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Le premier amour dans les romans pour adolescents

 
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    INTRODUCTION

    L’amour, voilà un sujet qui tracasse tous les adolescents et préadolescents. Il n’est donc pas étonnant que ce thème soit souvent exploité dans la littérature de jeunesse. Télévision, cinéma, magazines ne cessent de traiter le sujet de façon plus ou moins directe mais en ciblant nettement le jeune public. En conséquence, à l’âge de la puberté et des premières sorties, les jeunes s’ouvrent un peu plus au monde des adultes à travers les premiers flirts. La pression sociale, celle de leurs camarades, les poussent à " sortir " les uns avec les autres sans plus de réflexion. Mais qu’en est-il du véritable amour ? A travers un corpus de cinq livres datant tous des années 90, il est intéressant de décrire le premier amour vu à travers le regard des auteurs de littérature de jeunesse. Le livre offre tour à tour une description de l’amour romantique et sans concession dont rêvent les jeunes filles, celle d’un éveil à la sexualité ou un prétexte pour traiter d’autres sujets considérés comme plus graves. Deux tendances sont apparues à la lecture du corpus. Tout d’abord, la description minutieuse du sentiment amoureux, sous toutes ses facettes (le romantisme, l’acte physique mais aussi la souffrance). Également, l’histoire d’amour comme prétexte à une réflexion sur d’autres thèmes : la découverte d’un sentiment nouveau comme clé vers le monde adulte, les relations parents-enfant et la quête d’identité

    I. L’Amour avec un grand A : le sentiment décortiqué

    L’amour est un sentiment nouveau pour les adolescents et ne manque pas d’être déstabilisant. Les jeunes mûrissent et veulent croquer la vie à pleines dents. Bien souvent, la pression sociale encourage les amourettes qui, si elles blessent sur le moment, n’ont rien de comparables avec le véritable sentiment amoureux, le premier amour qui lui, marque toute une vie. Les auteurs pour adolescents et préadolescents ont bien compris que ce que recherchent leurs lecteurs, c’est la reconnaissance de leurs sentiments, la transcription de ce qu’eux-mêmes ont du mal à analyser et à exprimer. Ce premier amour, comme tous les autres, a de multiples facettes.

    I. 1 Une dose de romantisme

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    © L’École des Loisirs, 1994

    Dans les livres du corpus analysé, on peut noter que le romantisme est bien plus développé dans les romans dont le personnage principal est une jeune fille (ce qui induit en général un lectorat féminin). Le sentiment est décortiqué, analysé, idéalisé. Ainsi, dans Barbamour, Sam (Samantha) déclare à propos de Sam (Samuel), l’élu de son cœur : " Il suffit qu’il entre dans la pièce et le soleil brille jusqu’en Sibérie. Il me suffit d’entendre sa voix et Bach a des ailes. Il lui suffit de me toucher et deux anges dansent la valse sous ma peau ". De même, Mathilde, dans Lettres secrètes s’adresse à Nicolas dont elle est amoureuse en ces termes : " C’est à cet instant que je suis tombée au fond de tes yeux noirs. Et j’ai su que j’étais noyée ". Ces déclarations dégagent un certain lyrisme, s’appuient sur de jolies images plutôt éculées mais elles reprennent les règles des romans à l’eau de rose de nos grand-mères. Ainsi, dans Lettres secrètes, pas d’allusion au sexe mais bien un romantisme échevelé. Il n’est jamais fait allusion à l’acte physique ou même au moindre baiser. Mathilde a l’imagination galopante concernant une éventuelle romance mais elle reste toujours dans le domaine de l’amour galant : danse, balade à cheval, fous rires avec Nicolas, on dirait presque un amour platonique.

    À l’inverse, Sam, dans Barbamour, si elle reste très romantique et fleur bleue, se permet de parler de sentiments physiques. Ainsi, elle s’achète " une chemise de nuit, blanche, longue, en dentelle, à la fois sexy et virginale ", rentre avec délice dans le costume de Père Noël de Samuel " avec l’impression d’entrer dans sa peau ", ce qu’elle trouve " sensuel " et au " goût délicieux du péché ".

    Du point de vue des garçons, c’est plutôt l’effet inverse. Fred, dans Love, a lui aussi quelques poussées de romantisme (" Elle m’a souri [...]. Et jamais, non, jamais, jamais je n’ai ressenti un tel bonheur, jamais je ne me suis autant senti un homme, jamais je ne me suis senti autant exister, comme s’il fallait absolument exister aux yeux de quelqu’un pour exister vraiment ") mais l’accent est plutôt mis sur les sensations physiques apportées par l’amour.

    I. 2 Un soupçon de sexe

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    © L’École des Loisirs, 1999

    Parmi les cinq ouvrages du corpus, Love est en effet le seul relatant un rapport sexuel entre les personnages principaux. Il est vrai que le héros est le narrateur, qu’il utilise un vocabulaire adapté à son âge (c’est rarement le cas) et que le lecteur auquel Serge Perez s’adresse peut facilement s’identifier à Fred. Celui-ci est très représentatif des garçons de son âge : sportif, passant son temps avec ses copains... Il a donc également les mêmes préoccupations : les filles et le sexe. Serge Perez désacralise et élucide bien des interrogations concernant " la première fois " du point de vue des garçons. La typographie est utilisée pour mettre en relief l’explosion des sensations physiques : lorsque Gaelle embrasse Fred, le texte est centré, la typographie agrandie et certains mots sont soit en caractères gras, soit en italique. De même, lors de la première relation sexuelle, Fred s’exprime par petits bouts de phrases hachés par de nombreux points de suspension. De plus, le texte étant particulièrement détaillé et explicite, il rend particulièrement vivant et imagé l’acte sexuel, comme une sorte de mode d’emploi. La scène étant vécue " de l’intérieur " par un garçon, le lecteur visé est donc bien masculin. Il serait intéressant de trouver un livre où la première fois est relatée par une jeune fille. Elle serait certainement vue d’un œil un peu moins " technique " : c’est certainement ce que le lectorat féminin attend.

    I. 3 Une bonne pincée de souffrance

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    © Castor Poche Flammarion, 1999

    Bien souvent, l’amour s’accompagne de souffrance, particulièrement quand l’on n’est pas aimé en retour. Dans Lettres secrètes, Mathilde aime Nicolas en secret et utilise un champ lexical de la douleur assez étendu : " Je suis malade d’amour pour toi " ; " L’amour est un buisson de ronces et quand on tombe dedans, on est déchiré de partout " ; " je préfère encore être lourde comme une pierre et te traîner chaque jour, chaque heure, chaque minute avec moi "...

    Souvent couplé en un mélange complexe à l’euphorie des sentiments amoureux, la souffrance devient le pendant indissociable du premier amour. Le doute, la déception sont monnaie courante dans la littérature de jeunesse. Pour Mathilde, il ne peut en être qu’ainsi puisqu’elle n’est pas aimée en retour et sa relation avec Nicolas est décrite comme un " bonheur-douleur ". Elle se complet dans cette relation à une voie et reste " bien au chaud avec [son] chagrin " qui lui procure une " douleur exquise ". Pour Sam qui, elle, est aimée par Samuel, le doute subsiste et elle se sent menacée par cet amour qui l’encombre. Elle est très consciente de ses vertus douces-amères. Pour elle, "l’amour [est] peut-être le chocolat le meilleur et le plus amer qui enrobe notre cœur des sensations les plus douces ".

    Chez les garçons, la souffrance n’est pas la même. Elle résulte bien souvent d’une incompréhension mutuelle entre les deux sexes. Paul, dans Mon premier jour d’amour, est complètement déboussolé face à son amie Fanny dont le comportement est plutôt imprévisible. Il se laisse mener par le bout du nez par la jeune fille. Ses mystères, ses mensonges ne font qu’exacerber la curiosité et la fascination de Paul mais le rend aussi malheureux. Ne sachant sur quel pied danser, il mettra beaucoup de temps à oser embrasser Fanny. De plus, elle prend un malin plaisir à entretenir un sentiment de jalousie chez Paul, allant jusqu’à s’inventer un petit ami et à essayer de le " caser " avec sa meilleure copine. Fred, dans Love, avoue que " les filles, sacré nom d’un chien, c’est compliqué, les filles, c’est vraiment bizarre ", " les filles, ça met le souk dans vos idées ". À noter que Gaelle use elle aussi de la jalousie pour envoûter un peu plus Fred.

    Le premier amour apparaît donc dans la littérature de jeunesse comme un cocktail de sentiments exacerbés et de contradictions contre lequel les protagonistes ne peuvent rien faire. Les auteurs font preuve d’une grande précision concernant la description des sentiments et bien souvent, l’emploi de la première personne du singulier permet une identification du lecteur encore plus forte. Il se place en position de confident vis-à-vis du narrateur. Mais le récit d’un premier amour peut également être prétexte à l’évocation d’autres thèmes. Dans le corpus étudié, on peut en relever trois : l’entrée des ados dans l’âge adulte, les relations parents-enfant et la quête d’identité.

    II- Le premier amour, prétexte à une réflexion

    Les livres pour adolescents ne se contentent pas de narrer une simple histoire d’amour. Si tel était le cas, il y aurait fort à parier que ces ouvrages ne dépasseraient pas le stade de la littérature de gare ou des romans à l’eau de rose. Les auteurs usent plus ou moins fortement le prétexte du premier amour pour faire passer d’autres thèmes tout aussi importants dans la vie des adolescents.

    II. 1 Le premier amour, une clé vers l’âge adulte

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    © Flammarion, 2013

    En découvrant une nouvelle facette de leur personnalité, celle capable de ressentir un type d’amour différent de tous ceux déjà expérimentés (pour la famille, les amis etc...), les adolescents font un pas vers la maturité, l’âge adulte. Pour preuve, Mathilde, dans Lettres secrètes, déclare à la fin du livre, dans sa dernière lettre à Nicolas : " Je suis sûre qu’un premier amour, ça ne s’oublie pas. [...] Je ne regrette rien de ces jours de souffrances et de larmes car, secrètement, ils m’ont transformée. Je me sens plus forte maintenant. J’ai grandi. " Elle utilise même la métaphore de la chrysalide qui se transforme en papillon après s’être " débarrassée " de son amour pour Nicolas. L’idée que le premier amour, partagé ou non, est une étape vers autre chose, un passage vers une autre vie plus adulte apparaît très fortement dans Lettres secrètes.

    Egalement, dans Mon premier jour d’amour, même si l’idée n’est pas exprimée aussi clairement que précédemment, on sent bien que le personnage de Paul évolue au fil de sa relation avec Fanny. On le sent prendre du recul avec sa vie d’ " avant ". Les petits détails concernant notamment ses parents, qui ordinairement le rendent fou, semblent moins lui empoisonner la vie. Son amour pour Fanny et la personnalité de celle-ci lui donnent un angle de vue différent sur sa vie. Tout à la fin du roman, après que Paul a embrassé Fanny, Sophie Tasma, à travers son narrateur, utilise une métaphore pour exprimer cette profonde mutation : "Je suis allé dans la cuisine. Quelque chose avait changé dehors, la fenêtre était devenue blanche, brumeuse. J’ai compris que c’était déjà le début du jour. " Dans ces romans, le premier amour est dépeint comme un passage obligatoire vers la maturité, comme quelque chose de profondément important dans la vie d’un adolescent. Il n’est donc pas étonnant que l’identification aux personnages soit si convaincante puisque les ados voient enfin leur tourment intérieur reconnu et pris en compte.

    II. 2 La relation parents-enfant

    Dans les cinq livres du corpus, la figure parentale apparaît à un moment ou à un autre. Cependant, elle joue différents rôles dans le récit. Dans Lettres secrètes et Love, respectivement la mère et le père des héros font office de confidents. Ainsi, Mathilde se confie à sa mère à la fin de son amour pour Nicolas. Elle trouve en sa mère une oreille expérimentée et attentive. Dans Lettres secrètes, Mathilde fait partie d’une famille " idéale ", c’est -à-dire dont les parents ne sont pas divorcés, dont les liens sont assez serrés, que ce soit avec les grands-parents ou les parents, et dans laquelle il n’y a aucun conflit de génération. La mère est consciente du chagrin de sa fille depuis le début mais malgré tout, décide de ne pas s’en mêler, de la laisser faire son chemin seule. On peut dire que ce schéma est assez idéalisé par rapport à la réalité des ados d’aujourd’hui. Au contraire, Fred fait partie d’une famille éclatée. Sa mère a quitté le foyer, son père vivote grâce à l’écriture et Fred est fils unique. Certes, son père lui tire les vers du nez concernant Gaelle mais le jeune homme apprécie cet échange père-fils, (" Mes histoires intéressaient enfin mon père, ça les rendait plus belles encore, elles prenaient une toute autre dimension, un tout autre poids. Des histoires dignes de lui, il jugeait bon d’y prêter une oreille, il me prenait enfin au sérieux "). Son histoire d’amour lui donne l’impression d’être digne de l’intérêt de son père, d’enfin trouver une reconnaissance.

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    © L’École des Loisirs, 1999

    Les relations entre les parents et les adolescents sont souvent plus conflictuelles que calmes et la communication est souvent rare, voire inexistante. C’est le cas dans Mon premier jour d’amour. Le père de Paul est un modèle de froideur et d’incompréhension et sa mère lui semble peu digne d’intérêt. Ainsi, c’est sa rencontre avec Fanny qui va faire évoluer les choses. Puisque Fanny s’intéresse à ses parents, c’est qu’ils doivent avoir quelque chose d’attirant, que si on y regarde de plus près, peut-être ne sont-ils pas tels que l’on pensait... À la fin du roman, Paul pose un autre regard sur sa mère et même si leurs relations sont toujours tendues, le jeune homme a réfléchi sur les raisons du comportement distant de son père. Dans Rollermania, le conflit n’est pas si ouvert mais Alex souffre beaucoup néanmoins de l’attitude de sa famille en général. Elle n’est pas celle qu’ils attendaient (" [...] une catastrophe s’est abattue sur ma famille, et cette catastrophe, c’était moi. ") et si jusqu’à la découverte de son amour pour Abdel et donc de sa féminité, elle réglait ce problème en jouant à celui qu’elle aurait dû être, ses parents font inconsciemment pression sur elle, ce qui se répercute sur sa personnalité. Elle déclare d’ailleurs : " Je dois faire honneur à ces prénoms [Alexa, Victoire, Hannibal], soutenir tous les jours le regard de mon père et de ma mère qui auraient tellement voulu que je sois ce garçon fort et baraqué [...] " ; " Tu as voulu un garçon, tu en as un, assume. " Heureusement, Alex parviendra à associer son côté " mâle " (le roller) à sa personnalité de fille (sa robe blanche et ses créoles) et à surmonter sa souffrance.

    II. 3 La quête d’identité

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    © L’École des Loisirs, 1999

    Dans Rollermania, la recherche de l’identité est en fait le thème principal du livre, camouflé sous le béguin d’Alex pour Abdel. Elle veut lui plaire mais il ne la voit que comme un copain, à l’égal des autres garçons. Certes, Alex a joué de son côté garçon manqué plus ou moins imposé par sa famille mais à l’heure où le premier amour apparaît, c’est sa nature de fille qui montre son nez (" Dans la vitre d’un magasin, je souris à la fille que je vois. C’est moi, c’est moi ! "). Lorsqu’elle décide de faire une surprise à Abdel en s’habillant en fille, c’est un vrai changement de personnalité qui s’opère, si fort qu’Abdel ne la reconnaît même pas : " Je commence ma vie de fille, Abdel, ne sois pas trop dur, souhaite-moi bonne chance ". C’est comme si Alex arrivait à la croisée des chemins. Elle doit effectuer un choix difficile : renoncer (d’après elle) à Abdel, comme amour et comme ami, mais se comporter enfin comme une fille ou garder Abdel, la sécurité de sa personnalité de garçon manqué et nier sa nature véritable. Finalement, la solution viendra d’un amalgame entre ses deux " personnalités ".

    La quête d’identité peut être également de nature religieuse. Sam, dans Barbamour, s’interroge sur son judaïsme à l’occasion d’un petit boulot. En tant que juive, peut-elle travailler comme Père Noël dans un grand magasin ? Sous la pression de sa famille, et de sa mère en particulier, Sam en vient à se poser des questions quant à sa religion. Lorsqu’elle se rend compte que l’autre Père Noël du magasin, Samuel, est tout aussi juif qu’elle, le sentiment de décevoir ses parents s’amoindrit mais ce job saisonnier est un prétexte à une recherche sur le judaïsme, les relations avec les autres religions. Susie Morgenstern parle de religion sur un ton humoristique tout en restant fidèle à sa signification pour les jeunes juifs d’aujourd’hui. À travers Sam, ce sont de nombreux adolescents qui se retrouvent dans cette description de la pression familiale et communautaire. L’histoire d’amour entre les deux Sam sert de toile de fond à cette réflexion. Tous deux, si semblables jusque dans leurs noms (Samantha Greenberg et Samuel Rothberg), juifs et transgressant la tradition en se faisant passer pour le Père Noël, incarnent le passage entre la religion traditionnelle et rigide de leurs aînés et la jeunesse contemporaine respectueuse mais bien dans son époque.

    CONCLUSION

    Véritables reflets de la personnalité complexe des adolescents d’aujourd’hui, les romans pour la jeunesse des années 90 utilisent le prétexte du premier amour pour dépeindre fidèlement et avec une précision exemplaire les tourments de l’âme adolescente. Quels que soient le degré d’humour ou de gravité, la nationalité ou la confession des héros, le récit du premier amour est le filtre de bien des situations graves ou moins graves vécues par les adolescents. S’adaptant à son public (féminin ou masculin) en mettant en avant une facette ou l’autre du premier amour (Love, Lettres secrètes, Barbamour) ou simplement en affichant clairement que le récit de cet amour n’est qu’un prétexte à un autre thème (Mon premier jour d’amour, Rollermania), les auteurs de littérature de jeunesse retranscrivent par des mots les sentiments confus des adolescents. En bref, la mission de ces romans est bien de dire au jeune qu’il n’est pas seul à ressentir tel ou tel sentiment, que d’autres aussi ont des problèmes avec leurs parents, que ne pas bien savoir qui l’on est n’est pas exceptionnel, en définitive, que oui, c’est dur de grandir...

    Virginie Briffaut, Université Lille3, (2000)

    MAJ 2013

    Post-scriptum

    Corpus

    DELVAL, Marie-Hélène. Lettres secrètes. Paris : Castor Poche Flammarion, 1999. ISBN 10 2-08-164529-7

    édition numérique 2012 Fichier numérique à télécharger de type « Ecrit » (texte + images fixes) Données textuelles (1 fichier PDF) Pagination après impression : 107 p. ISBN 978-2-08-129828-6 3,49 €

    À partir de 13 ans.

    MORGENSTERN, Susie. Barbamour. Paris : L’École des Loisirs, 1994. (Médium). ISBN 10 2-211-02244-8

    À partir de 9 ans.

    PEREZ, Serge. Love. Paris : L’École des Loisirs, 1999. (Médium). ISBN 10 2-211-04793-9

    À partir de 13 ans.

    SMADJA, Brigitte. Rollermania. Paris : L’École des Loisirs, 1999. (Médium). ISBN 10 2-211-05089-1

    À partir de 13 ans.

    TASMA, Sophie. Mon premier jour d’amour. Paris : L’École des Loisirs, 1999. (Médium). ISBN 10 2-211-05484-6

    À partir de 13 ans.