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Bien plus qu’un livre et qu’une leçon de morale...

 
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    Cochonnet devenu trop petit, illustration de Carme Solé Vendrell, édition Hachette Jeunesse 1991 (JPG)

    Les cochons ne volent pas, de Nigel Gray c’étaient de grands yeux bleus, une bouille rose, un compagnon drôlatique, malchanceux mais téméraire. C’étaient les aventures de Cochonnet. Son histoire était celle d’un cochon qui, désireux de goûter le miel des abeilles, demandait à une grenouille magicienne de le réduire à la taille d’un insecte. Et soudain tout devenait plus grand autour de Cochonnet. Mais les cochons ne volent pas ! Alors comment parvenir jusqu’en haut des fleurs quand on est tout petit et dépourvu d’ailes ? La transformation de Cochonnet me rappelait étrangement la petite taille que j’avais étant enfant et toutes les choses qui m’étaient donc impossibles d’accès comme les sucreries que j’aimais tant et que l’on plaçait en hauteur pour que je ne puisse les manger.

    Les cochons ne volent pas m’avait toutefois appris qu’en dépit de notre gourmandise il ne fallait pas essayer d’obtenir trop car bien souvent nous finissions par nous brûler les doigts et qu’il existait une raison à chaque chose.

    Mais aujourd’hui j’en garde bien plus qu’une leçon de morale.

    Un souvenir...

    Tout comme Proust avec sa madeleine, la réminiscence du souvenir s’opère en moi au contact de mon livre. Et c’est en cela qu’il est mon ouvrage favori. Peut-être l’est-il aussi parce qu’il est le premier livre sur lequel j’ai appris à lire, ou bien peut-être parce qu’il est celui pour lequel j’ai affronté ma timidité, la peur des grandes personnes, pour aller le chercher des mains de mon directeur d’école sur une estrade haut placée. Ce ne sont pas alors les quelques bribes de souvenirs retenues de l’histoire de cet ouvrage pour enfant qui me marquent, quoique amusantes et instructives, mais le contexte dans lequel elles me replongent. Le plus beau des contextes : l’enfance. Petite j’aimais à le visiter et à le revisiter. D’autant plus que les illustrations étaient sucrées et colorées. Et les expressions de Cochonnet étaient à mourir de rire !

    et un devoir de transmission...

    Les mentalités changent et se forcent à grandir. Les histoires et les personnages quant à eux restent les mêmes et nous devons les remplacer par de plus évolués qui correspondent à notre âge. Les cochons ne volent pas demeure alors à la fois un souvenir tendre et nostalgique d’une époque révolue. Mais comme les livres pour les petits, comme celui-ci, sont essentiels pour forger leur esprit et les préparer doucement à entrer dans le monde des plus grands, j’aime à relire l’histoire préférée de mon enfance à mes petites cousines et ma filleule et à gâter cette dernière par d’autres.

    © Stéphanie, L1 Humanités et Sciences de l’Information

    Langues et Culture Antiques

    Post-scriptum

    Pour de plus amples informations sur l’auteur et ses ouvrages, vous pouvez aller faire un tour sur le site du Prix Chronos