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L’École dans la Littérature de Jeunesse (entretien)

 
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    Ce document présente une analyse autour du thème de l’école et de sa représentation dans la littérature de jeunesse à travers différents aspects : représentation des lieux, représentation des acteurs (les enseignants, les enfants, la famille ...), transmission de valeurs et représentation de l’école dans l’imaginaire etc.

    L’ ÉCOLE EN QUESTION par Françoise Bourdon, Université Lille III, 1997

    Françoise Bourdon est née en 1950 à Lille. Elle est la cadette de deux enfants. À deux ans, elle entre à la maternelle et réussit bruyamment son entrée en Mat. Sup (Maternelle supérieure). À 6 ans, elle apprend à lire et à compter à l’école primaire. À 11 ans, au Collège d’enseignement général, sa matière préférée est le bitume de la cour de récréation. À 18 ans, elle milite en Mai 1968 et rate son bac. Puis elle rencontre un prof dont elle a trois enfants. Devenue studieuse, à 47 ans elle se lance dans de longues études universitaires. Dans le cadre de ces études, elle est amenée à faire une recherche sur le thème de « l’école à travers la littérature jeunesse ». Aujourd’hui, elle répond aux questions de Potiron.

    Potiron : Nous avons présenté dans notre rubrique « sélection » les livres qui ont servi de supports pour votre recherche. Comment avez-vous sélectionné ces livres ?

    Il y a tout d’abord des auteurs qui m’ont été conseillés par le Directeur de ma recherche, Monsieur Loock et que j’ai trouvé à la B.D.B. de Lille III : Susie Morgenstern/Gudule, Azouz Bégag, Tito, Serge Pérez, Anne-Marie Desplat, etc... Puis un jour, je vais faire mes courses au supermarché avec ma fille qui était au courant de mon projet. Je vide le contenu de mon caddie sur le tapis roulant, deux « Instit » surgissent alors parmi les chocolats, biscuits, sucettes et autres superflus pour mon porte-monnaie.

    Depuis la fin du 19ème siècle, l’instruction publique est devenue obligatoire. En même temps, l’école devient un espace de socialisation pour l’enfant, un espace qui structure sa vie. Comment cet espace est-il décrit dans la littérature jeunesse ?

    Les locaux sont en général vétustes et offrent un cadre peu accueillant surtout dans les écoles situées en ville. Dans Terminale, tout le monde descend , l’héroïne trimbale son être dans des salles ternes, les couloirs sont délabrés, les sièges de solidité douteuse, les tables en bois pourri criblées de graffitis gravés par l’ennui passé, dans la sixième, le palais est réservé à l’administration et les élèves ont des bâtiments qui ressemblent à des casernes. Le terme de caserne apparaît dans plusieurs romans, L’école qui n’existait pas est une pension sinistre, une caserne et les vécés, un musée, quant à Brancourt, le professeur du LEP de Salut bahut, il compare le bâtiment à un cube blanchâtre tout en fenêtres, une anonyme boîte à chaussures laissant pendre de son couvercle mal fermé une frange de stores délavés, une cour goudronnée infiniment triste. L’école du Cheval qui sourit est une vieille école de village avec un préau, des cabinets au fond de la cour , on y trouve également la maison du maître

    Si les lieux sont décrits parfois avec passion, l’école a-t-elle une place importante dans la vie de l’enfant ?

    Une enquête a été réalisée auprès d’une soixantaine d’enfants scolarisés en 6ème, donc âgés de 11-12 ans et avait pour objectif d’explorer l’expérience qu’ils ont des processus d’éducation dans lesquels ils sont impliqués et donc de partir de leur point de vue et non pas de celui des adultes. Cette enquête a montré que les enfants associent au mot Education, l’institution éducative par excellence qu’est l’école. Les mots école, maître, maîtresse apparaissent plus souvent que les mots parents, père, mère, famille.

    La famille n’assurerait-elle plus son rôle d’éducation ?

    Encore faudrait-il redéfinir ce qu’est une famille dans notre société actuelle car ce concept est en pleine évolution. Mon expérience personnelle d’une vingtaine d’années d’ action sociale m’a confronté très souvent avec l’attitude de démission des parents face à leurs responsabilités d’éducateur. La mère de Mickette dans L’école qui n’existait pas est ainsi partie avec un autre mec, laissant sa fille seule avec son père. Dans l’Instit, Sandrine est élevée par ses grands-parents depuis la mort de sa mère. Dans Lettres d’amour de 0 à 10 , Ernest vit aussi avec sa grand-mère, sa mère est morte. Sandrine et Ernest déploieront la même ardeur à vouloir retrouver leur père. D’autres difficultés graves accompagnent la vie de certains enfants, notamment la maltraitance. Guillaume dans L’Instit, est constamment obligé de ruser à l’école pour que personne ne découvre les coups de cravaches que son père lui assène règulièrement sur le corps. Raymond, lui, a les oreilles en pointe, conséquence de la violence avec laquelle son père le corrige, il prend des tartes et des gnons, des grands coups de pied dans le cul en étant retenu par les cheveux. Raymond finit même par souhaiter la mort de ce père. Dans Le Cheval qui sourit , les parents sont plus préoccupés par la sécheresse, les impôts, les quotas laitiers que par l’école.Le sauvetage de l’école se fera sans les parents.

    Les parents sont-ils aussi souvent absents ?

    Non bien sûr, certains ont des aspirations pour leurs enfants. Dans La sixième, la mère rêve que sa fille devienne une femme de science. Le père d’Azouz dans Le gone du Chaâba souhaite qu’un jour ses enfants ne soient pas comme lui, un pauvre travailleur, qu’un jour ils porteront la blouse blanche de médecin ou d’ingénieur pour retourner riches, en Algérie. On comprend que pour certains enfants, l’école va participer assez fortement dans leurs représentations d’avenir ?

    C’est pendant la période scolaire que les enfants construisent leur statut social. Leurs représentations sociales de leur socialisation sont liées à leur appartenance sociale ou ethnique ou encore à leur sexe ou leur réussite scolaire. Azouz dans Le gone du Chaâba exprime ses aspirations d’intégration dans la communauté française et est parfaitement conscient des difficultés qu’il cumule, c’est-à-dire à la fois son origine ethnique et le fait d’être pauvre, d’avoir des parents analphabètes. L’école est pour Azouz l’occasion de prouver à ses camarades Français et à ses parents qu’avec de la volonté, on peut réussir. Il dit : « J’étais enfin intelligent, la meilleure note de toute la classe à moi, Azouz Bégag, le seul Arabe de la classe, devant tous les Français ! J’étais ivre de fierté ».

    Jusque maintenant, on a parlé de l’école en tant que lieu,on a aussi parlé des enfants qui la fréquentent, pourriez-vous nous parler des enseignants ? Sont-ils des personnages importants dans cette tranche de vie scolaire ?

    Pour certains auteurs, l’enseignant incarne le héros. Dans les deux épisodes de L’instit que j’ai déjà cités, Novak n’est pas seulement là pour instruire mais il est également là pour aider l’enfant dans sa vie privée. Il va permettre à Sandrine de retrouver son père pour enfin vivre auprès de lui, Guillaume va également reconquérir l’amour de son père. Il faut dire aussi qu’avant d’être instituteur, Novak a été juge, il a quitté la magistrature pour remonter vers la source du mal, pour chercher des solutions en amont...Instit préventif, en quelque sorte.

    L’enseignant assume donc également un rôle d’assistant social ?

    Le proviseur de Salut Bahut s’oppose pourtant à cette idée en déclarant : « l’école ne peut assurer une tâche d’assistante sociale qui ne lui incombe pas ». Dans L’école qui n’existait pas, Mr Dubrunet est au service de l’ordre moral, cet ordre ayant été bafoué dans l’institution pour jeunes filles où il enseignait auparavant et où il régnait l’indiscipline et la dissipation. On peut dire pourtant que l’enseignant fait un pas dans la vie avec les enfants. La rencontre avec un enseignant peut parfois être décisive pour l’enfant.

    Comment cette rencontre est-elle évoquée ?

    Azouz Begag dans Le gone du Chaâba décrit M. Loubon comme un prof que l’on sent tout de suite et avec qui on est sûr que tout va marcher, il dit : « et à cet instant, lorsque nos regards se croisent, se mélangent, je sens qu’il y a au fond de cet homme quelque chose qui me ressemble et qui nous lie »

    L’enseignant serait-il décrit comme une personne maternante ?

    Il cherche à se faire accepter par ses élèves en étant proche de leurs préoccupations . Dans Salut Bahut, Brancourt propose à ses élèves de parler de sujets qui les intéressent, le tiers-monde, la drogue, le sida, les nanas, le chômage. Mr Loubon dans Le gone du Chaâba fait parler Azouz de l’Algérie qu’il ne connaît pas mais qu’il découvre chaque jour avec ce prof. Dans L’instit, Novak « joue au grand-frère, au papa moderne, cool et tolérant. Dans son sourire il fait passer tant d’indulgence et de complicité qu’on ne peut se sentir qu’en confiance ».

    Quelles méthodes d’enseignement avez-vous rencontrées ?

    Les sciences sont prétextes à la mise en place de pédagogies actives faisant appel à la contribution des élèves. La leçon sur le milieu marin se fait à l’aide d’un homard et d’un sextant apportés par des élèves. En français, les élèves corrigent les copies de leur camarade de classe. Dans Le cheval qui sourit, le maître veut voir ses élèves apprendre des choses aussi diverses et utiles grâce au cheval. Dans La sixième, le professeur propose de faire une rédaction sur le thème d’un quart d’heure de leur vie.

    N’est-ce pas une démarche vers l’autonomie de l’élève ?

    En quelque sorte, oui. Mais l’école peut aller plus loin dans l’éducation des enfants, notamment dans l’apprentissage de la démocratie. Dans La sixième, on assiste à l’élection des délégués de classe. Une fille et un garçon seront élus. Cependant L’école qui n’existait pas applique des méthodes opposées. Mickette, angoissée par l’uniformité des élèves se demande si quelqu’un n’a pas vidé la caboche des élèves de tout ce qu’elle contient pour y mettre des vertus ennuyeuses comme la docilité, la sagesse, la politesse ; elle pense qu’on leur a grillé la volonté, qu’on leur a calciné l’esprit de révolte.

    Les enfants sont en général très attentifs à l’attitude d’écoute, de disponibilité de leur enseignant. L’école répond- t-elle toujours à ces attentes ?

    J’ai trouvé des enseignants qui n’étaient pas enthousiastes à exercer leur profession. Dans Salut Bahut, on recommençait les mêmes gestes, les mêmes fiches, les mêmes trucs jusqu’à l’écoeurement. Le prof d’Anglais de La Sixième, compte les années qu’il a passées en classe à jeter des perles à ces singes qui gigotaient. Le prof de Français annonce aussi sans enthousiasme qu’ils allaient lire Le Médecin malgré lui de Molière.

    L’école est aussi un lieu qui contribue au vécu émotionnel de l’enfant. Avez-vous rencontré des expériences qui confirmeraient cette remarque ?

    L’école est apparue parfois comme un lieu d’exclusion de l’enfant. Le gone du Chaaba exprime l’angoisse du racisme. Eric, Le Minus est surnommé demi-portion par son prof de gym, personne ne voulait de ce minus dans son équipe, le rejet des autres l’angoissait. Des inquiétudes d’autre nature sont exprimées dans La Sixième ; Margot a peur de la sixième, peur de ne pas avoir d’amis, peur que les profs ne soient pas sympas. Dans Le Bahut de Tito, les plus grands humilient les plus jeunes de la sixième.

    L’école préserve-t-elle certaines valeurs ?

    L’amitié est une valeur très présente car elle permet aux enfants de résoudre les problèmes soulevés dans les romans. Dans Le Minus, l’arrivée d’Ignacio fait prendre conscience à Eric que les petits ont leur place dans ce monde. Dans L’instit, Frédéric aide Sandrine à retenir son père. Dans Lettres d’amour de 0 à 10, Victoire va permettre à Ernest de naître une seconde fois en lui faisant découvrir une société moderne avec le cinéma, les achats au supermarché, la télévision.,Les frères de Victoire vont aussi aider Ernest à retrouver son père. Dans La sixième, l’activité solidarité-sixième bat son plein pour qu’il n’y ait plus que des bons élèves qui partagent leur savoir. Tito a traité cette amitié dans Les yeux de Leïla sous une forme moins stéréotypée car c’est Leïla, jeune marocaine qui va donner envie à Guillaume d’apprendre à lire.

    Si vous nous parliez du physique des enseignants pour terminer. Sont-ils beaux, laids, jeunes ou vieux ?

    Dans cette littérature jeunesse, j’ai rencontré une majorité d’enseignants masculins. Ce qui est paradoxal avec la réalité puisque l’enseignement est de nos jours essentiellement un métier féminin. Dans les romans, les femmes occupent un poste hiérarchiquement plus élevé que les hommes, elles sont en général chefs d’établissement et en opposition parfois avec leur personnel, et sont très autoritaires. Par contre, en ce qui concerne les hommes, ils ont une allure moderne, jeune, ont du charme et arrivent à l’école en moto, c’est le cas de Novak et d’un prof de La sixième. Cette représentation bouscule la représentation que peut se faire le monde adulte mais est très proche de l’attente des jeunes. Certains enseignants nouent des relations avec leurs élèves en dehors de l’école. Le bistrot du quartier fournit alors l’occasion d’entretenir des relations moins conformistes qu’à l’intérieur de l’établissement. Salut bahut et Le bahut font vivre ce type de relations élèves-enseignants.

    Vous nous avez permis de mieux connaître ce que les auteurs de littérature de jeunesse disent sur le thème de l’école. Pensez-vous que les ouvrages cités correspondent aux attentes du jeune lecteur ?

    Les situations, les personnages décrits, enfants ou adultes répondent en général à des stéréotypes. Les enfants peuvent y retrouver des profs dont ils rêvent mais aussi des profs qu’ils auraient voulu oublier. Ils connaissent tous dans leur classe, des enfants exclus pour des raisons diverses. Ils sont confrontés aux méthodes différentes de leurs enseignants. Ils ont tous voulu un jour « refaire l’école » en fonction de leurs attentes. Le jeune lecteur a donc la possibilité de se retrouver dans un des personnages et donc d’entrer dans l’histoire.

    On entend souvent dire que les jeunes ne lisent plus et que c’est un facteur d échec scolaire. Pensez-vous que la littérature-jeunesse peut créer une connivence entre l’auteur, les personnages qu’il fait vivre et les jeunes lecteurs ?

    L’Instit est une série qui a pour objectif de fidéliser le jeune lecteur car il retrouve son héros et s’y attache. Cette série est également une série télévisée populaire.Les enfants de notre société sont des enfants de la télé. Il serait souhaitable que la série télévisée amène des non-lecteurs à s’approprier cette série pour donner l’envie de lire et d’aller vers d’autres oeuvres. Le fait que des auteurs soient également scénaristes pour la télé peut contribuer à redonner l’envie de lire. Susie Morgenstern déclare cependant que la diffusion de L’amerloque à la télé n’a pas fait vendre plus de bouquins. On peut aussi constater maintenant que le livre est un produit diffusé dans les grandes surfaces au même titre qu’un autre produit, ceci facilite probablement l’accès à la lecture. Reste maintenant à l’école de sensibiliser les élèves à toute littérature !

    "Propos recueillis par Potiron"

    Françoise Bourdon, Université Lille III, 1997

    Post-scriptum

    RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES ET RÉSUMÉS

    Romans

    Morgenstern, Susie, Morgenstern, Aliyah. Terminale ! tout le monde descend. L’école des loisirs 1992(Médium Poche)

    Les mêmes instants d’amour, de disputes, de rapprochements, de regards sur la vie décris par un couple mère-fille à travers un duel dont les seules armes sont le papier et le crayon.

    MORGENSTERN, Susie. La sixième. Paris : École des loisirs, 1984. (Neuf).

    Margot est grande maintenant, elle entre en sixième, une classe pleine de dangers à affronter ,les courses hystériques vers la cantine, les profs qui pensent que tous les élèves sont nuls et idiots, la première boum. Margot est bonne élève et sera élue déléguée de sa classe, elle encouragera alors tous les élèves à être solidaires pour devenir des bons élèves.

    MORGENSTERN, Susie. Lettres d’Amour de 0 à 10. Paris : École des Loisirs, 1996. (Neuf).

    Ernest vit avec sa grand-mère, il aime l’école car l’école nourrit son espoir d’être un jour capable de lire dans l’encre étalée sur la feuille usée de la lettre que sa grand-mère conserve. Une nouvelle élève, Victoire va aider Ernest à renaître en lui faisant découvrir un monde qu’il ne connaissait pas. Ernest retrouvera son père.

    PEREZ, Serge. Les oreilles en pointe. Paris : L’Ecole des loisirs, 1995. (Médium).

    Raymond se fait tirer les oreilles à longueur de journée, à l’école par l’instituteur, à la maison par son père qui va souvent jusqu’à le rosser. Le seul plaisir de Raymond est d’accompagner le boulanger lors de sa tournée, chaque jeudi matin. Raymond ne retient jamais ses leçons, il n’arrive pas à résoudre les problèmes que lui donne l’instituteur. La boulange propose aux parents de Raymond de le prendre comme apprenti. Mais la boulange partira pour l’éternité en laissant Raymond avec ses peurs.

    GUDULE. L’école qui n’existait pas. DURUAL ill. Paris : Nathan, 1994.

    Mickette vit seule avec son père depuis que sa mère est partie avec un autre « mec ». Elle a de très mauvaises notes à l’école. Son père décide donc de l’inscrire dans la meilleure école du monde, la pension Suave. Mais cet institut dirigé par Mr Dubrunet, n’est en fait qu’une classe unique regroupant des jeunes filles et des enseignants qui ne sont que des robots. Mickette, seul être humain parmi les robots, sera sauvée de cet univers de science-fiction grâce à l’épicier.

    Gudule. L’instit : Concerto pour Guillaume. Hachette Jeunesse (Marianne Costa Bibliothèque verte)

    Guillaume échoue dans toutes ses entreprises. Il joue de fausses notes au violon, a de mauvaises notes en classe, il fait tout pour être rejeté de ses camarades d’école. A la maison il est maltraité par son père depuis la mort de sa mère. Monsieur Novak, le nouvel instituteur percera le terrible secret de Guillaume et l’aidera à retrouver le goût à la vie auprès de son père.

    GUDULE. L’Instit : Une seconde chance. Paris : Hachette Jeunesse, 1996. (Bibliothèque Verte).

    Depuis la mort de sa mère, Sandrine est élevée par ses grands-parents, vignerons. Un jour, sur le chemin de l’école, elle est suivie par un jeune motard qu’elle aime tout de suite. En réalité, ce jeune motard si doux, si triste est son père. Novak, le nouvel instituteur et Frédéric le meilleur copain de Sandrine la rapprocheront de ce père tant attendu qui succèdera aux grands-parents pour l’exploitation du vignoble.

    DESPLAT, Anne-Marie. Le Minus. Milan, 1992. (Zanzibar).

    Eric est un minus car il est petit, maigre, rêveur. Ses parents le couvent mais il est rejeté par ses camarades de classe. Un jour, un nouvel élève Ignacio arrive du Brésil. Eric et Ignacio vont devenir inséparables. Enfin Eric n’est plus seul, quelqu’un l’admire !

    DELVAL, Jacques. Salut bahut !. Paris : Flammarion, 1994.(Castor Poche).

    M. Brancourt, professeur de français enseigne pour la première fois. Il vient d’être nommé dans un LEP. Parmi ses élèves, Jérôme dit Jed’s est en dernière année de CAP et a quelques démélés avec la justice. Brancourt va essayer de se rapprocher de ses élèves et va aider tout particulièrement Jed’s qui s’est embarqué dans une sale affaire.

    BEGAG, Azouz. Le gone du Chaâba. Seuil, 1986. (Points).

    Azouz vit avec sa famille algérienne dans un bidonville situé en banlieue lyonnaise. Il rêve d’être à l’école dans les premières places du classement comme ses camarades français. Pour y arriver, il n’hésite pas à être la risée de ses copains. Cependant, lorsqu’il se retrouve en 6ème au collège, il rencontre Mr Loubon , professeur de Français qui lui donnera la chance d’être considéré à la maison comme un savant.

    DONNER, Chris. le Cheval qui sourit. De DUMAS, Philippe. Paris : L’école des loisirs, 1993. (Mouche de poche).

    Le Maître d’école ne veut pas que le village meurt. Il faut donc sauver l’école et pour cela intéresser les enfants. Il achète alors un cheval qui s’appelle Bir-Hakeim. Mais ce cheval est très malade et plus il marche , plus il sourit de douleur. A l’aide du vétérinaire, les enfants et le maître vont sauver Bir-Hakeim et aussi leur école.

    COSTA, Marianne. L’Instit : Concerto pour Guillaume. Paris : Hachette Jeunesse, 1996. (Bibliothèque Verte).

    BD

    TITO. Les yeux de Leïla. Casterman, 1995. (Tendre Banlieue).

    Guillaume est adolescent. Il ne sait pas lire. Un jour, il rencontre Leïla dans un square de son quartier, une amitié va naître entre eux. Leïla, marocaine, fréquente la bibliothèque et offre un livre à Guillaume. L’amour ressenti par Guillaume pour Leïla va lui permettre de reprendre confiance en lui et de retrouver la volonté d’apprendre à lire.

    TITO. Le Bahut. Casterman, 1992. (Tendre Banlieue).

    José est élève d’une classe de sixième dans un collège. Il reçoit un avertissement pour un vol de livre qu’il n’a pas commis mais dont les responsables sont les jeunes d’une bande de l’école dont le chef est Olivier. Les grands du collège martyrisent les plus jeunes, ils provoquent des bagarres lors d’un concert de rock. Une autre élève, Cathy ne travaille plus à l’école car sa mère est hospitalisée. Cette B.D nous plonge dans l’univers d’un collège de banlieue.

    Autres Ouvrages

    GUICHARD, Jean. L’école et les représentations d’avenir des adolescents. Paris : Puf.,1993.

    MONTANDON, Cléopâtre. L’éducation du point de vue des enfants. Paris : L’Harmattan, 1997.