant pensait savoir pour lui inculquer de nouvelles connaissances. Ce schéma pédagogique peut s’apparenter à la théorie socio-constructive de Piaget montrant que les enfants passent par des phases d’accommodation, d’assimilation et d’équilibration des savoirs. Il s’apparente aussi à la pédagogie de Ph. Meirieux revendiquant la décontaxtualisation des acquis antérieurs pour une recontextualisation de nouvelles connaissances.

    C’est également la position adoptée par Thierry Lenain dans Graine de bébé, qui pose des questions sur la conception des bébés, avance des réponses erronées avant de faire valoir la réelle explication, souvent toute simple. Ce livre trouve sa particularité dans le fait qu’il aborde la fécondation en opposition avec la conception in utero évoquée jusqu’alors. Même si le contexte diffère, le principe du spermatozoïde et de l’ovule reste le même. Les bébés conçus ainsi sont donc de vrais bébés faits avec le même désir, sinon plus, que les autres enfants. Enfin, si cet album n’évoque pas directement la conception des enfants, on peut évoquer dans cette partie Avant d’être un bébé de Hughes Paris. La particularité des graphiques et des discours font de cet album une perle d’originalité. En allant au-delà de la petite graine du papa dans le ventre de la maman, il éveille à la réflexion en abordant, non pas les origines des enfants, mais les origines de l’Homme. « Avant d’être un bébé tu étais une algue [...] une méduse indolente [...] une musaraigne [...] un macaque... » Le caractère philosophique des écrits, accompagné d’illustrations de style art contemporain (Charlotte Monnet), aborde des faits biologiques et historiques montrant qu’être un bébé c’est être un futur adulte qui participera, comme ses parents avant lui, à l’immuable cycle de la vie.

    III.Bébé dans le ventre de la maman

    Si l’enfant voit évoluer le corps de sa maman, le voit s’arrondir et gonfler au fil des mois, il ne se représente pas forcément le bébé en tant que tel. Dans Tu crois que c’est un bébé ? de Yaël Vent de Hoves, dans lequel deux enfants se posent la question de savoir ce qu’il peut y avoir dans le ventre de leur mère. Il est vrai que, comme une boîte à surprise on sait que le plus important est à l’intérieur, mais on peut difficilement se la représenter sans le voir. D’où de réels étonnements comme lorsque Mélanie, dans Je veux une petite sœur de Geneviève Noël, découvre qu’elle aura un petit frère et non la petite sœur tant espérée.

    Dans Le ventre des dames, de Malika Doray, illustre de façon poétique l’univers de bébé dans le ventre de la maman. Si les dessins sont très oniriques, en restant loin de la réalité ils ne permettent pas vraiment aux enfants de se représenter l’état du bébé. C’est également la cas de Mon tout petit de Annick Tandavarayen, qui retrace l’histoire d’une naissance vue à travers les yeux du bébé. Celui-ci dans le noir finira par atteindre la lumière du dehors. La simplicité des illustrations laisse néanmoins percevoir l’évolution physique de l’enfant jusqu’à la naissance. Fortement symbolique, cet album représente moins la maman et son bébé que le bébé et son univers. Si ces deux livres font travailler l’imagination, la plupart des autres albums représentent le ventre de la mère par une coupe transversale permettant ainsi d’apercevoir le bébé et la situation dans laquelle il se trouve.

    Comme on a pu le voir à propos de la conception, le développement du bébé est abordé avec franchise, employant des termes concrets, parfois même scientifiques. C’est le cas de Attendre un petit frère ou une petite sœur. Le docteur Catherine Dolto explique avec un langage médical l’évolution du bébé dans le ventre de sa maman ; elle met notamment en avant les habitudes de l’enfant avant sa naissance, entre autre la manière de se nourrir.

    Ces explications permettent également aux enfants de comprendre pourquoi la grossesse est quelque chose de long, qui mérite patience. La naissance de Françoise Rastoi-Faugeron utilise ce même vocabulaire et amène des explications scientifiques à l’ensemble des étapes de la maternité. En réalité on remarque à nouveau une volonté forte d’apporter des savoirs vrais au plus tôt ; en effet, ces albums sont destinés au moins de cinq ans, voire aux un/trois ans. Ils rappellent que l’enfant subit le processus de socialisation dès la naissance et que l’assimilation de connaissances, même pointues, n’attend pas un âge en particulier.

    Les livres présentés ci-dessus proposent donc deux représentations de l’enfant dans le ventre de sa mère : une imagée qui développe une réflexion sur le bébé et son environnement, et une représentation technique permettant de comprendre l’évolution du bébé dans le corps maternel.

    IV.Humaniser bébé

    Les neufs mois de grossesse laissent aux enfants le temps d’imaginer ce que sera le bébé. En réalité, celui-ci reste pendant longtemps une entité abstraite. Les parents doivent alors préparer les enfants au fait qu’un bébé est un nouvel être humain qui prendra sa place au sein du noyau familial. Dans Un cœur qui bat de Virginie Aladjidi, l’enfant est bien présent, même s’il n’est pas visible. La preuve en est ce bruit qui n’est autre que le battement de son cœur.

    Il est important de montrer que dans le ventre de maman le bébé ressent déjà les événements extérieurs. A travers J’attends un petit frère, Miriame Vilcoq raconte l’histoire d’une petite fille ayant du mal a accepter la venue de son frère. Si elle se trouve face à une maman avec un gros ventre, en réalité le bébé entend également ce qu’elle dit et réagit à ses propos. Même si aucun texte n’est mis en relation avec le petit frère, les illustrations montrent bien les expressions de celui-ci.

    En fait, cette petite chose qui semble avoir beaucoup de défauts - elle pleure, elle a toujours faim, elle n’est pas propre - n’est pas si différente. C’est une petite personne avec des sentiments et des envies. C’est ce que découvre Petit ours brun dans Petit ours brun et le bébé de Danièle Bour. En effet, quand une amie de sa mère arrive avec un bébé chez lui, il se rend compte que celui-ci a des besoins. Le fait de dormir, de pleurer, de manger ou de jouer est bien la preuve que les bébés ne sont pas des objets, mais bien des être humains comme tous les enfants plus grands.

    En tant que tel, il est important de leur donner de l’amour, et c’est ce que met en avant Camille a un bébé de Jacques Duquesnoy. Camille est une girafe tout nouvellement maman, son bébé pleure et elle ne sait pas pourquoi, il n’est pas malade, n’a pas froid, n’a pas faim, elle ne sait pas ce qu’il veut. Finalement il avait juste envie d’un gros bisou. En fait, les bébés aussi ont besoin de beaucoup d’affection.

    Ces albums cherchent à mettre en évidence le fait que les bébés sont des êtres comme les autres et ce déjà dans le ventre de la maman, qu’ils ont des sentiments et des envies qu’il faut respecter, et surtout qu’il ont vraiment besoin d’amour.

    V.Accueillir bébé

    La naissance d’un enfant constitue un événement, C’est moi bébé de Emile Jadoul retrace les aventures de bébé : préparatifs de sa naissance, départ à la maternité, premier bisous, premier bain, premier Noël... Fait sous forme d’album photo, ce livre permet aux parents de mettre en scène leur enfant. Il aborde la grossesse et la naissance, et avec l’ajout de photos et de commentaires, cet album se personnalise au fur et à mesure que bébé grandit. À travers ce livre, l’enfant comprend tous les efforts faits par ses parents pour l’accueillir dans la famille. Les auteurs de littérature de jeunesse montrent ainsi que l’enfant est le fruit du désir et que tout a été pensé pour lui.

    Il est important de pouvoir préparer l’arrivée du nouvel enfant par l’ensemble des membres de la famille, et notamment par le ou les futurs grands-frères et grandes-sœurs. Dans La petite sœur de Franklin de Paulette Bourgeois, Franklin sait qu’une petite sœur va bientôt rejoindre la famille et qu’elle aura probablement besoin de place. Pour qu’elle soit au mieux possible dès sa naissance, il aide ses parents à préparer son arrivée ; elle a les mêmes besoins que Franklin et doit avoir son propre lit, sa chambre...

    Tout comme dans Bientôt un bébé de Diane Barbara ces albums cherchent a mettre l’enfant déjà présent au centre des préparatifs, il devient alors acteur de la naissance du futur enfant et non écarté du nouveau bonheur des parents. Mouss’, le héros de Diane Barbara, a attendu impatiemment le bébé et s’est réellement investi pour aider ses parents à accueillir sa petite sœur Adèle. Pour autant, il éprouve un sentiment de mise à l’écart quand celle-ci arrive.

    En réalité un enfant qui a longtemps été seul avec ses parents, même s’il est intégré à l’organisation de l’espace pour le bébé, peut avoir du mal le moment venu d’accepter ce nouveau mode de vie. Ces albums mettent en avant l’intérêt de faire participer les enfants à l’arrivée d’un autre. En effet cela leur permet de réaliser qu’ils ne seront plus seuls et qu’ils devront non seulement diviser l’espace qui leur était entièrement consacré auparavant, mais aussi permettre à leurs parents de donner de l’amour à quelqu’un d’autre que lui ; ceci n’est pas toujours acceptable.

    VI.Le sentiment de jalousie

    L’arrivée d’un nouvel enfant provoque forcément chez les plus petits un sentiment d’injustice. Les parents qui ne se consacraient autrefois qu’à eux-seuls doivent désormais partager leur temps entre plusieurs enfants. Bien que les parents offrent autant d’affection à l’un et à l’autre, l’enfant qui est déjà là a l’impression qu’il va être remplacé et que c’est au tour du bébé d’être aimé.

    L’amour est considéré ici comme une donnée quantitative, l’enfant qui profitait de l’ensemble de l’amour de ses parents va devoir partager avec le bébé. Cette notion implique que forcément il sera moins aimé, puisqu’une partie de l’amour ira au bébé. En réalité, les auteurs de littérature jeunesse cherchent à montrer que l’amour est une donnée qualitative, et ce n’est pas parce qu’un nouvel enfant arrive que l’amour pour le premier va diminuer, il restera le même et sera le même que pour le bébé. Dans Bientôt un bébé, Mouss’ se rend bien compte que depuis que le bébé est arrivé, ses parents ne s’occupent plus autant de lui.

    En effet, contrairement à l’amour, le temps peut se mesurer. Les parents ne peuvent pas multiplier par deux le temps d’une journée comme il peuvent multiplier par deux leur affection. De sorte que le bébé devient la figure de celui qui vole les parents. Pourtant il pleure, il a toujours faim, il est sale... Alors que les parents ont tant insisté pour que leur enfant devienne autonome, qu’il soit propre, qu’il arrête les biberons, qu’il abandonne la tutu... la vue de ceux-ci amoureux d’un bébé qui n’a pas eu a faire tous ces efforts peut pousser l’enfant à reprendre des habitudes de bébé. C’est le cas de Juliette dans de Doris Lauer. Cette petite fille reproche à sa maman de ne plus l’aimer et cherche à attirer son attention en faisant pipi par terre, elle veut à nouveau des biberons. Elle reproche alors au bébé ce que les parents ne semblent pas voir, il n’est pas beau, il pleure...

    Les enfants ressentent ainsi un sentiment d’abandon qui est très souvent traité dans la littérature de jeunesse, comme dans C’est trop injuste de Anita Harper. Ce titre très explicite laisse entre-apercevoir chez les enfants la sensation d’inégalité qui va le pousser jusqu’à une remise en cause d’eux-mêmes : à quoi servent-il maintenant ?

    La jalousie peut se faire ressentir avant même la naissance du bébé. Dans J’attends un petit frère de Miriane Vilcoq, Maud n’est pas contente à l’annonce de la grossesse de sa mère mais à force de parler sans cesse du bébé elle finit par être impatiente de le voir. De près ou de loin, qu’ils s’adorent ou se haïssent, les frères et sœurs entretiennent un rapport particulier qui sera orienté par leurs relations aux parents.

    Si dès sa naissance le bébé est perçu comme un coupable, il est fortement possible que leurs rapports restent conflictuels. La littérature ambitionne de faire réfléchir les enfants à cette question de la jalousie. Finalement il est bon de leur fournir des repères permettant de se mettre à la place du bébé ou des parents ; par exemple dans l’album précédemment cité, la maman montre que « ce n’est pas parce que tu aimes ton lapin que tu n’aimes plus ton nounours ». Cette comparaison peut alors éclairer les enfants.

    Conclusion

    Les thématiques liées à la maternité, la grossesse et la naissance sont multiples. Dans l’ensemble, elles essayent de faire réfléchir les enfants sur ce qu’ils sont, d’où ils viennent, comment il ont été conçus. En réalité, elles cherchent surtout à resituer l’enfant par rapport à lui-même avant l’arrivée du nouveau-né. La prise de conscience de soi, de ses origines, permet de se mettre à la place de l’autre et de l’accepter tel qu’il est.

    Néanmoins, ce n’est pas toujours facile de se mettre de côté lorsqu’on a été pendant longtemps le centre d’une famille. Tous ces albums mettent en avant le désir sincère des parents d’avoir des enfants, le plaisir qu’ils ressentent à les élever, et la satisfaction d’être une famille unie.

    Si j’ai choisi de traiter la maternité vue sous l’angle du bonheur, on peut pourtant souligner le fait que tous les enfants ne sont pas nés du fruit du désir ou que toutes les grossesses ne se déroulent pas aussi bien que l’ont aurait espéré.

    Bibliographie

    A partir de 1 an

    Bour, Danièle. Petit ours brun et le bébé. Edition Bayard Jeunesse. Paris, 2002 (sixième édition)

    Dolto, Catherine. Attendre un petit frère ou une petite sœur. Edition Gallimard jeunesse. Paris, 2004

    Jadoul, Emile. C’est moi bébé. Edition Casterman. Paris, 2004

    Vilcoq, Miriame. J’attends un petit frère. Edition Ecole des Loisirs. Paris, 1999

    A partir de 3 ans

    Aladjidi, Virginie. Un cœur qui bat. Edition Thierry Magnier. Paris, 2004

    Duquesnoy, Jacques. Camille a un bébé. Edition Albin Michel jeunesse. Paris, 2004

    Harper, Anita. C’est trop injuste. Edition Gallimard jeunesse. Paris, 2002

    Lauer, Doris. Juliette à un petit frère. Edition Lito. 1998

    Perret, Delphine. Tout neuf ! Edition Atelier du poisson soluble. 2002

    Tandavarayen, Annick. Mon tout petit. Edition Atelier Martine et Daniel Sassier. 2000

    Vent de Hoves, Yaël. Tu crois que c’est un bébé ? Édition Renaissance du livre. 2003

    A partir de 4 ans

    Barbara, Diane. Bientôt un bébé. Edition Le Sorbier. Paris, 2002

    Bourgeois, Paulette. La petite sœur de Franklin. Edition Deux Coqs d’Or. 2003

    Cole, Babette. Comment on fait les bébés ? Edition du Seuil. Paris, 1993

    Green, Ilya. Histoire de l’œuf. Edition Didier jeunesse. 2004

    Noël, Geneviève. Je veux une petite sœur. Edition Père Castor Flammarion. Paris, 2003

    Paris, Hughes. Avant d’être un bébé. Edition Rouergue. 2004

    À partir de 5 ans

    Cousseau, Alex. Je veux être une maman tout de suite. Edition Ecole des Loisirs. Paris, 2002

    Doray, Malika. Dans le ventre des dames. Edition Didier jeunesse. 2003

    Ducla Soares, Louise. Les œufs mystérieux. Edition Zarafa. 1994

    Lenain, Thierry. Graine de bébé. Edition Nathan. Paris, 2003

    A partir de 7 ans

    Rastoi-Faugeron, Françoise. La naissance. Edition La Martinière jeunesse. Paris, 2000