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Enfant de "Sans famille", par Pascal Broutin

 
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    Parfois, comme par enchantement, nous nous souvenons des circonstances de la lecture d’un livre. Ce miracle provient-il du livre, des circonstances ou des deux ? La réponse nous ramènerait, certainement, à l’évocation du problème de l’oeuf et de la poule.

    Dans mon cas, mon entrée en littérature s’est faite à travers la lecture du tome 1 de Sans famille d’Hector Malot. Je dis bien le tome 1 car je n’ai lu le tome 2 que bien des années plus tard.

    Une petite salle de classe, dans une petite école plantée de marronniers, devant le carreau de la mine. École des garçons d’un côté, École des filles de l’autre, le dispensaire au milieu. La séparation des sexes n’était plus inscrite que sur les murs car les filles nous avaient rejoints pour notre dernière année de CM2. Filles, adolescentes, de 10 à 15 ans, certificat d’études oblige, troublaient nos sens de jeunes garçons.

    Une classe de la IVème République, tout à fait traditionnelle : le tableau noir, la carte de France accrochée, le globe terrestre sur l’étagère, une odeur d’encre mêlée de craie qu’avait à peine altérée l’introduction récente du stylo bille.

    Un vieil instituteur, M. Henri Guidez, portant béret sur le côté, dernière année avant sa retraite. Il s’était construit une réputation de Père Fouettard, de Garofoli , alors qu’il ressemblait davantage à Vitalis par sa profonde humanité et ses qualités de pédagogue. Samedi matin, nous partions, donc, sur les traces de Rémi et de Vitalis, au cours d’une lecture partagée.Sur ses sentiers, ô combien difficiles, cohabitaient l’humanité et la partie la plus sombre de l’homme, la vie et la mort, l’espoir et le désespoir. Souvent, nous pleurions tous ensemble, instituteur compris, à la mort de Zerbino, Dolce, Joli Coeur et enfin Vitalis.

    Ce livre fait vraiment partie de ma vie. Il représente un des souvenirs les plus vivants de ma jeunesse. Je revois très bien, 37 ans après, la larme de l’instituteur qui accompagnait ma lecture, hachée de sanglots, de l’agonie de Monsieur Joli Cœur.

    Ce livre ne m’a jamais quitté. Je l’ai lu à mes quatre enfants et j’attends avec impatience de le lire à mes petits enfants, surtout le premier tome. En le relisant, je me suis rendu compte de deux coïncidences troublantes. L’ami de Rémi s’appelle Mattia, il vient d’un petit village italien Lucca. J’ai appelé mon fils aîné Mathias et le suivant Lucas.

    Curieusement, je suis issu d’une famille de musiciens ambulants du côté de mon arrière grand-mère paternelle Eh oui, je suis vraiment un descendant de Rémi du vrai et du fictif. Et j’aimerais terminer avec son leitmotiv « En Avant » !

    © Pascal Broutin, le 27 juillet 2007

    Forum de l'article : 1 contribution(s) au forum

    Enfant de "Sans famille", par Pascal Broutin, Par : baya, 25 novembre 2008
    BONJOUR J’aimerais avnt tout vous remercier pour cette article, et je ne purais vous dir a quel point il ma touchée, et jai mémé ls larmes aux yeux. Premiérement tu ma beaucaup touchée avec ton histoire et apres ça ma ramené loin dans mes souvenirs , moi meme j’ai beaucaup aimée cette histoire, que jai lu et relu plus d’une fois , que j’ai vu a la télé plus d’une fois aussi. C’est une histoire qui nous donne du courage , qui nous montre que léspoire éxiste malgré tout . Merci beaucaup pour cette article.
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