Site littérature jeunesse de lille 3

SOPHIE DE RÉAN contre les éditeurs Hachette...

Plaidoirie de Sophie face à la menace de Hachette
 
  • - AUTEURS ET ILLUSTRATEURS
  • - CARNETS DE VOYAGE LITTÉRAIRE
  • ÉCRIVAINS EN HERBE
  • - ÉDITEURS
  • HÉROS D’HIER ET D’AUJOURD’HUI, D’ICI ET D’AILLEURS...
  • - LA LITTÉRATURE JEUNESSE EN QUESTION(S)
  • MARQUE-PAGES / SIGNETS
  • - MINI THÈSES
  • - PARTIE PRIVÉE
  • - QUI SOMMES-NOUS ?
  • RECHERCHE PAR THÈME
  • - RESSOURCES EN LECTURE ET LITTÉRATURE JEUNESSE
  •  

    Dans la même rubrique

    Mots-clés

    Derniers messages publiés dans les forums

    Les éditeurs Hachette veulent cesser d’éditer Les Malheurs de Sophie. Celle-ci ne se laisse pas faire et les attaque en justice.

    Avertissement au lecteur : cet article est une fiction, les éditions Hachette sont depuis toujours les plus grands défenseurs de Sophie et nous les en remercions.

    « Monsieur le Juge, Mesdames et Messieurs les Jurés,

    Je vous remercie de me laisser la parole dans ce procès qui m’oppose à la maison d’édition Hachette. Je tiens tout d’abord à me présenter : je suis Sophie Fichini née de Réan, épouse de Jean de Rugès. Je dois mon existence à la comtesse Sophie de Ségur née Sophaletta Feodorovna Rostopchine. Je fais partie des personnages que créa la Comtesse pour les romans qu’elle écrivit pour ses petits-enfants à compter de 1857. Vous pouvez, Monsieur le Juge, retrouver mon histoire dans la trilogie : Les Malheurs de Sophie, les Petites Filles Modèles et les Vacances.

    Si je suis ici aujourd’hui c’est dans le but de plaider ma cause devant vous, il se trouve en effet, que mon éditeur voudrait cesser d’imprimer mes histoires et celles de tous mes compagnons sous le fallacieux prétexte que je ne suis plus in ! Dans un langage un peu plus correct, je suis démodée. Je parle ici, également, au nom de mes compagnons même si je vais principalement vous parler de moi.

    J’espère, Mesdames et Messieurs les Jurés, qu’après avoir entendu ma plaidoirie vous condamnerez la Maison Hachette à devoir nous éditer À tout jamais ! Je commencerai par vous raconter mon évolution depuis 148 ans (oui c’est mon âge, je suis une vieille dame Messieurs dames, je mérite donc bien un peu de considération, non ?) Comme beaucoup de personnages de la Comtesse de Ségur, j’incarne quelqu’un qui a réellement existé dans l’entourage de la Comtesse et j’ai l’honneur de la représenter en personne. De nombreuses études ont montré les ressemblances entre son enfance et la mienne : nous fûmes toutes deux des petites filles espiègles, gourmandes, un brin voleuses et menteuses mais jamais par réelle méchanceté, nous étions toujours désolées de nos bêtises et nous demandions à nos mères de bien vouloir nous pardonner. Et de même, nous n’avons eu pas une enfance toute rose car nous avons été battues par nos mères ou belles-mères. Nos dates d’anniversaires sont les mêmes, le 19 juillet et de Rugès, le nom de mon époux, est l’anagramme de de Ségur, nom de son époux. D’autres liens existent entre nous mais je ne vais pas épiloguer là-dessus j’ai bien trop de choses à vous dire.

    L’histoire de ma vie peut se découper en deux temps, tout d’abord ce qu’en a écrit la Comtesse dans ses trois romans puis mon évolution historique bien après la mort de ma créatrice. Mon histoire en tant que telle commence dans le château de mes parents biologiques, M. et Mme de Réan, en Normandie, où se passera presque toute ma vie sauf un interlude de quelques années aux Amériques. Les Malheurs de Sophie racontent mes mésaventures dues à mon mauvais caractère, à ma curiosité et à ma désobéissance. Je réapparais plus tard dans Les Petites Filles Modèles où je retrouve mes compagnes de jeux que sont Camille et Madeleine de Fleurville, deux amours d’enfant, ainsi qu’une petite nouvelle avec qui je n’ai pas toujours de bons rapports Marguerite de Rosbourg. En effet, Marguerite est plus jeune que moi, est à un bien meilleur caractère que moi, elle ne sait pas mentir et veut toujours faire le bien autour d’elle. De ce fait certaine fois, nous nous heurtons, comme la fois où j’ai mangé les poires de Madame de Fleurville et que Camille s’est dénoncée à ma place, Marguerite m’en a beaucoup voulu et nous avons mis un certain temps à nous réconcilier. Ce second livre est l’histoire de mes plus grands chagrins après la perte de ma mère, Mme de Réan, dans un naufrage puis de mon père, mort de maladie après s’être remarié avec une femme horrible, ma marâtre, Mme Fichini. Ma belle-mère m’a beaucoup battue mais elle a fini par m’abandonner aux bons soins de Mme de Fleurville, la mère de Camille et Madeleine. Grâce à ce nouveau tournant dans ma vie, je deviendrai une jeune fille respectable et agréable même si je ne serai jamais comme mes modèles. La partie la plus rose de ma vie se déroulera à partir des Vacances où je rencontrerai celui qui sera mon mari Jean de Rugès et où je retrouverai mon cousin Paul que je croyais perdu à tout jamais après le naufrage du bateau qui nous emmenait aux Amériques.

    JPG - 42 ko
    Illustration de Castelli, les Malheurs de Sophie, la crème et le pain chaud. 1858

    Je vais maintenant m’attarder sur la vie de ma créatrice avant de vous proposer des arguments qui viendront apporter du crédit à la requête que je vous fais, Mesdames et Messieurs les Jurés.

    La Comtesse Sophie de Ségur, née Rostopchine, manière dont elle signe ses ouvrages, est issue d’une famille d’origine mongole. Son père le comte Fédor Rostoptchine (1763-1826) joue des rôles politiques très importants auprès du tsar Paul Ier. En 1812, il est gouverneur de Moscou lors de l’entrée de la Grande Armée et c’est en cette qualité qu’il aurait organisé le grand incendie de cette ville qui oblige Napoléon à une retraite désastreuse. Mais ce ne sont que des « qu’en-dira-t-on » ! Après la fuite de Napoléon, le père de ma créatrice n’est cependant pas bien vu dans son pays et il décide de s’exiler en France. C’est là que la Comtesse qui, avec sa mère, s’est convertie au catholicisme avant son départ pour la France, rencontre Eugène de Ségur (arrière petit-fils du maréchal de Ségur) qu’elle épouse le 14 juillet 1819. Sophie Rostopchine, même si elle est très aimée de son père et affublée d’une mère dévote et violente qui la battra de nombreuses fois.

    C’est ce thème du fouet que vous retrouvez dans nombre de ses livres et dont je suis également l’infortunée victime. Cette grande dame, mère protectrice, est un des exemples le plus frappant dans notre palmarès d’écrivains français qu’une vocation tardive peut être très réussie : elle a en effet écrit son premier livre à cinquante-huit ans. La rumeur veut que la Comtesse de Ségur ait commencé à se consacrer à la littérature pour enfants quand elle a écrit les contes qu’elle racontait à ses petits-enfants et qu’elle les a regroupés pour former ce qui s’appelle aujourd’hui Les nouveaux contes de fées. Actuellement deux histoires se disputent la réalité de l’édition de ces œuvres : la collection la Bibliothèque Rose est créée par Louis Hachette en 1856 soit selon une première version après un voyage en train en compagnie de Napoléon III et du Comte de Ségur. L’idée germa lorsque ce dernier lui parla des histoires que sa femme inventait pour ses petits enfants. Ainsi, le premier ouvrage publié par la collection (qui n’acquiert sa couleur rose que quatre ans plus tard) est signé par la Comtesse de Ségur : Nouveaux contes de fées. La seconde version raconte que c’est Louis Veuillot, journaliste et homme de lettres, à qui la Comtesse lut quelques passages de ses écrits, qui batailla et réussit à faire publier l’œuvre chez Hachette.

    (JPG)
    Portrait de la Comtesse par son fils Gaston

    Passons maintenant si vous le voulez bien, Monsieur le Juge et Mesdames et Messieurs les Jurés, aux preuves de ma contemporanéité.

    JPG - 80.7 ko
    Deyriès, Bernard. Les Malheurs de Sophie. France : Alya Productions, Canal J, France 3, Media Lab, Story Année de production 1997 Nombre d’épisodes 26

    Tout d’abord, ma vie ne se résume pas en un vieux manuscrit écrit il y a 148 ans puisque dès 1927, mes mésaventures sont retranscrites, dans une bande dessinée, par Rag, pseudonyme de Maurice Radiguet. Je me retrouve en suite sur les planches dans un ballet de Jean Françaix en 1935. Ma carrière artistique continue au cinéma en 1945 grâce à Jacqueline Audry puis à la télévision en 1979 grâce au téléfilm de Jean Claude Brialy. À chaque fois, ces nouvelles œuvres portent le titre les Malheurs de Sophie. Ma dernière réactualisation, même si je ne me considère nullement comme out, qui prouve l’utilité pour Hachette de continuer à m’éditer consiste en une création de dessins animés sur mes Malheurs, cette série télévisée d’animation française date de 1998, fut adaptée par Bernard Deyris, et diffusée sur France 3 et Tiji. Il ne s’agit pas seulement du premier roman vous y retrouvez également toute la période de ma vie qui se déroule chez les Petites Filles Modèles et pendant les Vacances.

    En ce qui concerne les diverses éditions de mes livres, vous ne pouvez nier une réelle évolution qui a suivi l’évolution de la littérature jeunesse en France. En effet, dans les représentations picturales que je vous fais passer, vous pouvez voir que la place réservée aux images est de plus en plus importante à la fois en couverture et dans le texte. Les images du livre sont celles d’Horace Castelli (1825-1889), et dans les premières éditions ne sont que des vignettes disséminées par-ci par-là dans le livre, elles n’ont pas une grande valeur illustrative. À l’inverse, plus la littérature jeunesse se développe plus je corresponds aux « canons de beauté » en vigueur, les vignettes sont agrandies pour être en pleine page, ma couverture rose se pare de jolis dessins alors que les premières éditions ne comportaient que le titre du livre. Ma dernière édition sortie le 15 mars 2007 a un graphisme très moderne, très léger et simple qui n’est pas sans rappeler la description de mes robes par la Comtesse.

    JPG - 82.8 ko
    évolution de mes couvertures chez Hachette

    De la forme au fond :

    Il ne faut pas cependant, Mesdames et Messieurs les Jurés, s’arrêter à la seule forme de mes livres, oui ce sont un peu « mes » livres, je suis une peu possessive mais comprenez-moi après 148 ans c’est normal. Je disais donc : il ne faut pas s’arrêter à la forme, le fond, l’histoire, en eux-mêmes sont primordiaux dans ma plaidoirie. Vous devez bien comprendre qu’en dehors de l’histoire très bien écrite, très agréable à lire - de nombreuses histoires sont belles et agréables à lire - les écrits de la Comtesse de Ségur apportent beaucoup de choses à vos enfants : au niveau historique d’abord, ils apprennent par ces écrits à connaître un mode de vie spécifique à une époque de histoire. Mes histoires et celles de mes camarades sont très représentatives du milieu de la noblesse du XIXe siècle mais aussi des mondes paysan et ouvrier, nos histoires nous mettent en relation avec d’autres milieux sociaux comme un cheminot, des meuniers... Au delà de l’aspect historique de ces écrits, il ne faut pas oublier la réalité qui y est représentée. À votre époque, vous estimez qu’il ne doit plus y avoir de tabous, que les enfants doivent recevoir des réponses à leurs questions sur la mort, les maladies et sur tous les malheurs qui peuvent arriver dans une vie. Mes éditeurs pensent que je ne corresponds pas à ce nouveau credo, ce que je nie farouchement : les contes de la Comtesse de Ségur ne sont pas à obstacle à la réalité de la vie bien au contraire, dois-je refaire étalage de tous mes malheurs pour vous le prouver ? N’oubliez pas que l’on parle de mort, de prison, d’enfants battus, de l’absence paternelle et de biens d’autres sujets d’actualité. Du reste comme le dit François Bluche dans son livre Le petit monde de la Comtesse de Ségur :

    « Grâce à la Comtesse de Ségur, la Bibliothèque rose refuse d’être une littérature à l’eau de rose. Un peu d’eau bénite certes, mais aussi de la magie, des idiots lapidés, des maléfices, l’eau de la mare où les enfants se noient, de l’eau au moulin de la forêt qui est repaire de voleurs, l’eau des océans où Rosbourg fait naufrage, l’eau de l’étang des Guibert d’où l’on voit, avec François de Nancé, les flammes d’un château en feu, l’eau de purin où tombe M. Georgey, l’eau de la rivière où meurt Hurel le bon boucher. Que d’eau ! Que d’eau ! Pourtant, pas d’eau de rose. »  [1]

    En un mot, donc, le fait que ces histoires soient des contes et qu’elles datent d’une époque autre que la votre ne nuit pas au réalisme et au rôle d’apprentissage qu’elles véhiculent. Du reste, pour ce qui est de la polémique suscitée par l’usage des châtiments corporels dans les contes de la Comtesse, je pense que votre époque doit dépasser cela car ça n’est pas subversif. Je m’explique. Oui, j’ai été battue dans mon enfance mais n’oubliez pas que celle qui m’a battue a été bien punie pour cela. Mon histoire ne cautionne nullement l’usage des châtiments corporels vous n’avez donc pas à craindre que cela perturbe vos enfants, ma marâtre est cruellement punie de son acte. Bien sur c’est une morale chrétienne qui s’exprime ici mais il n’empêche qu’il y a une morale, il y a punition pour avoir commis un acte répréhensible à vos yeux, aux yeux de votre société moderne.

    JPG - 45.1 ko
    Sophie en album chez Hachette

    Au niveau historique toujours, les enfants ne pourront manquer d’être sensibles à l’évolution du cercle familial entre mon époque et la votre. La vie de famille au XIXe siècle n’est que le souci des épouses et mères, les hommes ne se préoccupent pas du ménage, ce sont nos mères qui nous élèvent, nos pères ne sont que peu présents dans nos vies. Cela déclenche des interrogations chez vos enfants, ce qui ne peut être qu’une bonne chose puisque les parents peuvent alors leur parler des dures luttes féministes et des difficiles changements d’esprit qui ont dû avoir lieu pour que les enfants du XXIe siècle soient autant entourés par leur père que par leur mère tout au long de leur vie.

    Avant de vous laissez délibérer sur mon sort, Mesdames et Messieurs les Jurés, encore un mot !

    Je vais vous parler quelques instants du vocabulaire employé dans les livres de la Comtesse. Vous n’êtes pas sans savoir qu’elle a fait signer un contrat à Hachette qui leur interdit de modifier le vocabulaire employé. Cela fait aussi partie des choses qui poussent cet éditeur à vouloir me mettre au placard, le vocabulaire ne serait plus celui d’aujourd’hui, les enfants ne le comprendraient pas. Et bien, je dis « NON », cela est faut, non pas que le vocabulaire du XIXe soit celui du XXIe non, il y a eu évolution mais cela ne veut pas dire que vos enfants ne comprennent plus mes histoires, ils buttent peut être sur quelques mots ou sur quelques tournures de phrases mais vous leur expliquez et de ce fait ils ont appris des nouveaux mots, ils ont avancé dans leur connaissance grammaticale de leur langue. Les enfants sont toujours très curieux de tout et le vocabulaire loin de les rebuter les interpelle, les intrigue. Laissez-moi vous citer Alain Bentolila, célèbre linguiste français, c’est assez long mais tellement parlant. Je vous resitue d’abord le contexte, Monsieur Bentolila parle de la capacité d’un mot à porter de l’information, il compare « gronder » et « morigéner » (mot désuet me direz-vous !). Pour lui, même si « gronder » peut se placer dans plusieurs contextes bien différents c’est ce mot qui apporte moins d’information que « morigéner » ; mais laissons parler Monsieur Bentolila :

    « Eh bien, non ! C’est exactement le contraire : le verbe « gronder » apporte en réalité beaucoup moins d’information que « morigéner ». On mesure en effet l’information que propose un mot à sa capacité propre à laisser planer le moins de doute possible sur sa signification. Un mot se pèse à l’aune de sa précision ; un mot est d’autant plus précis que la seule force de sa présence dans quelque phrase que ce soit conduit l’auditeur ou le lecteur au nombre le plus réduit de significations possibles. Certains enfants ont eu la chance qu’on leur ait donné le goût du mot juste, l’appétit de l’ajustement ; d’autres ont dû se réfugier dans le flou et le banal pour ne pas s’exposer, pour ne pas se dévoiler à un monde qu’ils sentaient hostiles et dangereux. L’imprécision systématique des mots, lorsqu’elle est subie, va de pair avec l’insécurité linguistique et sociale ; elle constitue la cellule étroite de ceux à qui l’on n’a pas transmis l’ambition d’élargir le cercle des choses à dire et celui de ceux à qui on les dit. »  [2]

    Suite à cette citation, j’espère que vous aurez compris, Monsieur le Juge et Mesdames et Messieurs les Jurés, l’importance de livres comme ceux de la Comtesse dans l’apprentissage scolaire de vos enfants, mais aussi dans l’apprentissage de la vie, de leur histoire et de l’imaginaire.

    Je vous remercie de m’avoir écoutée jusqu’au bout, j’espère vous avoir convaincus de mon importance, ainsi que de celle de mes camarades, dans les rayons de littérature jeunesse de vos librairies. Bien à vous ! »

    Sophie Fichini, née de Réan et épouse de Rugès.

    Vous trouverez ci-après quelques liens vers des sites qui parlent de cette chère Comtesse. Le premier est très intéressant pour défendre ma cause car il a été fait pour une classe de primaire pour le bicentenaire de la naissance de Sophie Rostopchine.

    http://pagesperso-orange.fr/ecole.comtesse/index.html

    http://comtessedesegur.ifrance.com/

    http://www.musee-comtessedesegur.com/

    JPG - 33.7 ko
    Couverture de Folio

    imaginé par AS, Licence 1 HSI, UFR LCA

    Forum de l'article : 1 contribution(s) au forum

    Sophie de Réan contre les éditeurs Hachette, Par : Une admiratrice de la Comtesse, 26 janvier 2008
    Très original et riche d’informations ce que vous avez écrit ! Les aventures de Sophie, Camille, Madeleine, Marguerite, Paul et tous les autres ont enchanté mon enfance. Ah le trousseau des poupées, ce qu’il m’a fait rêver ! Ah le récit du naufrage, ce qu’il m’a fait trembler... Continuez sur le site de Lille3 à évoquer tous ces héros du patrimoine qu’ils soient français, belges, japonais... C’est formidable Signé, une admiratrice (je ne dis pas fan !) de cette chère Comtesse
    Retour au début des forums

    Notes de bas de page

    [1] François Bluche, Le petit monde de la Comtesse de Ségur, p.56

    [2] Alain Bentolila, le verbe contre la barbarie, p.115