Site littérature jeunesse de lille 3

Ce lapin appartient à Emily Brown, de Cressida Cowell et Neal Layton.

Lien éternel entre un enfant et son doudou
 
  • - AUTEURS ET ILLUSTRATEURS
  • - CARNETS DE VOYAGE LITTÉRAIRE
  • ÉCRIVAINS EN HERBE
  • - ÉDITEURS
  • HÉROS D’HIER ET D’AUJOURD’HUI, D’ICI ET D’AILLEURS...
  • - LA LITTÉRATURE JEUNESSE EN QUESTION(S)
  • MARQUE-PAGES / SIGNETS
  • - MINI THÈSES
  • - PARTIE PRIVÉE
  • - QUI SOMMES-NOUS ?
  • RECHERCHE PAR THÈME
  • - RESSOURCES EN LECTURE ET LITTÉRATURE JEUNESSE
  •  

    Dans la même rubrique

    Mots-clés

    Derniers messages publiés dans les forums

    Entre Emily et Stanley c’est une grande histoire d’amour. Ensemble ils devront lutter contre la « stupide » reine qui ne comprend pas ce lien si fort qui unit nos deux protagonistes et qui s’appelle l’amitié.
    (JPG)
    © Casterman, 2007

    Lien éternel entre un enfant et son doudou

    Voici l’histoire d’une petite fille, Emily Brown et de son meilleur ami Stanley, son vieux lapin tout gris. Ils vivent tous les deux, tranquillement, de nombreuses aventures, jusqu’à ce que la reine cherchant à tout prix à acheter son doudou, mette en place différentes ruses pour l’amadouer et arriver à ses fins.

    L’histoire racontée est adressée à deux publics différents :

    -  pour l’enfant : cet album propose une histoire pleine d’amour, d’amitié éternelle et d’aventures avec des décors variés et des nombreuses expéditions dans diverses endroits du monde...

    -  pour l’adulte qui accompagne la lecture de l’enfant : il y a un message très clair sur l’importance du doudou. Il explique aux parents qu’il ne faut surtout pas laver un doudou, ne pas chercher par tous les moyens à enlever le doudou à l’enfant, il le fera tout seul. Ce livre montre aussi qu’il y a un lien très fort entre l’enfant et le doudou. Pour lui, le doudou est un ami, son meilleur ami, celui avec qui il a joué les pirates, combattu des dragons, vécu de nombreuses péripéties...

    La reine, qui représente la mère ou plus généralement les parents, utilise de nombreux stratagèmes pour avoir le lapin d’Emily. Elle propose, au début, un échange avec une peluche toute neuve. Après son échec, elle propose à nouveau la peluche avec en plus dix poupées, puis elle y ajoute cinquante chevaux à bascule et etc., toujours en grossissant son offre pour l’échange du lapin. Suite au refus permanent d’Emily, elle en arrive à devoir utiliser les forces spéciales qui organisent le rapt de Stanley. Je dois dire que ce passage m’a beaucoup fait rire, en imaginant les parents qui viennent en pleine nuit kidnapper le doudou de leur enfant pour le laver avant son réveil. Je me rappelle mes parents qui utilisaient ce genre de tactiques pour dérober le doudou de ma petite sœur mais en vain. Elle tenait trop à son Ninnin chéri et pour rien au monde ne l’aurait échangé, cet ami qui berçait ses nuits et ses journées.

    Ce livre montre aussi une colère croissante du personnage principal qui en a assez de devoir refuser et de s’expliquer avec ces adultes qui ne comprennent rien et qui ne veulent que lui enlever son ami. Cette colère est exprimée par la dégradation des salutations entre les personnages et Emily. Il y a une progression négative dans ses rencontres avec les alliés de la reine. L’auteur veut ainsi nous montrer qu’insister de la sorte, peut mettre en colère l’enfant. De plus l’intention des parents peut être comprise de travers par l’enfant qui les verra comme des méchantes personnes, qui veulent le priver de son ami et compagnon, même si cela part d’un bon sentiment.

    Enfants et adultes, deux visions du monde différentes

    Cet album montre bien la différence de vision du monde qu’il y a entre l’enfant et l’adulte. Le doudou est perçu différemment par l’adulte et par l’enfant. Dans ce livre, Emily a personnifié son lapin alors que pour la reine (les parents) cela n’est qu’une peluche, un objet...

    L’auteur parle aussi de la possession, de la jalousie et de la convoitise. Elle nous fait voir que la plupart du temps il faut regarder chez nous pour voir que nous aussi nous avons des bonnes choses. Elle l’illustre lorsque la reine aime son nouvel ami qui était déjà en sa possession. Avant d’aller chercher ailleurs quelque chose, nous devons regarder si nous ne l’avons pas déjà sous les yeux.

    J’ai trouvé le sujet intéressant et très bien traité avec cet album. Cependant les illustrations m’ont vraiment chagrinée. Je les ai trouvées un peu bâclées. Elles mélangent différentes techniques tels que le collage d’image, les crayons de couleur, les feutres, l’aquarelle, le crayon...

    On pourrait penser que les dessins ont été faits par des enfants. Même si je pense que cela ne troublera pas la lecture, pour moi un album pour enfant doit contenir de belles illustrations qui nous font rêver par leurs beautés. J’ai été plutôt déçue par ce détail, néanmoins l’enfant ne sera pas dépaysé car il aurait pu très bien en faire autant.

    Les images représentent la situation qui est racontée, présentent les personnages et aussi introduisent les dialogues. Elles illustrent les aventures imaginaires d’Emily et de Stanley qui on suppose, ne sont que des extraits de toutes celles qu’ils ont dû déjà réaliser et qu’ils feront dans le futur. Ils partent se promener en moto dans le Sahara et explorer la grande barrière de corail ainsi que la forêt amazonienne. À leur façon, elles nous font rêver et nous donnent envie de faire partie de leurs expéditions. Elles créent un univers particulier qui nous présente le point de vue d’Emily, nous permettant de vivre l’histoire à ses côtés.

    Il y a un jeu entre le texte et l’image. Mais la plupart du temps c’est l’insertion du texte dans l’image qui donne une plus grande importance à l’illustration. L’image et le texte sont synchronisés, ils ont le même rythme dans l’histoire. Ils se complètent : l’image apporte des informations complémentaire au texte et vice-versa.

    L’histoire est écrite en utilisant un registre de langage courant. Elle ne comporte aucune grossièreté mais elle utilise des mots assez fort tels que : « détestable » ; « stupide » qui peut s’avérer un peu trop durs contre le « méchant » de l’histoire. L’auteur raconte ce livre sur le ton de l’humour mais surtout avec un brin de tendresse et d’amour pour les doudous. Le récit se déroule dans l’imaginaire de la petite fille mais prend place dans un univers réaliste.

    La narration à une structure répétitive par juxtaposition et accumulation. L’apparition et la disparition d’un nouveau personnage se fait toujours sur le même schéma. Il toque trois fois à la porte de l’endroit où se trouvent Emily et Stanley, comme la maison d’Emily, la mer... Il lui propose l’offre de la reine. Emily la refuse et elle se met en colère car tous les nouveaux personnages appellent son Stanley : « Lapinoudoudou ». À chaque fois elle leur dit avant de les mettre à la porte : « Mon lapin n’est pas à vendre. En plus, il ne s’appelle pas Lapinoudoudou, il s’appelle Stanley. »

    Cet album plaira aux petits comme aux grands. Il est rempli d’aventures, de tendresse et d’amour, tout cela sur un ton humoristique. À lire avec l’enfant pour pouvoir interagir avec lui lors de la lecture. Parents, vous pourrez ainsi expliquer votre point de vue et écouter celui de votre enfant...

    Par curiosité, essayez ! Vous verrez que vous avez deux visions différentes pour un même sujet.

    Linka, L1 HSI, Langues et Culture Antiques


    Sélection Noël 2007 de Brouillons de culture

    " Voici l’histoire d’une petite fille, Emily Brown et de son meilleur ami Stanley, son vieux lapin tout gris. Ils vivent tous les deux, tranquillement, de nombreuses aventures, jusqu’à ce que la reine cherchant à tout prix à acheter son doudou, mette en place différentes ruses pour l’amadouer et arriver à ses fins.

    La très royale reine Gloriana veut absolument - et ce par tous les moyens - se procurer le lapin d’Emily Brown. Pour cela, elle multipliera les tentatives d’achat, de chantage et d’amadouement pour parvenir à ses fins. Emily lui expliquera alors comment vivre une amitié avec un doudou de son choix.

    Dessins spontanés faits de techniques mélangées : crayons, photos, ordinateur, etc. pour un rendu désopilant et très cohérent par rapport à cette aventure complètement... disjonctée !

    Un album tendre et drôle porté par de savoureux dessins, à déguster sans retenue. Un régal ! "

    Brouillons de culture, Douai

    Post-scriptum

    COWELL, Cressida, LAYTON, Neal ill. Ce lapin appartient à Emily Brown. Bruxelles : Casterman, 2007. Non paginé : ill. en coul. ; 26 x 29 cm. (Les albums Duculot) ISBN : 2-203-55339-1. Cartonné : 13,95 €

    Album à partir de 3, 4 ans.

    Mots-clefs : doudou, ninnin, nounours, peluche, lapin, amitié, aventure, reine.

    Sur Lille3jeunesse, plus d’informations sur le doudou

    Lecture complémentaire : La tétine de Nina de Christine Naumann-Villemin, Illustration de Marianne Barcilon. Kaléidoscope, 2002.

    La maman de Nina voudrait que sa fille n’utilise plus sa tétine car elle la considère assez grande maintenant. Cependant Nina rêve de la garder pour toujours, elle veut se marier et aller au travail avec sa tétine... Un jour Nina part toute seule dans la forêt et fait une drôle de rencontre...

    Forum de l'article : 1 contribution(s) au forum

    Ce lapin appartient à Emily Brown, de Cressida Cowell et Neal Layton., 19 novembre 2007

    C’est mon coup de cœur de la saison. J’adore les illustrations et le scénario. Je propose que nos députés et nos sénateurs, après avoir lu cet album, votent une nouvelle loi (c’est la mode en ce moment) imposée d’office à TOUS LES PARENTS sans contestation possible :

    la LILD : LOI POUR L’INTERDICTION DE LAVER LES DOUDOUS

    parce qu’ UN DOUDOU NE SE LAVE PAS ! Halte au terrorisme du microbe !

    UN DOUDOU N’EST JAMAIS SALE ! PARENTS, NE LAVEZ JAMAIS UN DOUDOU EN CACHETTE !

    Ce que vous prenez pour de la saleté n’est jamais qu’un trop plein de souvenirs, de câlins, de bisous, de consolation, de confidences et puis d’abord, ÇA NE VOUS REGARDE PAS !

    Si vous le lavez il redeviendra, certes, tout propre... il retrouvera cette couleur d’origine tellement fade à côté de la couleur de l’amour, mais, surtout comme Stanley*, il deviendra tout raide, comme s’il avait perdu la vie...

    Ne soyez donc pas stupides comme la reine de cet album...

    Et inutile d’acheter deux doudous pour en laver un à tour de rôle ! Ca ne marchera pas, ne prenez pas vos enfants pour des sots, ils ne seront pas dupes de la supercherie !

    *Ne l’appelez surtout pas Lapinoudoudou et si votre enfant veut le prénommer Maurice, Georges ou Robert, là encore C’EST PAS VOS OIGNONS !

    UN ALBUM À OFFRIR D’URGENCE AUX ENFANTS POUR ÉDUQUER LES PARENTS parce qu’il faut aussi que les parents, enfin, grandissent...

    Elisabeth Debuchy

    Retour au début des forums